MIDI
MIDI
J ’étais à la Provence
ce qu’une province est à la France
j'étais à la Provence
comme un prince d'appartenance.
Les petites maisons blanches et pauvres
éclataient sous le soleil chaud
les petites maisons de lumière
avaient besoin d’un coin de terre
et cette terre était râpeuse et rouge
sous le soleil de juillet.
Et la fontaine était une source ajoutée
à ma gorge desséchée.
J ’avais peur d’être trop seul
L'air était compagnon
j’avais peur d’être vide
L'azur m’emplissait tout entier
comme une outre d’eau pure
Je verdoyais par les arbres rabougris
je fleurissais par les pousses sèches et tendres.
Je m’endormais au pied d’un vieux mur
amas d’anciennes pierres romaines
Je rêvais de Marseille ou de Tarascon
J ’étais présent aux arènes de Nîmes
j’étais peut-être un combattant de soleil
un prince de lumière
un Séraphin de sang
sur la poussière étendu
comme un enfant qui joue aux billes
ou avec des vipères
d’un cercle de feu prisonnières
Cette année-là je cultivais la lavande
et la joyeuse romance
J ’étais à la Provence
comme un prince d'appartenance.
J ’étais à la Provence
ce qu’une province est à la France
j'étais à la Provence
comme un prince d'appartenance.
Les petites maisons blanches et pauvres
éclataient sous le soleil chaud
les petites maisons de lumière
avaient besoin d’un coin de terre
et cette terre était râpeuse et rouge
sous le soleil de juillet.
Et la fontaine était une source ajoutée
à ma gorge desséchée.
J ’avais peur d’être trop seul
L'air était compagnon
j’avais peur d’être vide
L'azur m’emplissait tout entier
comme une outre d’eau pure
Je verdoyais par les arbres rabougris
je fleurissais par les pousses sèches et tendres.
Je m’endormais au pied d’un vieux mur
amas d’anciennes pierres romaines
Je rêvais de Marseille ou de Tarascon
J ’étais présent aux arènes de Nîmes
j’étais peut-être un combattant de soleil
un prince de lumière
un Séraphin de sang
sur la poussière étendu
comme un enfant qui joue aux billes
ou avec des vipères
d’un cercle de feu prisonnières
Cette année-là je cultivais la lavande
et la joyeuse romance
J ’étais à la Provence
comme un prince d'appartenance.

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3 commentaires
DIDOU · le vendredi 31 mai 2013 à 19:59
Merci de nous faire voyager dans cette campagne que je connais très peu...
à bientot pour vous lire
amitié didou
Clo · le vendredi 31 mai 2013 à 23:42
domidom · le samedi 1 juin 2013 à 21:28
En te lisant, je me suis souvenue de cette magnifique chanson de Gilbert Bécault (les marchés de Provence), ceci ne me rajeunit pas, hélas....
Merci pour cette belle lecture....
Amitiés, Domie...
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