un autre voyage

UN AUTRE VOYAGE
Quand tu auras trop cheminé
Trop de routes emprunté
Marché de ferme en château
Dans la poussière sué sang et eau
Alors jette ton vieux chapeau
Enlève tes tristes oripeaux
Ôte-toi jusqu’à la peau
Et redeviens l’être nouveau
Un homme accueillant fin prêt
Pour le grand amour le vrai
Quand tu auras trop navigué
Contre vents et marées
Trop enroulé de nœuds sur les flots
Essuyé les grains entre deux eaux
Alors ramène au port ton bateau
Balance tes cartes par le hublot
Oublie tes angoisses de matelot
Jette à la mer tes rêves en lambeaux
Descends à terre tiens-toi fin prêt
Pour le grand amour le vrai
Quand tu seras las de voler, toi l’oiseau
Pigeon au long cours mouette ou étourneau
Quand tes ailes auront assez croulé sous le vent
Et que fatigué tu chercheras l’auvent
L’abri pour y goûter quelque repos
Tu voudras peut-être aussi changer de peau
Alors enlève quel qu’il soit ton costume
Arrache une à une tes vieilles plumes
Laisse pousser un si nouveau duvet
Que pour construire un nid tu sois fin prêt
Si tu fus marin bourlingueur ou oiseau
Quand viendra ce jour si beau
Tu le prendras bien dans la peau
Cet amour qui te tombe d’en haut.
Quand tu auras trop cheminé
Trop de routes emprunté
Marché de ferme en château
Dans la poussière sué sang et eau
Alors jette ton vieux chapeau
Enlève tes tristes oripeaux
Ôte-toi jusqu’à la peau
Et redeviens l’être nouveau
Un homme accueillant fin prêt
Pour le grand amour le vrai
Quand tu auras trop navigué
Contre vents et marées
Trop enroulé de nœuds sur les flots
Essuyé les grains entre deux eaux
Alors ramène au port ton bateau
Balance tes cartes par le hublot
Oublie tes angoisses de matelot
Jette à la mer tes rêves en lambeaux
Descends à terre tiens-toi fin prêt
Pour le grand amour le vrai
Quand tu seras las de voler, toi l’oiseau
Pigeon au long cours mouette ou étourneau
Quand tes ailes auront assez croulé sous le vent
Et que fatigué tu chercheras l’auvent
L’abri pour y goûter quelque repos
Tu voudras peut-être aussi changer de peau
Alors enlève quel qu’il soit ton costume
Arrache une à une tes vieilles plumes
Laisse pousser un si nouveau duvet
Que pour construire un nid tu sois fin prêt
Si tu fus marin bourlingueur ou oiseau
Quand viendra ce jour si beau
Tu le prendras bien dans la peau
Cet amour qui te tombe d’en haut.
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3 commentaires
domidom · le mardi 20 novembre 2012 à 21:38
Un repos bien mérité, souvent, à force de bourlinguer, on ne prend pas le temps de penser à l'amour, pourtant, comment vivre sans amour....
J'ai adoré...
Amitiés...Domie...
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 21 novembre 2012 à 12:09
En tout cas, un poème original et sensible, comme une invite à faire de notre vie....un autre voyage, avec un regard différent. La mer et l'oiseau, quel beau symbole pour prendre son envol. Pour finir, je vais te citer quelques vers de Verhaeren extraits de "Ceux de Liège", où il cite d'ailleurs de petites villes alentour, que tu dois connaître (Chaudfontaine et Loncin et Boncelle et Barchon) :
"Ô vous, les hommes de demain,
Dût la guerre mortelle et sacrilègre
Nous écraser encor dans un dernier combat,
Jamais, sous le soleil, une âme n'oubliera
Ceux qui sont morts pour le monde, là-bas, à Liége".
A très bientôt l'ami. Amitiés. Philip.
armandstas18 · le mercredi 21 novembre 2012 à 20:32
http://www.mespoemes.net/armandstas18 merci philippe de ce trop beau com mentaire mais tu m'encourages à continnuer; au plaisir de te lire aussi armand
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