Au Jeu des Temps,le Bal des Masques.
Au Jeu des Temps, le Bal des Masques.
…..Au Jeu des Temps s’usent les Vies, au Jeu du Monde et du Divers,
Jeu du Fermé et de l’Ouvert, au Jeu des chairs et de l’esprit, s’usent
Les Corps et le Désir, au bal des masques, au carnaval des Singularités,
Venez, Voyez le tournoiement des âmes, en mal de choses, en mal
D’Autrui et les têtes penchées, les berceaux, les tombeaux, les fleurs
Etranges de la Nuit et d’étranges Soleils qu’on ne peut regarder, Voyez
Le Jeu sans fin du Silence et du Bruit et la Profération des Soi qui ont
Le Devoir âpre d’exister, que nul n’apaise sinon l’Oubli, Voyez le Jeu
Sans nom d’Amour et de Hasard, le Jeu de Haine et Charité, le Jeu
Des Temps qu’on ne peut démêler….
Visages et Voix s‘émeuvent, ombres de nos hantises, formes sensibles
Des Désirs et masques des Fantasmes: l’inavoué et le fugace, le
Discordant: dislocation des Harmonies Providentielles et le Changeant,
La Trame du Dessous, les Variations, que faire de ces lézardes, de ces
Décombres, que faire de ces Disgrâces et le Mal perforant du Dedans?
A dire l’inaudible, l’improférable, la danse des mussitations, s’usent les
Lèvres et la Parole et qui déchiffrera les signes incertains que s’adressent
Au loin les Consciences et les Corps? Ô Regards éludés, cinglants, absents,
Il n’a de cesse le mal d’aimer et le Souci des Autres, le Regret…..Qui
Connaîtra la vérité des larmes de personne et la mélancolie des animaux
Amis dont le chiffre est à jamais secret?…..
Quelle est la clé? Personnages de nous , factices, rapportés, des échanges
Iniques se trament et se défont, amours meurtris, paroles impossibles,
Existences rompues et silences obstinés, que soient reprises et relevées
Dans la coupe vermeille de l’œuvre, les séries innombrables de manquements,
Au Graal de la Promesse, les déficiences, l’innéité tragique des Faiblesses,
L’Usure et la Fatigue et les sanglantes Origines, reprises et éclaircies, s’il est
Possible, dans l’œuvre ciselée de mains humaines, les lacunes et les chutes,
Traces et cicatrices…..Dans la Chair de la chair, la Langue de la langue,
Pacifiées, traduisibles, que fleurissent l’orchidée de Tendresse, la difficile
Compassion, la Patience amicale et l’effort, malgré tout, vers l’écoute du
Murmure et du Simple!
Faudra-t-il délaisser, pour un temps ou peut-être à jamais, les Ascensions
Rêvées, le Bond par-delà Sagesses et Bonté, les hautes transhumances vers
La Béatitude et la Joie partagées?….
…..Au Jeu des Temps s’usent les Vies, au Jeu du Monde et du Divers,
Jeu du Fermé et de l’Ouvert, au Jeu des chairs et de l’esprit, s’usent
Les Corps et le Désir, au bal des masques, au carnaval des Singularités,
Venez, Voyez le tournoiement des âmes, en mal de choses, en mal
D’Autrui et les têtes penchées, les berceaux, les tombeaux, les fleurs
Etranges de la Nuit et d’étranges Soleils qu’on ne peut regarder, Voyez
Le Jeu sans fin du Silence et du Bruit et la Profération des Soi qui ont
Le Devoir âpre d’exister, que nul n’apaise sinon l’Oubli, Voyez le Jeu
Sans nom d’Amour et de Hasard, le Jeu de Haine et Charité, le Jeu
Des Temps qu’on ne peut démêler….
Visages et Voix s‘émeuvent, ombres de nos hantises, formes sensibles
Des Désirs et masques des Fantasmes: l’inavoué et le fugace, le
Discordant: dislocation des Harmonies Providentielles et le Changeant,
La Trame du Dessous, les Variations, que faire de ces lézardes, de ces
Décombres, que faire de ces Disgrâces et le Mal perforant du Dedans?
A dire l’inaudible, l’improférable, la danse des mussitations, s’usent les
Lèvres et la Parole et qui déchiffrera les signes incertains que s’adressent
Au loin les Consciences et les Corps? Ô Regards éludés, cinglants, absents,
Il n’a de cesse le mal d’aimer et le Souci des Autres, le Regret…..Qui
Connaîtra la vérité des larmes de personne et la mélancolie des animaux
Amis dont le chiffre est à jamais secret?…..
Quelle est la clé? Personnages de nous , factices, rapportés, des échanges
Iniques se trament et se défont, amours meurtris, paroles impossibles,
Existences rompues et silences obstinés, que soient reprises et relevées
Dans la coupe vermeille de l’œuvre, les séries innombrables de manquements,
Au Graal de la Promesse, les déficiences, l’innéité tragique des Faiblesses,
L’Usure et la Fatigue et les sanglantes Origines, reprises et éclaircies, s’il est
Possible, dans l’œuvre ciselée de mains humaines, les lacunes et les chutes,
Traces et cicatrices…..Dans la Chair de la chair, la Langue de la langue,
Pacifiées, traduisibles, que fleurissent l’orchidée de Tendresse, la difficile
Compassion, la Patience amicale et l’effort, malgré tout, vers l’écoute du
Murmure et du Simple!
Faudra-t-il délaisser, pour un temps ou peut-être à jamais, les Ascensions
Rêvées, le Bond par-delà Sagesses et Bonté, les hautes transhumances vers
La Béatitude et la Joie partagées?….
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6 commentaires
domidom · le lundi 20 juin 2011 à 12:05
L'inavoué et le fugace, les trames du dessous, les disgrâces, les travers de nos destins, à chaque détour nous nous y heurtons...
J'aime bien...Quel est la clé???
Bonne question, comment pouvoir ouvrir une porte qui sans cesse se referme et nous oblige à recommencer et à nous fuir nous même, toujours et encore...
J'aime beaucoup ta chute surtout le dernier vers....
(Béatitude et joies partagées?)
Bon questionnement...
A bientôt cher Avenance...
Mes amitiés....
Domie...
larose · le lundi 20 juin 2011 à 17:46
amitiés
avenance · le lundi 20 juin 2011 à 23:12
Avenance · le mardi 21 juin 2011 à 00:04
céliane · le dimanche 18 septembre 2011 à 17:05
quelle est la clé?
peut être que tout peux l'être si par grâce notre âme prend forme de serrure.
Mais je voulais surtout te remercier car le déferlement de tes mots ont justement pris l'apparence d'une clé qui a délivré quelques inspirations gelée en moi. oui, même si la compréhension intellectuelle ne s'est pas invitée ici et là lors de la lecture de plusieurs de tes mots, ils m'ont soudainement relié a un flots de créativité qui ne demande qu'a s'émanciper. c'est étonnant mais j'ai souvent la sensation que la poésie par ses sonorités inaudible ouvre en nous des portes insoupçonnées.Merci donc pour ce don involontaire .
avenance · le dimanche 18 septembre 2011 à 22:46
Merci pour ce très beau texte, ce petit poème en prose qui lui-même m'inspire d'autres poèmes possibles.
Amitiés. Avenance.
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