La source rêve

huile d'Anita
La source rêve .
Dans la foret des doux aveux
Coule une source aux reflets bleus
Ell’ fleure bon la marjolaine
Quand sous la brise ell’ se promène.
Elle s’écoule
S’étire et puis s’enroule
Tout doucement roucoule
Entre pierres et galets
Elle apparaît
Et soudain disparaît
Son ruban dénoué
Accroché aux genets
Sur la rive léchant la mousse
Au creux du lit ell’ se fait douce
Ombre lumière brodent sa robe
Quand sous les branches ell’ se dérobe.
Elle est si vive
Insolente et rétive
Que rien ne la captive
Pas même un chant d’oiseau.
Elle se couche
Lascive entre deux souches
Quand le soleil la touche
D’un rayon doux et chaud.
Ell’ se prélasse plus encore
Sous tapis de feuilles d’or
Et dans son lit quand vient le soir
Elle cajole un nénuphar.
La source pleure
Quand s’effeuille une fleur
Et lave ses couleurs
Dans l’œil d’un remous vert
Sous un vieux pont
Elle enlace les joncs
Et rampe sous un tronc
Tel un serpent de verre.
.Au crépuscule
Lassée elle bouscule
Un pied de renoncule
Lorsque le jour se meurt
La source rêve
De rejoindre une grève
Où la vague s’achève
Sur l’île du bonheur.
Anita
Fvrier 2007
La source rêve .
Dans la foret des doux aveux
Coule une source aux reflets bleus
Ell’ fleure bon la marjolaine
Quand sous la brise ell’ se promène.
Elle s’écoule
S’étire et puis s’enroule
Tout doucement roucoule
Entre pierres et galets
Elle apparaît
Et soudain disparaît
Son ruban dénoué
Accroché aux genets
Sur la rive léchant la mousse
Au creux du lit ell’ se fait douce
Ombre lumière brodent sa robe
Quand sous les branches ell’ se dérobe.
Elle est si vive
Insolente et rétive
Que rien ne la captive
Pas même un chant d’oiseau.
Elle se couche
Lascive entre deux souches
Quand le soleil la touche
D’un rayon doux et chaud.
Ell’ se prélasse plus encore
Sous tapis de feuilles d’or
Et dans son lit quand vient le soir
Elle cajole un nénuphar.
La source pleure
Quand s’effeuille une fleur
Et lave ses couleurs
Dans l’œil d’un remous vert
Sous un vieux pont
Elle enlace les joncs
Et rampe sous un tronc
Tel un serpent de verre.
.Au crépuscule
Lassée elle bouscule
Un pied de renoncule
Lorsque le jour se meurt
La source rêve
De rejoindre une grève
Où la vague s’achève
Sur l’île du bonheur.
Anita
Fvrier 2007
2 commentaires
Marie (Battementd'elle) · le samedi 24 février 2007 à 01:02
anita · le dimanche 25 février 2007 à 10:48
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