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Poésie et Pensée

Introuvable Demeure.

Le mercredi 23 novembre 2011 à 03:42, posté par Avenance · 417 lectures

Introuvable Demeure.




…..Ainsi, nous faudra-t-il pour le Temps imparti, juste et injuste durée,
Nous faudra-t-il porter ce Corps étrange et de peu d’Être, ce corps sevré
Et délivré aux contraintes étroites de sa chair, dans la gangue de peau et
Dans le Battement de la Béance du Dehors, de Raideur minérale et de
Plasticité, ce corps tranché, aux fleurs de sang et de gestes étranges, ce corps aux
Drames incessants de ses métamorphoses, ce corps abandonné, appartenu
Dans le cercle et la danse du Temps, de l’Être et de l’Espace…..

Ainsi nous faudra-t-il, Ô Vivants arrachés, mélangés, porter ce visage
Poreux et ces mains exposés, cette Mémoire, cette Attente blessées,
Cette Déviance inexpliquée, ce Retard d’Origine, ce Pouvoir impuissant
Où s’originent l’énigme nombreuse de la Langue et les Questions encore
Inquestionnées, nous faudra-t-il porter la honte d’une Compréhension qui
Ne s’atteint jamais et ce Cœur vulnérable dont les routes obliques et les
Cartes tentées ne se rejoignent pas, violence inhabitable et nous cherchons
Toujours une Demeure…..

Dans la désolation de n’être pas des Dieux, le désespoir d’être toujours
Visibles, atteints, jugés, médits, Corps et Cœurs exilés, nous rêvons
L’idéale Maison, ce Monastère en nous d’amour et de savoir aux croisées
De lumière, aux voûtes sensuelles habitées de silence et de contemplation,
Aux murs peuplés de livres essentiels, alcôves de velours, divans profonds
Pour le secret des Songes, l’amitié du Séjour, cloîtres où deviser parmi la
Rumeur des fontaines, la senteur des jardins, l’odeur du chèvrefeuille…..

Amère antinomie, le Temps éclate, toute Maison déjà pillée, Séjours
Nomades et Présence rompue, Amours trahies et Rêves dévastés aux
Sapes des Questions, Commencements et Fins habités d’Inconnu,
Naissance et Mort voilées d’un manteau d’Inconscience, toute Quiétude
Impure, Bonheurs intermittents, ainsi nous faudra-t-il recueillir les
Vestiges, la Dissémination et traduire la pierre de l’Illisible en langues
Approchantes, le méandreux des Vies en langues méandreuses, habiter
labyrinthiquement, au-dedans, au-dehors, dans l’Expansion et le Retrait
Et dans le Non-Repos, une Demeure inachevée dans la Demeure du
Monde entre Rêve et Questions, entre l’Envie et l’Abandon……….
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7 commentaires

domidom · le mercredi 23 novembre 2011 à 11:40

Avons nous d'autres choix que de subir....
Comment pourrions nous changer ce que les Dieux ont édifiés, depuis que le monde est monde, il y a eu des drames, des guerres, des crimes, le sang des humains à maculé la terre, devant ces écheveaux d'évènements nous demeurons impuissants....
Notre nous est habité est habité par d'autres désirs, nous aimerions pour la plupart d'entre nous, évoluer dans la paix et nous retrouver dans le silence, mais les chambardements nous entraînent malgré notre propre volonté, nous sommes portés, emportés par les énigmes du temps, nous sommes comme perdus dans un profond et interminable labyrinthe, nous ne trouvons plus la porte de sortie, emprisonnés dans des idéologies qui nous sont pour la plupart inconnues. ...
J'aime bien ce passage, (Mort et naissance voilés d'un manteau d'inconscience)...
C'est justement cette inconscience qui de tout temps à mener l'humain à sa perte, son inconscience et son orgueil démesuré...
Repos, non repos, désir, envie, un tourbillon incessant, qui nous obsède, nous envahit et pourtant, nous mène à rien...
Mes amitiés cher Avenance...
A bientôt...
Domie...

domidom · le mercredi 23 novembre 2011 à 11:46

Je ne sais pas ce qui se passe ce matin, Internet déraille , et j'ai beaucoup de problèmes pour envoyer des messages, d'ailleurs, vois ci-dessus, je ne comprends pas ce qui à bien pu se passer, il s'est couper quelques secondes, et voilà le résultat...
Mes amitiés...Domie...

larose · le mercredi 23 novembre 2011 à 19:59

Bonsoir cher ami de belles images comme je les aime, le temps nos et compté alors autant ne pas se prendre la tête!
amitié!

celiane · le jeudi 24 novembre 2011 à 10:08

Merci avenance pour ce nouveau poème.
Je crois cerner un peu le sentiment qui est là en lisant, il me place dans le regard qui contemple ce déchirement entre" l'expansion et le retrait "comme tu le dis. Et ce regard est souple, apaisant et apaisé, reposoir en dehors de tout jugement Regard source qu'il me fait bon de revêtir a travers tes mots. http://www.mespoemes.net/celiane

avenance · le jeudi 24 novembre 2011 à 22:03

Bonsoir, Domie, merci pour ton très beau commentaire: dans l'affairement et l'agitation générale, nous n'avons que des moments limités de repos et de sérénité; sous tout geste de pensée, une idéale maison est cachée où habiter vraiment mais elle est du domaine du rêve et le Réel l'a déjà dévastée, il n'en reste que vestiges et tessons que nous avons à recueillir, à rassembler tant bien que mal au creuset du poème et de l'oeuvre......Amitiés. Avenance.

avenance · le jeudi 24 novembre 2011 à 22:08

Bonsoir, larose, je n'ai pas oublié dans ma maison rêvée les fleurs qui te plaisent tant et que tu célèbres si bien! A bientôt. Avenance.

avenance · le jeudi 24 novembre 2011 à 22:18

Bonsoir, celiane, au coeur du déchirement gît peut-être le grain de la sérénité dont il faut attendre la maturation, au coeur de l'inhabitable se cache peut-être le secret d'une habitation essentielle.....Merci pour ton beau commentaire. Avenance.

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