Si la silicose m'était contée

Si la silicose m’était contée
Au fond la mine toi le mineur
Qui a accompli un dur labeur
Nul ne sait ce que tu as souffert
Dans les entrailles de la terre
Tu as mené une dure bataille
A gratter ce front de taille
Sans compter la sueur
Et les moments de peur
Que de poussières et de fumées
Tous les jours tu as avalé
Sans oublier les plus dangereuses
Les vapeurs nitreuses
Quand tu penses qu’aujourd’hui
Tu as tes poumons pourris
Et que pour être reconnu
Il te faut être à moitié foutu
Bronchite ou emphysème
C’est du pareil au même
Ou alors pourquoi pas
Des résidus de tabac
Que tes peines et tes pleurs
Que tu espères de tout cœur
Un jour pour ne plus souffrir
Et enfin pouvoir guérir
De cette silicose du mineur
Qui nous fait toujours peur
Au fond la mine toi le mineur
Qui a accompli un dur labeur
Nul ne sait ce que tu as souffert
Dans les entrailles de la terre
Tu as mené une dure bataille
A gratter ce front de taille
Sans compter la sueur
Et les moments de peur
Que de poussières et de fumées
Tous les jours tu as avalé
Sans oublier les plus dangereuses
Les vapeurs nitreuses
Quand tu penses qu’aujourd’hui
Tu as tes poumons pourris
Et que pour être reconnu
Il te faut être à moitié foutu
Bronchite ou emphysème
C’est du pareil au même
Ou alors pourquoi pas
Des résidus de tabac
Que tes peines et tes pleurs
Que tu espères de tout cœur
Un jour pour ne plus souffrir
Et enfin pouvoir guérir
De cette silicose du mineur
Qui nous fait toujours peur
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
4 commentaires
domidom · le mercredi 7 décembre 2011 à 17:13
Ils se sont pour la plupart ruinés la santé et ceci, pour percevoir une maigre retraite qui leur permet à peine de vivre j'imagine...
Ce poème est un hommage à tous ces travailleurs courageux, et c'est un homme de coeur comme toi, qui par ce poème nous invite à les honorer respectueusement....
Mes amitiés....Domie...
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 7 décembre 2011 à 20:45
Emouvant poème qui rend hommage à ces hommes que la mine a éreinté, détruits, et, comme dit Domidom, déjà enterrés vivants....avant même d'être dans la tombe. Pour n'être qu'à deux heures du nord de la France, je connais bien ces cités minières où la vie était dure, très dure. Le musée minier est saisissant et rends bien ce qu'ont vécu ces hommes. Ce qui fait que ton poème avec des mots chargés de poussière de charbon, presque palpable, rendent remarquablement compte de la vie de ces hommes que tu as sans doute cotoyé. Merci, pour l'hommage que tu leur rend, ami. Amitiés et au plaisir de te lire. Philip.
didou · le mercredi 7 décembre 2011 à 21:30
Dedeye · le jeudi 8 décembre 2011 à 09:42
Un très grand merci pour vos commentaires qui ont sensibilisé cette période que j'ai connu dans ma région Lorraine avec les mineurs de fer.
J'ai eu un jour une invitation d'un ami qui était porion à la mine du "Pérotin" située à io Km de ma ville. Ce fut une visite dans les entrailles de la terre et je comprenais à ce moment même tous les problèmes de ces mineurs pour tailler la pierre dure à l'aide de marteaux piqueurs et de perforatrices.
J'ai perdu un grand ami qui est décédé à l'âge de 48 ans de la silicose, laissant son épouse et ses deux enfants.
Je l'ai vu lors de ses derniers jours de vie avec des souffrances atroces, il faisait pitié à voir.
Ansi va la vie de ces courageux mineurs qui pour certain n'arrivent pas au terme de leur vie.
Mes amitiés à vous trois
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.