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Balade pour des rimes

Brûle le feu

Le mardi 17 avril 2012 à 09:36, posté par dedeye · 328 lectures

Illustration du poème « Brûle le feu »
Brûle le feu


Allumez le feu, allumez le feu
Au stade France, les fans de Johnny sont joyeux
Les feux de la rampe illuminent le rockeur
Ses chansons hurlent des mots qui sortent de son cœur.
C’est l’heure tant attendu des feux de l’amour
Pour le nième épisode d’une saga sans détour.
Le feu du ciel qui se perd dans la mer
Coucher de soleil en Provence un soir d’hiver.

Je salue mes matins avec le soleil levant
Symbole du feu le plus pur pour mes passions.
Avec mon pare-feu je protège mon ordinateur
Contre les attaques des virus de certains violeurs.
Le noir et le feu de notre chienne beauceronne
Pour un bonheur partagé sans une parole
Le feu a brûlé son corps à la fin de ses jours
Il reste des cendres d’une chienne d’amour

Les feux illuminent la Saint-Jean
C’est l’hommage rendu au printemps.
Le feu de notre cheminée réchauffe la maisonnée
Notre regard est illuminé par son foyer.
Certes il n’y a pas le feu au lac
Prenons le temps de faire notre sac.
C’est le feu d’artifice le quatorze juillet
Bleu, blanc et rouge flottent aux vents des Français.

La guerre du feu a bien eu lieu avec les homos sapiens
Il y a des millénaires contre les Néanderthaliens.
Mais il y a au vingt et unième siècle le feu dans les banlieues
Voitures embrasées et carcasses calcinées sous nos yeux,
Spectacles où l’on montre un jeune loubard
Qui, en quelque sorte devant les médias joue les stars ;
Cités et banlieues qui ne ressemblent à rien
Où se déchaînent les canailles et les bandes de vauriens.

Dans des excès de violence et de haine,
La peur est installée dans tous les domaines ;
A force de jouer avec le feu
Cette jeunesse veut que l’on parle d’eux !
Incendiaire inconscient des actes mortels
Une femme lutte contre la mort venue de ces criminels…
Nous sommes impuissants à ces gestes de violence
Zones sensibles, transports publics, c’est la déchéance.
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3 commentaires

domidom · le mardi 17 avril 2012 à 17:27

C'est pourquoi je revois ma jeunesse avec beaucoup de bonheur, nous étions alors bien loin de tout cela, aujourd'hui, la peur devient notre rançon, ces voyous vont même jusqu'à ouvrir les cercueil pour voler les bijoux des morts, un monde en perdition, gouverné par des comédiens qui n'ont en tête qu'une seule chose, se remplir les fouilles...
Je n'ai pas peur de mourir, j'ai peur de vieillir, peur de tomber un jour dans l’ascenseur face à un voyou qui risque de m'égorger pour me piquer mon sac....
Elle est belle la vie!!!!
Amitiés à toi Dédey, encore un poème qui mérite d'être lu et relu....
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 17 avril 2012 à 17:49

Un poème, où plutôt un écrit sous une forme poétique qu'il ne faut pas hésiter à coucher sur le papier cher André, car nous sommes là sur le terrain d'un réalisme glaçant, celui, hélas, de chaque jour. Glaçant est bien le mot. Je connais certaines banlieues sinistrées. Cela permet de comprendre le vent de la révolte qui est avant tout le vent de la désespérance....
Amitiés, André. Philip.

vesta · le mardi 17 avril 2012 à 23:43

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http://www.mespoemes.net/vesta
Très belle réflexion sur le FEU de l'universel au dérisoire. Un texte réaliste mais aussi très humain. Je vous embrasse pour votre amie beauceronne. Amitiés

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