Complaintes
Complaintes
Avec des yeux profonds dans un visage émacié
Qui dominait un corps maigre et long,
Il trimbalait ses vieux os et ses sinistres pensées
Dans les chemins des tombeaux profonds
.
Un mort ne pouvait plus se nourrir
Mais pour lui, il en tirait sa pitance !
Le croque-mort devait vivre et sans en rire ;
Sa jument et son corbillard étaient sa seule chance.
Dans les ciels tristes avec le son du glas
Les femmes et les hommes étaient en douleur
Tout de noir vêtu et le visage bas
Pour suivre le croque-mort la main sur le cœur.
Dans sa mémoire, le vieux croque-mort
Se remémorait les gens qui n’ont plus de nom.
Il en a vu partir de toutes sortes des corps,
Riches ou pauvres, dans le néant des sillons.
Pour des funérailles de première classe
Il portait ses vêtements d’apparats ;
Redingote et tricorne pour être en place
Dans le cérémonial qui mène au trépas.
Le croque-mort prenait sa figure d’enterrement
Qui dévoilait un air triste et sombre !
Quand la cruelle laisse crier la douleur du temps,
Devant la porte de marbre de la tombe.
Les nuits du croque-mort étaient habitées
Par des cauchemars de longues litanies
Sur des portes de tombeaux mal refermées
Pour des ombres de revenants dans la nuit.
Il était seul maintenant le vieux croque-mort ;
Il portait en lui un immense chagrin,
Sa moitié avait quitté son âme et son corps
Son cœur pleurait des larmes loin des humains.
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Avec des yeux profonds dans un visage émacié
Qui dominait un corps maigre et long,
Il trimbalait ses vieux os et ses sinistres pensées
Dans les chemins des tombeaux profonds
.
Un mort ne pouvait plus se nourrir
Mais pour lui, il en tirait sa pitance !
Le croque-mort devait vivre et sans en rire ;
Sa jument et son corbillard étaient sa seule chance.
Dans les ciels tristes avec le son du glas
Les femmes et les hommes étaient en douleur
Tout de noir vêtu et le visage bas
Pour suivre le croque-mort la main sur le cœur.
Dans sa mémoire, le vieux croque-mort
Se remémorait les gens qui n’ont plus de nom.
Il en a vu partir de toutes sortes des corps,
Riches ou pauvres, dans le néant des sillons.
Pour des funérailles de première classe
Il portait ses vêtements d’apparats ;
Redingote et tricorne pour être en place
Dans le cérémonial qui mène au trépas.
Le croque-mort prenait sa figure d’enterrement
Qui dévoilait un air triste et sombre !
Quand la cruelle laisse crier la douleur du temps,
Devant la porte de marbre de la tombe.
Les nuits du croque-mort étaient habitées
Par des cauchemars de longues litanies
Sur des portes de tombeaux mal refermées
Pour des ombres de revenants dans la nuit.
Il était seul maintenant le vieux croque-mort ;
Il portait en lui un immense chagrin,
Sa moitié avait quitté son âme et son corps
Son cœur pleurait des larmes loin des humains.
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2 commentaires
domidom · le mercredi 23 novembre 2011 à 12:57
Je ne pense pas que ce soit drôle de passer tout une partie de sa vie, à côtoyer les pleurs, la tristesse, les corbillards, enfin, à chacun son métier...
Un poème bien écrit, mais bien sombre...
Amitiés....Domie...
estrella28 · le mercredi 23 novembre 2011 à 16:04
_très belle complainte; amitiés estrella
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