Et nous ne rejoindrons jamais.
Et nous ne rejoindrons jamais.
…..Des Sans-Lieu nous sommes, en Vérité, et nous avons été et nous serons, malgré Le Sol et la Glaise et la Terre, des Eloignés du Monde au sein du Monde, Distants D'Incommensurable Distance, étranges Etrangers malgré le Proche et le Pays d'où Nous fûmes exilés, toujours, dans l'Être et par l'Evénement sans Nom que furent Jadis La Parution et le Manifesté. Des Exilés nous sommes, hallucinant les Origines et la Trace d'un Sens, sans Orient autre que rêvé, Nomades ontologiques et Hordes Esseulées marchant et divaguant et Séparés des Sources inconnues vers quoi nous Remontons toujours, sans Retour ni Séjour ni Demeure possibles.....
Apparaissants, Transparaissants, Disparaissants, Lancés vers Nous et ce qui n'est pas Nous, dans le Sensible et le Mouvant, Privés de Centre et d'Immobilité, Privés de Silence et d'Oubli, nous appartenons et n'appartenons pas ! Ô Fugitifs ! En nous se Meut la Vie en son Anonymat et sa Mortalité qu'au-delà de nos Forces, la Nature en Excès, délivre et dissimule. Sans-Lieu nous sommes, sans Site autres que cette Faiblesse et cette Négation et nous ne rejoindrons jamais !....
Nés de la Chair énigmatique et suroriginaire et par la Chair viciable et corruptible et Déjà putrescente et souffrante, nous portons comme Honte et Stigmate ce Corps à L'Epreuve de Soi, à l'Epreuve du Monde, ce Corps, paraître obscur, ce Corps par la Faim et la Soif, Chair sentante et avide par ce Corps arrimée, traversée avec le Pressentiment des Lointains et de la Profondeur du Monde où nous sommes insérés Hors de nous et en Nous et que nous désirons ! Qu'y a-t-il d'autre à désirer que le Monde et nous-mêmes ? Des Aspirants nous sommes et Question à nous-mêmes, Atypiques et semblables, Atopiques dans la dérive et dans la Turbulence, Battement, Vibration, un infini Voyage !.....
Nous chercherons en vain des Abris, des Refuges, des Citadelles de Silence et de Paix Où consoler les Outrages du Temps et les Offenses, la Brièveté de la Vie. Nous Chercherons en vain des Sommeils lourds et longs pour pacifier l'Agitation, l'Affairement et pour l'Oubli, Pavot, Narcisse, Nuit, des Léthargies sans Rêves, une Immobilité silencieuse. Nous chercherons en vain des Divertissements et des Plaisirs Nouveaux, exacerbés contre l'Ennui et la Désespérance. Nous chercherons en vain la Lenteur, la Douceur accomplies d'une Existence contemplative, la Signifiance Accordée d'une Fin heureuse. Nous chercherons en vain à scruter l'Inconnu en nous , Autour de nous qui nous domine et nous transit, jusqu'aux Etoiles et vers la Profondeur des Terres inscrutables.....
Nous nous attarderons en vain sur le Parfum et la Couleur des Choses, sur les Formes Nombreuses et les Détails comme si un Secret devait s'y révéler ! Nous passerons en Vain le Temps de Vivre à deviner les Traces et les Echos du Sens dans L'Entrecroisement des Routes et la Rumeur ! Des Désirants inassouvis nous sommes Et des Sans-Lieu et nous avons été et nous serons !......
…..Des Sans-Lieu nous sommes, en Vérité, et nous avons été et nous serons, malgré Le Sol et la Glaise et la Terre, des Eloignés du Monde au sein du Monde, Distants D'Incommensurable Distance, étranges Etrangers malgré le Proche et le Pays d'où Nous fûmes exilés, toujours, dans l'Être et par l'Evénement sans Nom que furent Jadis La Parution et le Manifesté. Des Exilés nous sommes, hallucinant les Origines et la Trace d'un Sens, sans Orient autre que rêvé, Nomades ontologiques et Hordes Esseulées marchant et divaguant et Séparés des Sources inconnues vers quoi nous Remontons toujours, sans Retour ni Séjour ni Demeure possibles.....
Apparaissants, Transparaissants, Disparaissants, Lancés vers Nous et ce qui n'est pas Nous, dans le Sensible et le Mouvant, Privés de Centre et d'Immobilité, Privés de Silence et d'Oubli, nous appartenons et n'appartenons pas ! Ô Fugitifs ! En nous se Meut la Vie en son Anonymat et sa Mortalité qu'au-delà de nos Forces, la Nature en Excès, délivre et dissimule. Sans-Lieu nous sommes, sans Site autres que cette Faiblesse et cette Négation et nous ne rejoindrons jamais !....
Nés de la Chair énigmatique et suroriginaire et par la Chair viciable et corruptible et Déjà putrescente et souffrante, nous portons comme Honte et Stigmate ce Corps à L'Epreuve de Soi, à l'Epreuve du Monde, ce Corps, paraître obscur, ce Corps par la Faim et la Soif, Chair sentante et avide par ce Corps arrimée, traversée avec le Pressentiment des Lointains et de la Profondeur du Monde où nous sommes insérés Hors de nous et en Nous et que nous désirons ! Qu'y a-t-il d'autre à désirer que le Monde et nous-mêmes ? Des Aspirants nous sommes et Question à nous-mêmes, Atypiques et semblables, Atopiques dans la dérive et dans la Turbulence, Battement, Vibration, un infini Voyage !.....
Nous chercherons en vain des Abris, des Refuges, des Citadelles de Silence et de Paix Où consoler les Outrages du Temps et les Offenses, la Brièveté de la Vie. Nous Chercherons en vain des Sommeils lourds et longs pour pacifier l'Agitation, l'Affairement et pour l'Oubli, Pavot, Narcisse, Nuit, des Léthargies sans Rêves, une Immobilité silencieuse. Nous chercherons en vain des Divertissements et des Plaisirs Nouveaux, exacerbés contre l'Ennui et la Désespérance. Nous chercherons en vain la Lenteur, la Douceur accomplies d'une Existence contemplative, la Signifiance Accordée d'une Fin heureuse. Nous chercherons en vain à scruter l'Inconnu en nous , Autour de nous qui nous domine et nous transit, jusqu'aux Etoiles et vers la Profondeur des Terres inscrutables.....
Nous nous attarderons en vain sur le Parfum et la Couleur des Choses, sur les Formes Nombreuses et les Détails comme si un Secret devait s'y révéler ! Nous passerons en Vain le Temps de Vivre à deviner les Traces et les Echos du Sens dans L'Entrecroisement des Routes et la Rumeur ! Des Désirants inassouvis nous sommes Et des Sans-Lieu et nous avons été et nous serons !......
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Solitude Le temps qui passe Voyage et exil
4 commentaires
rivaudais · le lundi 2 mai 2016 à 00:28
domidom · le mardi 3 mai 2016 à 13:25
Rien n'est plus juste, sans doute sommes-nous simplement des erreurs, c'est quoi des erreurs?
Bien peu de chose, (Rien), nous sommes nés incognito dans un désert vivant, en fait, nous sommes même des étrangers...
Tu as lâché le mot qui convient,(des exilés),et nous cherchons notre route. En fait, nous nous cherchons nous même...
Alors, (apparaissant, transparaissant, disparaissant), chacun de ces qualificatifs est nôtre, car nous sommes apparus dans un contexte gigantesque où la transparence n'est qu'un leurre, chacun de nous est né avec ces différences, et nous portons en nous notre raison d'être et de vivre....
La vie parfois nous donne une vision obscure de tout ce qui nous entoure, même si nous sommes conçus différemment, nos corps évoluent dans le même sens, nous recherchons tous les mêmes besoins, la faim, la soif, etc...etc... La nourriture terrestre est là, pour subvenir à ces besoins.
Notre refuge, il est en nous,car notre entourage est un vase clos, un puits sans fin, un vide extraordinaire où nous ne faisons que nous enliser..
La vie est un mystère, la mort est un mystère, et jusqu'à notre dernier souffle, nous serons des sans lieu, des inconnus, des ombres furtives, recherchant l'éternité....
Nous sommes et resterons des oubliés, en un mot..(RIEN)...
Mes amitiés Avenance.....
A bientôt, Domie...
Avenance · le jeudi 5 mai 2016 à 19:45
Merci encore pour la lecture. Amitiés. Avenance.
Avenance · le jeudi 5 mai 2016 à 23:44
Merci encore pour ce beau texte. Amitiés. Avenance.
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