L'Enigme des Profusions.....
L'Enigme des Profusions.....
…..Les Profusions surgissent et surabondent, hors du Sans-Fond, de toutes parts,
Hors du Sans-Fond, les Profusions hors Raisons, du Béant sans limites ni mesure,
Déferlent continuellement, d'insondables Réserves, de l'Inscrutable, entrailles,
puits, cratères, abysses, cieux, d'innombrables Espaces, d'innombrables Matières,
Terre, Eau, Feu, Air, Fentes, Failles, Fractures, viennent à Soi et à autre que Soi,
Depuis les Millénaires des Millénaires et chaque fois, anciennes et nouvelles,
Accroissent le Connu, l'Inconnu, désespèrent les Savoirs, démantèlent tout Sol,
Tout Fondement, les Profusions qui fissurent le Marbre, les Monuments, les Stèles
Patiemment érigées contre le Périssable et patiemment gravées de Signes,
D'écritures friables, Ô Provenances inconnues, les Prodigalités et les Myriades !
Eclats des Profusions hors du Sans-Fond, fécondes en Formes et Espèces,
Jaillissements en Différenciations, Ecartement qui conforme et relie, dans le
Visible et le Palpable et les Profondeurs de la Chair, sous les Soleils ardents,
Dans la Pénombre qui protège, au beau Milieu des Nuits fertiles ou la Désolation
Stérile des Déserts, Profusions qui enflamment, infusent le Regard et réjouissent
Et dilacèrent, faut-il célébrer ou maudire ? J'écoute en mon Corps, en ma Langue,
Le Battement, l'Oscillation de Dilection et de Détresse et les Fissures qui écartèlent,
Ruissellement de Larmes dans la Joie du Nouveau et l'Accomplissement de la
Vérité de Présences en acte et dans le même Temps, Ô Faillibilité ! L'Assèchement
des Sources, l'Interruption des Signes secourables, la Fin du Viatique dans les
Profusions de la Mort, sable, tombeau, sépulcre de la Ruine, Confiscation,
Rivage aride, Île absolue des Morts !
Et la Parole s'époumone, bégaie, se rompt, face à face, au Visage incertain,
Figure double qui fleurit et s'érode, paraît et se retire, s'échoue aux rives du
Dicible et du Pensable, s'exténue et défaille, écritures ensablées, traces
Méconnaissables, je lis d'un doigt tremblant, les anciennes Paroles transmises,
Toujours redéchiffrées dans le Clair-Obscur de leur Langue qui nomme à
Demi-mot, les Profusions et les Disparitions, ivre d'amour et de peine, cœur
Alourdi, pour qui ne se connaîtra pas, pour qui ne viendra pas, au grand Jamais.
Douleur, Amour hyperboliques, suffoqués de Souffrance et de Désir, couteau de
Nostalgie, blessure à vif du Souvenir, plaie des Lointains et de l'Enfance, cendres,
Brasier que nul ne réembrasera et nous errons, portant comme une Honte, le
Double, la Brisure, l'Inconsolé, à tout Jamais, le Prodige, l'Enigme des Profusions......
…..Les Profusions surgissent et surabondent, hors du Sans-Fond, de toutes parts,
Hors du Sans-Fond, les Profusions hors Raisons, du Béant sans limites ni mesure,
Déferlent continuellement, d'insondables Réserves, de l'Inscrutable, entrailles,
puits, cratères, abysses, cieux, d'innombrables Espaces, d'innombrables Matières,
Terre, Eau, Feu, Air, Fentes, Failles, Fractures, viennent à Soi et à autre que Soi,
Depuis les Millénaires des Millénaires et chaque fois, anciennes et nouvelles,
Accroissent le Connu, l'Inconnu, désespèrent les Savoirs, démantèlent tout Sol,
Tout Fondement, les Profusions qui fissurent le Marbre, les Monuments, les Stèles
Patiemment érigées contre le Périssable et patiemment gravées de Signes,
D'écritures friables, Ô Provenances inconnues, les Prodigalités et les Myriades !
Eclats des Profusions hors du Sans-Fond, fécondes en Formes et Espèces,
Jaillissements en Différenciations, Ecartement qui conforme et relie, dans le
Visible et le Palpable et les Profondeurs de la Chair, sous les Soleils ardents,
Dans la Pénombre qui protège, au beau Milieu des Nuits fertiles ou la Désolation
Stérile des Déserts, Profusions qui enflamment, infusent le Regard et réjouissent
Et dilacèrent, faut-il célébrer ou maudire ? J'écoute en mon Corps, en ma Langue,
Le Battement, l'Oscillation de Dilection et de Détresse et les Fissures qui écartèlent,
Ruissellement de Larmes dans la Joie du Nouveau et l'Accomplissement de la
Vérité de Présences en acte et dans le même Temps, Ô Faillibilité ! L'Assèchement
des Sources, l'Interruption des Signes secourables, la Fin du Viatique dans les
Profusions de la Mort, sable, tombeau, sépulcre de la Ruine, Confiscation,
Rivage aride, Île absolue des Morts !
Et la Parole s'époumone, bégaie, se rompt, face à face, au Visage incertain,
Figure double qui fleurit et s'érode, paraît et se retire, s'échoue aux rives du
Dicible et du Pensable, s'exténue et défaille, écritures ensablées, traces
Méconnaissables, je lis d'un doigt tremblant, les anciennes Paroles transmises,
Toujours redéchiffrées dans le Clair-Obscur de leur Langue qui nomme à
Demi-mot, les Profusions et les Disparitions, ivre d'amour et de peine, cœur
Alourdi, pour qui ne se connaîtra pas, pour qui ne viendra pas, au grand Jamais.
Douleur, Amour hyperboliques, suffoqués de Souffrance et de Désir, couteau de
Nostalgie, blessure à vif du Souvenir, plaie des Lointains et de l'Enfance, cendres,
Brasier que nul ne réembrasera et nous errons, portant comme une Honte, le
Double, la Brisure, l'Inconsolé, à tout Jamais, le Prodige, l'Enigme des Profusions......
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6 commentaires
rivaudais · le lundi 6 janvier 2014 à 01:13
http://www.mespoemes.net/rivaudais
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 6 janvier 2014 à 14:39
Tu te fais trop rare.
Ah, il y a longtemps que nous n'avons pas philosophé par commentaires interposés.
Oui, je vois bien où peut nous conduire la profusion. Surabondance de tout.....même de mots, reçus de partout, des sirènes des médias (les plus dangereuses ???).
Il ,n'y a pas de fonds (au sens propre comme au sens figuré). C'est un abîme, un gouffre infini où se précipite l'Homme. La parole, la vraie, se meure lentement, de la douleur de l"indifférence, que le vent n'écoute même plus. Là est notre Apocalypse, la plus effroyable de toute : celle où l'Amour et la Raison auront disparu à jamais !
Merci pour l'allégorie de ton propos, mon ami. Amitiés. Philip.
larose · le mardi 7 janvier 2014 à 11:53
Merveilleux écrit, j'ai adoré!!! Merci pour ce beau partage!! Bonne et merveilleuse année à vous!! amitiés
avenance · le mardi 7 janvier 2014 à 22:01
avenance · le mardi 7 janvier 2014 à 22:49
avenance · le mercredi 8 janvier 2014 à 00:37
Merci encore pour ton commentaire et pour avoir renoué le dialogue qui, comme le Fleuve Alphée de la légende disparaît par instants sous la Terre mais n'en continue pas moins de couler dans l'Obscur pour renaître en résurgences à la Lumière.....
A bientôt. Amitiés. Avenance.
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