Les Jours de notre Eloignement.
Les Jours de notre Eloignement.
…..Ils s'éloignent les Jours, les Jours de notre propre Eloignement,
Vers toujours plus d'Eloignement à quoi s'en vont les Jours, les
Nuits, les Ans, les Corps et l'Âge et l'Initial lui-même fut un
Etrangement, un étrange Passage de l'Inconnu à une Inconnaissance
Et vacillent les êtres, de Jour en Jour plus éloignés vers le Moment
De leur Disparition, de leur étrange Escamotage.
Des Surgissements de l'Inerte, Fournaises, Rocs, Etoiles, Terre et
Ciel, aux premiers Spasmes du très ancien Vivant dans la Compaction
Et le Battement de la Chair, nous souffrons Violence et Douleur
Subsolaires et les Corps se défont, se disséminent, obscurcis, se délitent,
Assemblages improbables d'Organes, ils s'éloignent les Corps du Jour
De leur Naissance, arrimés, étrangers à eux-mêmes, portant la Promesse
Concrète, comme une Honte, de leur Evanescence.
Elles s'éloignent, en Vérité, les Promesses anciennes de la Restitution,
Les Fantasmagories du Bonheur édénique et solaire et du Nouvel Adam,
Il n'y aura probablement ni Retour ni Réversion ni nouveau Règne
Spirituel ni Réinstauration ni Loi nouvelle ni Rémisssion des Souffrances
Subies. La Chair est vaine et solitaire. Nul Corps ne sera glorifié. Nulle
Fusion vivifiante, nulle Patrie retrouvée mais le Tombeau aride et nu.
En Vérité, ils s'éloignent les Corps, des Autres et d'eux-mêmes, la Loi
Est Loi pour leur Eloignement.
Quelle Sapience sera la Nôtre et quel Flambeau guidant l'Errance au
Matin comme au Soir ? La Lutte avec le Temps , même perdue, accorde
Des Durées, le Chaos , des Formes transitoires et sublimes, nous suivrons
Les Surprises de tout Eloignement, les Possibles des Sens qui jaillissent
Au Monde, érigeant des Vanités à hauteur d'Homme et de Vie menacée,
Avec des Chants d'Espoir sereinement désespérés, des Edifices pour des
Refuges éphémères et des Institutions humaines pour endiguer les Forces
De la Dévastation et de la Cruauté, nous côtoierons la Folie et l'Abîme qui
Demeurent au Coeur et d'où proviennent des Signes difficiles, appels des
Vulnérables et de la Déshérence. Quelles Mythologies sans certitude
Seront les Nôtres désormais pour la Terre Mondiale et le Départ, peut-être,
Pour les Lointains et pour le Sidéral, quels cantiques désenchantés, sans
Nostalgie, pour les Dieux immémoriaux et enfuis ? Quelles Grammaires
Nouvelles pour l'humble Résignation des Ruines qui témoignent ? Quelles
Oeuvres vespérales et matinales à l'écoute de la Caverne insondable du
Temps, de son Ambiguïté hors Raison, de sa Puissance et sa Réserve
Ineffables ? Quels Poèmes étonnamment baroques pour la Dérive et la
Beauté de Cendres et de Diamant des Corps qui parlent et vont mourir,
Eaux, Descente, Abandon et pour les Jours de notre Eloignement ?.....
…..Ils s'éloignent les Jours, les Jours de notre propre Eloignement,
Vers toujours plus d'Eloignement à quoi s'en vont les Jours, les
Nuits, les Ans, les Corps et l'Âge et l'Initial lui-même fut un
Etrangement, un étrange Passage de l'Inconnu à une Inconnaissance
Et vacillent les êtres, de Jour en Jour plus éloignés vers le Moment
De leur Disparition, de leur étrange Escamotage.
Des Surgissements de l'Inerte, Fournaises, Rocs, Etoiles, Terre et
Ciel, aux premiers Spasmes du très ancien Vivant dans la Compaction
Et le Battement de la Chair, nous souffrons Violence et Douleur
Subsolaires et les Corps se défont, se disséminent, obscurcis, se délitent,
Assemblages improbables d'Organes, ils s'éloignent les Corps du Jour
De leur Naissance, arrimés, étrangers à eux-mêmes, portant la Promesse
Concrète, comme une Honte, de leur Evanescence.
Elles s'éloignent, en Vérité, les Promesses anciennes de la Restitution,
Les Fantasmagories du Bonheur édénique et solaire et du Nouvel Adam,
Il n'y aura probablement ni Retour ni Réversion ni nouveau Règne
Spirituel ni Réinstauration ni Loi nouvelle ni Rémisssion des Souffrances
Subies. La Chair est vaine et solitaire. Nul Corps ne sera glorifié. Nulle
Fusion vivifiante, nulle Patrie retrouvée mais le Tombeau aride et nu.
En Vérité, ils s'éloignent les Corps, des Autres et d'eux-mêmes, la Loi
Est Loi pour leur Eloignement.
Quelle Sapience sera la Nôtre et quel Flambeau guidant l'Errance au
Matin comme au Soir ? La Lutte avec le Temps , même perdue, accorde
Des Durées, le Chaos , des Formes transitoires et sublimes, nous suivrons
Les Surprises de tout Eloignement, les Possibles des Sens qui jaillissent
Au Monde, érigeant des Vanités à hauteur d'Homme et de Vie menacée,
Avec des Chants d'Espoir sereinement désespérés, des Edifices pour des
Refuges éphémères et des Institutions humaines pour endiguer les Forces
De la Dévastation et de la Cruauté, nous côtoierons la Folie et l'Abîme qui
Demeurent au Coeur et d'où proviennent des Signes difficiles, appels des
Vulnérables et de la Déshérence. Quelles Mythologies sans certitude
Seront les Nôtres désormais pour la Terre Mondiale et le Départ, peut-être,
Pour les Lointains et pour le Sidéral, quels cantiques désenchantés, sans
Nostalgie, pour les Dieux immémoriaux et enfuis ? Quelles Grammaires
Nouvelles pour l'humble Résignation des Ruines qui témoignent ? Quelles
Oeuvres vespérales et matinales à l'écoute de la Caverne insondable du
Temps, de son Ambiguïté hors Raison, de sa Puissance et sa Réserve
Ineffables ? Quels Poèmes étonnamment baroques pour la Dérive et la
Beauté de Cendres et de Diamant des Corps qui parlent et vont mourir,
Eaux, Descente, Abandon et pour les Jours de notre Eloignement ?.....
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4 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 22 décembre 2014 à 06:20
Car la réalité rattrape toujours l’Homme et le décor de ses illusions s’évapore, s’évanouit très vite. Alors il est temps pour lui d’aller vers le Néant. Résigné ou rêveur encore. Agonisant ou espérant. S’éloigner à tout prix ! Le Néant est peut être un Léthé bienfaisant….mais c’est le Néant. Gare à ce que l’on y trouvera.
« Imagine-t-on un démon créateur, on serait pourtant en droit de lui crier en lui montrant sa création : " Comment as-tu osé interrompre le repas sacré du néant, pour faire surgir une telle masse de malheur et d'angoisses ? ».
Voilà cher Avenance les considérations comme toujours philosophiques (philosophie de bazar ?) que m’ont inspiré ton poème, tout du moins au niveau de mon ressenti (il faut dire que j’ai commencé à lire ton poème à 5h48 du matin). En tout cas, passe de bonnes fête, Ici dans la Vie. Hic et nunc ! Amitiés. Philip.
rivaudais · le lundi 22 décembre 2014 à 12:52
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 23 décembre 2014 à 14:23
Avenance · le mercredi 24 décembre 2014 à 14:47
J'imagine des poésies multiples, baroques, célébrant le Mystère de la Naissance et de la Mort avec un désespoir serein et courageux, célébrant les Merveilles sans raison des Provenances et des Disparitions, les silencieuses Métamorphoses des Choses et des Corps, les couleurs et les rythmes, le Battement incessant de la Respiration, du Souffle et du Langage, des Imaginaires exaltant de nouvelles Errances labyrinthiques, la Joie mélancolique de cette "Liberté" sans pourquoi où nous existons transitoirement......
Abientôt. Merci. Avenance.
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