Le lent chemin
J’avance
Prudemment bien sûr mais j’avance
La main tout autant que le pied
A tâtons dans le noir
A peine si parfois des épées de soleil
Traversent les nuages
C’est la voix d’un ami
Le sourire d’une femme
Mais j’avance
Il doit y avoir devant moi
Bien des obstacles Allez savoir
De ceux qui me sont coutumiers
Puis d’autres Imprévus
Comment pourrait-on les connaître
Si l’on n’avance pas
Le chemin n’est pas large
Ruelles en pierres brutes
Qu’empruntent en hurlant des scooters impolis dont je dois me garder
Mais j’avance
Je vais à pas comptés
Tout en m’interrogeant
Où je vais Ce que je veux Ce que j’attends encore
Pourquoi suis-je encore à cinquante-quatre ans
Tout tremblant d’illusion
Avec au cœur toujours
Ce grand trou béant
Cet ulcère d’aimer
Qui me mange la vie
Je suis dans un pays sans formes ni frontières
Qui se forme à mesure
Que j’avance les doigts
Que j’avance le pied
Allez savoir jusqu’où peut s’étendre ce pays
Il doit pleuvoir je crois
Si j’en juge les gouttes et tièdes et salées
Qui me tombent des yeux
Il doit pleuvoir
J’avance
Il ne sera pas dit que je n’ai pas avancé
On pourra me le tenir
Pour argent comptant
J’avance en espérant
Non pas même arriver
Non pas même arrêter
Mais juste atteindre
L’idéale énergie de la flèche
Qui se prendrait à penser
Qu’elle peut fendre l’air
Rhodes, 12 août 2011
Prudemment bien sûr mais j’avance
La main tout autant que le pied
A tâtons dans le noir
A peine si parfois des épées de soleil
Traversent les nuages
C’est la voix d’un ami
Le sourire d’une femme
Mais j’avance
Il doit y avoir devant moi
Bien des obstacles Allez savoir
De ceux qui me sont coutumiers
Puis d’autres Imprévus
Comment pourrait-on les connaître
Si l’on n’avance pas
Le chemin n’est pas large
Ruelles en pierres brutes
Qu’empruntent en hurlant des scooters impolis dont je dois me garder
Mais j’avance
Je vais à pas comptés
Tout en m’interrogeant
Où je vais Ce que je veux Ce que j’attends encore
Pourquoi suis-je encore à cinquante-quatre ans
Tout tremblant d’illusion
Avec au cœur toujours
Ce grand trou béant
Cet ulcère d’aimer
Qui me mange la vie
Je suis dans un pays sans formes ni frontières
Qui se forme à mesure
Que j’avance les doigts
Que j’avance le pied
Allez savoir jusqu’où peut s’étendre ce pays
Il doit pleuvoir je crois
Si j’en juge les gouttes et tièdes et salées
Qui me tombent des yeux
Il doit pleuvoir
J’avance
Il ne sera pas dit que je n’ai pas avancé
On pourra me le tenir
Pour argent comptant
J’avance en espérant
Non pas même arriver
Non pas même arrêter
Mais juste atteindre
L’idéale énergie de la flèche
Qui se prendrait à penser
Qu’elle peut fendre l’air
Rhodes, 12 août 2011
4 commentaires
333angemarie · le lundi 15 août 2011 à 21:48
"le lent chemin" permet la réflexion intérieure et extérieure sur le monde qui nous fait et nous défait.
très bel écrit
amitiés poétiques
http://www.mespoemes.net/333angemarie
AFF · le mardi 16 août 2011 à 06:38
Très très beau texte. Avec une grande moralité.
Bravo ! Oui j'avance pas à pas, avec pleind embUches, et savoir pourquoi. Mon coeur avec l'envie d'aimer me demande d'avancer. Aller plus loin aller plus haut, mais aller...
Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Et qu'importe l'âge. C'est la condition humaine.
Citation d'AFF : "avance mais ne te retournes pas, le chemin est par là.
Tu en ressortiras plus fort et plus grand quoi que tu puisses y rencontrer".
J'ai beaucoup aimé votre écrit. Il me rappelle un peu le mien :" l'ascension du Mont Moi"
Merci c'est excellent.
Au palisir
Amitiés
AFF
http://www.mespoemes.net/alpha/
AFF · le mardi 16 août 2011 à 06:40
domidom · le jeudi 18 août 2011 à 15:00
Un agréable moment de lecture très profond...
J'avance, j'avance pour qui? J'avance pourquoi?...
Uniquement parce que la vie ne nous donne pas d'autre choix, stagner ne nous apporte rien....
Alors!!!!
Amicalement....
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
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