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Poésie et Pensée

La Puissance silencieuse du Litige.

Le dimanche 22 juin 2014 à 23:11, posté par Avenance · 483 lectures

La Puissance silencieuse du Litige.


…..Corps superbes, corps flétris et ployés, herbes folles qui meurent,
Coeurs sauvages et volontés rebelles, Fleurs exquises de Chair,
Un matin et un Soir, Fleurs de Chair vénéneuses, Visages et Regards,
Cette Blessure de velours, un Tissu tendre et rêche et ce Linge des
Faces qui se montrent et se cachent, Fuites et Traces animales aux
Lacis des Buissons. Souveraineté de la Peur ! Puissance hostile des
Essences !
Au Coeur, peut-être, le Duplice, l'Oscillation, l'immémoriale Ancienneté
Du Double ? Je les pressens dans le Jaillissement renouvelé des Sources
Qui ne demeurent pas, dans l'Assèchement des Fontaines, dans la Venue
Silencieuse de l'Âge, dans la Caresse et la Violence de la Lumière, dans
Le Brasier d'innombrables Soleils, dans le Plaisir de la Soif qui s'étanche,
Dans les Corps , un instant, enlacés et funèbres, dans la Contemplation
Etonnée du Fugace, entre le Roc et l'Eau, dans l'Eloignement du plus
Proche, dans la tranquille Propension fatidique des Choses.....
A l'intime du Coeur, au Coeur le plus intime du plus Intime, du plus
Qu'intime, repose et s'effectue, peut-être, la silencieuse Puissance du
Litige, l'Ipséité, l'Etrangement, l'étrange Clinamen assemble et
Désassemble, violente Etreinte, inamical Accord, l'Ouranien, le
Chtonien aux chocs sourds des Matières dont les Formes se meuvent
Et lèvent au levain de leur feu, Enigme du Couplage avec le Séparé,
Infime et gigantesque Déviance, la Dévoyance, le Déviement, au
Coeur, une syntaxe indémêlable, intraduisible, scande et tisse la
Texture ocellée de tous Règnes, marqueteries, Cristaux du Minéral,
Des Sèves et des Chairs, Couture des Surfaces et des Fonds, Ecritures
Ahumaines en Langues imprononçables, en Vérité.....Litiges !
Tiédeur, Douceur, Pénombre, inexplicablement émanent et fleurissent,
Fugitives Faveurs, un Temps, seront reprises, paysage, poème, un mot,
Un livre, l'ineffabilité du mauve des iris, un bel après-midi, une Mémoire
Ancienne de Feuilles et d'Herbes, dentelle de racines, Terres suaves et lentes
Dans l'odorant Profond desquelles s'enfouir, lente descente au Mystère
Des Naissances et des Morts, au cœur sauvage et doux du Mouvement et
Du Repos, le Battement, l'Oscillation, un Qui, un Quoi, l'Ipséité,
L'Etrangement, ce qui vient et s'éloigne dans la Puissance silencieuse du
Litige.....
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3 commentaires

salus · le jeudi 3 juillet 2014 à 13:27

Ce texte est en fait un écheveau de tout ce que nous offre la vie...
Enlacement, désenlace ment, agrément, désagrément, plaisir, déplaisir, etc...etc.....
La liste est longue, car tout est matière à litige, à nous d'en suivre le rythme....
Comme toujours, te lire fut un réel plaisir...
Amitiés, Domie...
http://www.mespoemes.net/salus

avenance · le jeudi 3 juillet 2014 à 13:29

Le commentaire ci-dessus est de Domidom, j'ignore pourquoi le pseudo de Salus s'est affiché..
A plus, DOMIE....
http://www.mespoemes.net/avenance

avenance · le vendredi 4 juillet 2014 à 17:03

Domie. Oui, tout est matière à litige, de l'immense à l'infime, du coeur sauvage des Choses aux sentiments les plus raffinés, de la Matière à la Pensée, une sorte de combat gouverne et destitue le vivant, une "guerre" qui ne s'achève pas, un contentieux sans fin dont il faut suivre le rythme, le battement, la danse...."un écheveau" dis-tu: j'aime beaucoup ce mot! Merci, Domie. Amitiés. Avenance.

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