Signifiances des Ruines.
Signifiances des Ruines.
….Belles Totalités heureuses,
Fantasmées et perdues !
Morceaux épars qui ne
Rassemblent pas.
Arrachements,
Inimitiés.
Cicatrices.
Ruines.....
…..Les Stigmates du Révolu et de l'Inaccompli creusent les
Oeuvres et les évident de leur Centre, suintent leur Sang
D'entre les Failles et les Jointures, érodent Piliers et Voûtes,
Trouent l'Harmonie des Surfaces, le Bonheur des Volumes,
La Grâce des Rotondités idéales, la Pureté rêveuse des
Sphères et des Collines, le Velours apparent des Visages,
Le Sens des Paroles gravées, laissent entrevoir Gangrènes
Et Décombres de toute Fondation et les Gravats originaires,
Blessures, Meurtres, Chaos, l'Effondrement tragique, Toute
Pierre, toute Chair, le Travail incarné, à l'oeuvre du Dessous,
Dans la Pénombre, l'équivoque Eclosion : le Périssable !.....
…..Sidération des Ruines : Effondrement, Mutilation, Toits éventrés, Dévastation.
Sidération de Soi. Je ne sais quelle Absence, quelle Mélancolie...Soudain, ce Rien,
Cette Béance, ce Cri muet des Choses abolies, je ne sais quoi d'irréductible, de Déchu. Ces Restes fascinants du Mourir absolu et ce Déchet du Temps. Quel Vide et quelle Vérité du Fond néantisant de l'Être. Cette Confiscation et ce Saccage et cette Etrangeté qui les étreint. Une Parole qui ne parvient plus. Sidération des Ruines, Sidération de Soi. Cela vacille, saisit, dessaisit la Raison. Du plus Lointain inaccessible. Une incommensurable Perte opère, agit dans les Décombres et les Vestiges. Le Mal du Deuil. Du sans Retour......
…..Fleurs rudérales ! Puissance de la Terre et de l'Enseveli,
Chaos de pierres. Débris. Les Disjointures fleurissent sur le
Lieu-même de la Mort et de la Ruine ! Puissance du Vital
Sur le Terreau des Tombes ! Le Renouveau se dresse sur le
Silence du Mourir ! Continuellement s'enlacent en amoureuse
Etreinte, l'Absentement et la Présence ! Le Périr et la Sève,
Ô Corruption, Génération ! Amour pour le Vivant-Mourant,
Les Vivants et les Morts, Amour pour l'Apogée et pour la
Décadence, le Battement des Jours et la Respiration du Coeur,
D'entre les Ruines et les Fleurs, Ô si le Grain ne meurt !.......
….Belles Totalités heureuses,
Fantasmées et perdues !
Morceaux épars qui ne
Rassemblent pas.
Arrachements,
Inimitiés.
Cicatrices.
Ruines.....
…..Les Stigmates du Révolu et de l'Inaccompli creusent les
Oeuvres et les évident de leur Centre, suintent leur Sang
D'entre les Failles et les Jointures, érodent Piliers et Voûtes,
Trouent l'Harmonie des Surfaces, le Bonheur des Volumes,
La Grâce des Rotondités idéales, la Pureté rêveuse des
Sphères et des Collines, le Velours apparent des Visages,
Le Sens des Paroles gravées, laissent entrevoir Gangrènes
Et Décombres de toute Fondation et les Gravats originaires,
Blessures, Meurtres, Chaos, l'Effondrement tragique, Toute
Pierre, toute Chair, le Travail incarné, à l'oeuvre du Dessous,
Dans la Pénombre, l'équivoque Eclosion : le Périssable !.....
…..Sidération des Ruines : Effondrement, Mutilation, Toits éventrés, Dévastation.
Sidération de Soi. Je ne sais quelle Absence, quelle Mélancolie...Soudain, ce Rien,
Cette Béance, ce Cri muet des Choses abolies, je ne sais quoi d'irréductible, de Déchu. Ces Restes fascinants du Mourir absolu et ce Déchet du Temps. Quel Vide et quelle Vérité du Fond néantisant de l'Être. Cette Confiscation et ce Saccage et cette Etrangeté qui les étreint. Une Parole qui ne parvient plus. Sidération des Ruines, Sidération de Soi. Cela vacille, saisit, dessaisit la Raison. Du plus Lointain inaccessible. Une incommensurable Perte opère, agit dans les Décombres et les Vestiges. Le Mal du Deuil. Du sans Retour......
…..Fleurs rudérales ! Puissance de la Terre et de l'Enseveli,
Chaos de pierres. Débris. Les Disjointures fleurissent sur le
Lieu-même de la Mort et de la Ruine ! Puissance du Vital
Sur le Terreau des Tombes ! Le Renouveau se dresse sur le
Silence du Mourir ! Continuellement s'enlacent en amoureuse
Etreinte, l'Absentement et la Présence ! Le Périr et la Sève,
Ô Corruption, Génération ! Amour pour le Vivant-Mourant,
Les Vivants et les Morts, Amour pour l'Apogée et pour la
Décadence, le Battement des Jours et la Respiration du Coeur,
D'entre les Ruines et les Fleurs, Ô si le Grain ne meurt !.......
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Mort et deuil Mélancolie Le temps qui passe
8 commentaires
Argentalet · le lundi 1 décembre 2014 à 08:19
Quant à rebâtir les ruines, je ne vois vraiment pas l'intérêt: leur message devrait nous faire réfléchir.
larose · le lundi 1 décembre 2014 à 16:33
Avant j'aimais bien me promener parmi les morts (cimetière) maintenant en prenant l'âge, les cimetières me fait un peu!!! Par contre, au Père Lachaise c'est très beau, c'est un magnifique cimetière!!! Merci pour ce partage!! bonne soirée!! Amitiés
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 2 décembre 2014 à 17:54
Avenance · le mardi 2 décembre 2014 à 21:55
Les paradoxes des Ruines sont nombreux: elles sont le signe d'un passé glorieux et d'un présent déchu. Elles signalent un Temps révolu mais elles durent en tant que ruines, elles résistent à la Déchéance. Marques mélancoliques d'une Totalité perdue, elles témoignent d'une énergie vitale de l'Histoire et invitent à la reconstitution des civilisations.
Les Ruines sont l'envers obscur de la Raison triomphante et progressiste, elles demandent peut-être une pensée de l'Humilité devant le cours fatal des Choses, une pensée du Fragment opposée à la quête métaphysique d'un Principe unifiant jamais atteint, une pensée de la multiplicité opposée à la Totalité arrogante.
PS. j'ai beaucoup aimé ton poème "Les pièces vides"
Merci. A bientôt. Amitiés. Avenance.
Avenance · le mardi 2 décembre 2014 à 22:05
Amitiés. A bientôt. Avenance.
Avenance · le mardi 2 décembre 2014 à 22:26
Amitiés. Avenance.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 3 décembre 2014 à 05:57
Tu as aimé les "Pièces vides" ? Oh mais ça c'est un vieux poème, déjà ! Merci. Amitiés. Philip.
Avenance · le mercredi 3 décembre 2014 à 16:45
Amitiés. Avenance.
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