Premier Poème (1938)

Pour ceux qui aimeraient savoir où tout a commencé,
le premier poème de l'adolescent Jean Alteroche, 18 ans,
à la femme qui allait être sa compagne pendant 50 ans.
Le classique cher à son coeur n'était pas encore perceptible,
mais l'alexandrin oui !
Merci à son gendre Michel.
Loïc
Sans Titre
Depuis un an je t'aime, tu m'as voulu, tu m'as
Je crois en ton amour, il est beau, garde-moi.
J'ai douté quelquefois, mais ton coeur indulgent
M'a dit "Je te pardonne et crois à tes serments".
Une vie de pension, loin de toi est pénible
Je croyais aux vacances une douceur possible
Mais sans toi, rien n'est beau, tu as tout pris en moi.
Elles sont variées, mais fades, vides de toute joie
Si je suis gai vois-tu, c'est dans bien peu de cas.
La vie souvent m'entraîne à t'oublier un jour.
Seule tu me possèdes et je veux ton amour.
On m'a parlé de toi, je n'ai rien cru quand même,
Celui qui me disait que tu n'étais plus "toi"
Ne savait pas combien ses paroles, quand bien même
Elles fussent vraies, me prouvaient que je t'aime.
Mon esprit si varié, trop éparpillé même
Ne voit presque jamais la vie des mêmes yeux,
Mais il est trop confiant dans sa persévérance
Pour douter un instant : tu le rendras heureux.
J.A.
Loubaresse, Août 1938
Ce n'est pas un chef-d'oeuvre,
mais la première expression d'un être
rejoignant tôt le monde de la poésie à l'appel le plus simple
qu'on a tous connu. Amitiés à notre ami Alto.
le premier poème de l'adolescent Jean Alteroche, 18 ans,
à la femme qui allait être sa compagne pendant 50 ans.
Le classique cher à son coeur n'était pas encore perceptible,
mais l'alexandrin oui !
Merci à son gendre Michel.
Loïc
Sans Titre
Depuis un an je t'aime, tu m'as voulu, tu m'as
Je crois en ton amour, il est beau, garde-moi.
J'ai douté quelquefois, mais ton coeur indulgent
M'a dit "Je te pardonne et crois à tes serments".
Une vie de pension, loin de toi est pénible
Je croyais aux vacances une douceur possible
Mais sans toi, rien n'est beau, tu as tout pris en moi.
Elles sont variées, mais fades, vides de toute joie
Si je suis gai vois-tu, c'est dans bien peu de cas.
La vie souvent m'entraîne à t'oublier un jour.
Seule tu me possèdes et je veux ton amour.
On m'a parlé de toi, je n'ai rien cru quand même,
Celui qui me disait que tu n'étais plus "toi"
Ne savait pas combien ses paroles, quand bien même
Elles fussent vraies, me prouvaient que je t'aime.
Mon esprit si varié, trop éparpillé même
Ne voit presque jamais la vie des mêmes yeux,
Mais il est trop confiant dans sa persévérance
Pour douter un instant : tu le rendras heureux.
J.A.
Loubaresse, Août 1938
Ce n'est pas un chef-d'oeuvre,
mais la première expression d'un être
rejoignant tôt le monde de la poésie à l'appel le plus simple
qu'on a tous connu. Amitiés à notre ami Alto.
11 commentaires
imparfaitlibre · le dimanche 28 août 2011 à 05:27
Même si l'homme n'est plus, sa poésie reste et nous permet de partager des périodes intimes de sa vie.
Il aimait la poésie depuis ses plus tendres années et a écrit tant que sa main a pu tenir un crayon.
Ici, personne n'oublie jamais tout ce qu'il leur a offert.
Bises sincères là où vous êtes mon ami Alto.---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
DIDOU · le dimanche 28 août 2011 à 08:46
José · le dimanche 28 août 2011 à 11:30
Agrippa (Thierry Demercastel) · le dimanche 28 août 2011 à 13:02
Loïc · le dimanche 28 août 2011 à 13:24
Quant au reste, c'est un poème d'enfance (même si en ce temps, à 18 ans on était un homme), et ce qui m'a profondément impressionné (surtout que j'ai vu le cahier lui-même ; j'ai pris la photo avec mon téléphone -- clash des époques !!), c'est de réaliser qu'avant d'être très vieux comme on l'a toujours connu, il y avait là la preuve qu'il avait été jeune... et qu'on ne le reste pas éternellement, même si c'est bête à dire... Quoi qu'il a toujours gardé, on le sait, une fantaisie pétillante jusque dans son grand âge.
poesie101 · le dimanche 28 août 2011 à 14:30
Merci Alto,
Maxime
Agrippa (Thierry Demercastel) · le dimanche 28 août 2011 à 16:53
http://www.mespoemes.net/cauria
Loïc · le dimanche 28 août 2011 à 17:28
Mais d'un point de vue purement poétique, il y a un autre écueil : il faudrait, pour qu'un recueil soit accepté par une maison d'édition, trouver une thématique commune entre certains poèmes de Dago et Alto. Pas facile ! Bien que classiques, ils n'avaient ni le même style ni les mêmes sources d'inspiration. Je vais relire un peu les deux et voir.
Si quelqu'un parvient à trouver un sujet fédérateur commun à nos deux amis, on peut en reparler.
worrell02 · le lundi 29 août 2011 à 13:30
A bientôt, pour le prochain 'trésor caché'...ou dévoilé!
Amitiés
http://www.mespoemes.net/worrell02
domidom · le lundi 29 août 2011 à 13:40
Cet homme merveilleux était né pour écrire, déjà son premier écrit est un régal, plein d'amour et d'une émotion intense...
C'est une excellente idée de nous faire revivre sa période de débutant, ceci nous permettra de percevoir l'évolution de son talent au travers des années...
Le premier poème d'Alto date de mon année de naissance, c'est sans doute pour cela que je le comprenais si bien, cet homme aurait du rester encore parmi nous pendant de nombreuses années, pour la plupart d'entre nous, il était le maître, notre guide, il nous aidé à mieux connaitre la poésie , je suis certaine qu'il aurait continuer son travail de fourmi , pour essayer de nous faire atteindre la perfection...
Je trouve moi aussi que l'association d'Alto et de Dago serait merveilleuse, bien sûr ils n'avaient pas le tout à fait le même style, mais ils avaient en commun l'amour de la poésie... .
Cher Alto, chaque jour j'ai une pensée pour toi en ouvrant le site, tu étais toujours celui que je regardait en premier, c'est ainsi que j'ai appris ton départ...
J'ai eu tellement mal ce jour là...
Dors en paix mon ami, saches que je ne t'oublierai jamais....
Salut, et que Dieu te protège pour l'éternité....
Domie...
shine007 · le jeudi 1 septembre 2011 à 17:18
merci de nous laisser rêver au prés de notre alto.
amitié sincère
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