UN HIVER NUCLEAIRE
Les tympans éclatés et les yeux déchirés
Qui fondent pour ne plus rien voir du monde absent.
Voile de peau qui pend des membres et du corps,
Cerveau qui s’évapore et bouillonne et : plus rien.
Nuit de cendre et de mort faite de noir et gris,
Pas une patte qui bouge ni une plume qui vole.
Le vert a disparu, pas de couleur ni bruit.
Mais au fond de sa grotte frémissement d’élytre.
Radioactive la mer et l’aveugle à l’abysse
Se faufile en douceur et regagne la terre.
Les cafards, cloportes, cœlacanthes vont revenir.
Peut-être un jour viendra pour eux comme pour moi
Où naîtra le soleil, où naîtra l’avenir,
Sur mes pieds je serai, pourrai à nouveau rire.
le 23 avril 2017
Qui fondent pour ne plus rien voir du monde absent.
Voile de peau qui pend des membres et du corps,
Cerveau qui s’évapore et bouillonne et : plus rien.
Nuit de cendre et de mort faite de noir et gris,
Pas une patte qui bouge ni une plume qui vole.
Le vert a disparu, pas de couleur ni bruit.
Mais au fond de sa grotte frémissement d’élytre.
Radioactive la mer et l’aveugle à l’abysse
Se faufile en douceur et regagne la terre.
Les cafards, cloportes, cœlacanthes vont revenir.
Peut-être un jour viendra pour eux comme pour moi
Où naîtra le soleil, où naîtra l’avenir,
Sur mes pieds je serai, pourrai à nouveau rire.
le 23 avril 2017
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2 commentaires
Michel (Signes de Vie) · le mercredi 26 avril 2017 à 11:38
http://www.mespoemes.net/signesdevie
rivaudais · le mercredi 26 avril 2017 à 11:45
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