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Balade pour des rimes

Soirée de jazz

Le vendredi 26 octobre 2012 à 10:28, posté par dedeye · 592 lectures

Illustration du poème « Soirée de jazz »
Soirée de jazz

Soleil noir sur les trottoirs de Harlem
Bercé par le jazz que j’aime
Pour des blues de la Louisiane
Avec le saxo qui pleure pour la savane

C’est la guitare qui jase avec le chanteur noir
Et qui balance ses rythmes dans le jazz du soir
Le bassiste donne de l’étoffe aux compositions
Pour des rocks qui me frappent à bout portant

De toutes ces musiques de jazz que j’aime
Elles bercent mon cœur comme des poèmes
Si le jazz est noir comme Dieu est nègre
C’est le blues de ces chants qui me pénètre

J’écoute les longs sanglots du chanteur noir
Avec des musiques qui parlent de son espoir
Longue mélancolie pour les ombres de l’amour
Qui s’accrochent au rock et au blues pour toujours

Le saxo reprend les airs d’une mélodie
Pour un solo langoureux qui se lamente dans la nuit
Brouillard au bar dans les fumées du tabac
Jam-session du jazz pour mon cœur qui bat

J’ai dans l’âme les sons des guitares
Qui déversent les cris du peuple noir
Musiciens de jazz de la Nouvelle-Orléans
Rocks et blues depuis l’aube des temps.
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3 commentaires

worrell02 · le vendredi 26 octobre 2012 à 15:51

En avant la musique Dedeye ! Ca va swinguer !
Merci de cette belle 'partition'!
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02

oliverjane1950 · le vendredi 26 octobre 2012 à 21:49

En hommage au Jazz que tu aimes je te dédie ce copier/coller.

La puce et le pianiste

Un jour, sur un piano,
Une puce élut domicile.
Elle posa son sac à dos,
Ses affaires de ville.
Elle avait beaucoup voyagé,
Beaucoup sauté, beaucoup piqué
Et pour ne pas qu'on la voie,
Sur une noire, elle s'installa.

Mais soudain, la lumière apparut.
Des sons frappèrent son oreille.
Une main lui marchait dessus.
Sa colère fut sans pareille.
Elle suivit ses évolutions
Avec des yeux pleins d'attention
Pour essayer de grimper
Sur la main qui l'avait piétinée.

Lorsqu'enfin, elle y parvint,
Elle affina son aiguille
Et se mit à piquer la main
Tout en dansant le quadrille,
Mais, soudain, la main s'agita
Et son rythme s'accéléra
Et la puce tout excitée,
De plus belle, se remit à piquer.

Dans la douleur et la démangeaison
La main se faisait plus rapide,
Ne suivait plus la partition
Et n'avait plus aucun guide
Mais dans la salle on applaudissait
Sans deviner que c'était
Grâce à une puce énervée
Que le jazz était né.

Paroles et Musique: Yves Duteil

domidom · le lundi 29 octobre 2012 à 11:35

Merveilleux ce poème mon cher Dedey, le saxo, voila un instrument qui chante, pleure et gémit il sait nous faire vibrer en nous torturant les tripes....
Toujours de'agréable moment de lecture....
Amitiés....
Domie...

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