Que m'est-il permis d'espérer?
Que m’est-il permis d’espérer?
…..Fils et filles du Hasard, fils et filles de la Terre et des Lointains,
Délivrés et livrés aux servitudes de la Chair, à la contrainte tendre
Et difficile du vaste Libre, « Délivrance » est le Nom hasardé pour
Le Surgir et le Venir, fête et pleurs des naissances dans le Mystère
Profane, l’absence même de secret, fleurs de richesse et nudité et
Pauvreté, ces corps de Chance et de Souffrir, ils ont à commencer
Ô Délivrance, leur Être, la Prodigalité!……
Ce que nous fûmes, ce que nous sommes et nous serons, une Ferveur,
Une Fatigue, une Folie dans la passion du mouvement, Formes
Labiles du Plaisir, Formes du Déplaisir, les mannequins blessés,
Mélancoliques de la Loi, anges ensanglantés aux grillages du
Monde, marcheurs passifs et agissants, voici en vous les affections
Du Corps, le gré imprévisible de l’humeur et la malignité des
Choses et la poussée aveugle des Passions, le délire des organes,
Voici le raisonnable et le déraisonnable, ils ont à endurer
Ô Délivrance, leurs rites et la Nécessité!…..
Quelle est la Loi dont ne parviennent que des Signes inlassables,
Altérés et les langues nombreuses qui ne finissent pas, Parole de
Vertige, peut-être impure déjà, déjà désorientée et quel est l’ordre
Du Savoir? Est-ce le Rire du Non-Sérieux dans les plis et replis
Du Vivant et sous le masque de Douleur et qu’est-il permis
D’espérer dans le commerce avec le Monde, avec les Autres, avec
Soi-même, grimaces et déraison, déjà toujours une infinité d’injustices
Et d’offenses, Ô n’être plus de ce Monde! En est-il donc un autre?
Je cherche comme chacun les prairies de la Paix, la porte et le
Sentier…..Ils ont à patienter dans le Vieillir….
Ô Délivrance, l’abri de l’Être, l’Eternité?……
…..Fils et filles du Hasard, fils et filles de la Terre et des Lointains,
Délivrés et livrés aux servitudes de la Chair, à la contrainte tendre
Et difficile du vaste Libre, « Délivrance » est le Nom hasardé pour
Le Surgir et le Venir, fête et pleurs des naissances dans le Mystère
Profane, l’absence même de secret, fleurs de richesse et nudité et
Pauvreté, ces corps de Chance et de Souffrir, ils ont à commencer
Ô Délivrance, leur Être, la Prodigalité!……
Ce que nous fûmes, ce que nous sommes et nous serons, une Ferveur,
Une Fatigue, une Folie dans la passion du mouvement, Formes
Labiles du Plaisir, Formes du Déplaisir, les mannequins blessés,
Mélancoliques de la Loi, anges ensanglantés aux grillages du
Monde, marcheurs passifs et agissants, voici en vous les affections
Du Corps, le gré imprévisible de l’humeur et la malignité des
Choses et la poussée aveugle des Passions, le délire des organes,
Voici le raisonnable et le déraisonnable, ils ont à endurer
Ô Délivrance, leurs rites et la Nécessité!…..
Quelle est la Loi dont ne parviennent que des Signes inlassables,
Altérés et les langues nombreuses qui ne finissent pas, Parole de
Vertige, peut-être impure déjà, déjà désorientée et quel est l’ordre
Du Savoir? Est-ce le Rire du Non-Sérieux dans les plis et replis
Du Vivant et sous le masque de Douleur et qu’est-il permis
D’espérer dans le commerce avec le Monde, avec les Autres, avec
Soi-même, grimaces et déraison, déjà toujours une infinité d’injustices
Et d’offenses, Ô n’être plus de ce Monde! En est-il donc un autre?
Je cherche comme chacun les prairies de la Paix, la porte et le
Sentier…..Ils ont à patienter dans le Vieillir….
Ô Délivrance, l’abri de l’Être, l’Eternité?……
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6 commentaires
larose · le lundi 25 juillet 2011 à 15:28
amitiés
avenance · le lundi 25 juillet 2011 à 16:48
domidom · le lundi 25 juillet 2011 à 19:40
Quelle question étrange...
D'abord tout est une question d'âge mon cher Avenance, il y a un temps pour tout, celui où gravite encore l'espoir, et l'autre, celui qui nous enlève tout droits d'espèrer...
Fils ou filles du hasard...
Mais nous sommes tous des enfants du hasard, nous naissons tous libres, libres d'être ou de ne pas être, nous naissons avec nos pleurs et nos rêves, nous sommes tous soumis aux joies et aux souffrances...
Ce que nous fumes, Dieu seul le sait ????
Ce que nous sommes???
D'infatigables feux-follets qui planons dans notre univers...
Ce que nous serons???
Peu importe...
Vivons le moment présent, c'est peut être encore ma meilleure chose à faire pour notre propre évolution...
Plaisirs, déplaisirs, etc...etc...
Nostalgie, ou mélancolie, vivons les instants présents, laissons nous emporter par la spontanéité , vivons nos humeurs et nos rêves, soyons nous même en toutes circonstances...
Le vertige, le savoir!!!
Le savoir qui donne des vertiges et nous enlise malgré nous, qui fait de nous des êtres à part, voir superficiels, et qui sans trop savoir comment, se perdent dans les méandres de la vie...
La Délivrance!!!
Quelle délivrance???
L'être humain s'emprisonne lui même, il ouvrent et referment des portes sans se soucier des embûches et de son propre avenir...
L' Eternité !!!
Là encore, que savons nous de l'Eternité ???
A bientôt cher Avenance, c'est toujours un plaisir de te lire...
Mes amitiés...
Domie...
sandou70 · le lundi 25 juillet 2011 à 22:35
Amitiés
http://www.mespoemes.net/sandou70
avenance · le jeudi 28 juillet 2011 à 23:04
Merci encore d'avoir aimé ce texte!
Amitiés. Avenance.
avenance · le vendredi 29 juillet 2011 à 00:16
J'aime bien également la manière dont tu renverses d'un coup de main habile et péremptoire certaines affirmations ou certaines questions: "Dieu seul le sait!!!...Peu importe!!...Quelle Délivrance??? Qu'en savons-nous???? ". Peut-être est-ce là le meilleur moyen de renvoyer les questions ultimes à leur silence et à leur absence constitutive de réponses? Sur l'art de vivre que tu proposes:"Vivons le moment présent!", je serais peut-être moins d'accord car c'est précisément ce moment présent qui sans cesse nous échappe et nous force, malgré nous, à interroger nostalgiquement le passé, à nous soucier de l'espérance pour les autres moments qui seront présents et ainsi de suite sans repos possible.....Et la Loi de naissance et de disparition que j'appelle Délivrance reste à jamais hors savoir et pourtant c'est elle qui nous enjoint, malgré nous encore, à questionner la Loi! Que ce soit, comme je disais à sandou70 plus haut, avec la plus grande conscience possible, avec l'amour et la joie les plus intenses s'il se peut. S'il faut parler de valeur, alors est-ce là, peut-être, notre plus grande dignité???
Merci encore, Domie, pour ce dialogue passionnant que nous menons à travers lectures et commentaires!
Amitiés. Avenance.
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