Introuvable Demeure.
Introuvable Demeure.
…..Ainsi, nous faudra-t-il pour le Temps imparti, juste et injuste durée,
Nous faudra-t-il porter ce Corps étrange et de peu d’Être, ce corps sevré
Et délivré aux contraintes étroites de sa chair, dans la gangue de peau et
Dans le Battement de la Béance du Dehors, de Raideur minérale et de
Plasticité, ce corps tranché, aux fleurs de sang et de gestes étranges, ce corps aux
Drames incessants de ses métamorphoses, ce corps abandonné, appartenu
Dans le cercle et la danse du Temps, de l’Être et de l’Espace…..
Ainsi nous faudra-t-il, Ô Vivants arrachés, mélangés, porter ce visage
Poreux et ces mains exposés, cette Mémoire, cette Attente blessées,
Cette Déviance inexpliquée, ce Retard d’Origine, ce Pouvoir impuissant
Où s’originent l’énigme nombreuse de la Langue et les Questions encore
Inquestionnées, nous faudra-t-il porter la honte d’une Compréhension qui
Ne s’atteint jamais et ce Cœur vulnérable dont les routes obliques et les
Cartes tentées ne se rejoignent pas, violence inhabitable et nous cherchons
Toujours une Demeure…..
Dans la désolation de n’être pas des Dieux, le désespoir d’être toujours
Visibles, atteints, jugés, médits, Corps et Cœurs exilés, nous rêvons
L’idéale Maison, ce Monastère en nous d’amour et de savoir aux croisées
De lumière, aux voûtes sensuelles habitées de silence et de contemplation,
Aux murs peuplés de livres essentiels, alcôves de velours, divans profonds
Pour le secret des Songes, l’amitié du Séjour, cloîtres où deviser parmi la
Rumeur des fontaines, la senteur des jardins, l’odeur du chèvrefeuille…..
Amère antinomie, le Temps éclate, toute Maison déjà pillée, Séjours
Nomades et Présence rompue, Amours trahies et Rêves dévastés aux
Sapes des Questions, Commencements et Fins habités d’Inconnu,
Naissance et Mort voilées d’un manteau d’Inconscience, toute Quiétude
Impure, Bonheurs intermittents, ainsi nous faudra-t-il recueillir les
Vestiges, la Dissémination et traduire la pierre de l’Illisible en langues
Approchantes, le méandreux des Vies en langues méandreuses, habiter
labyrinthiquement, au-dedans, au-dehors, dans l’Expansion et le Retrait
Et dans le Non-Repos, une Demeure inachevée dans la Demeure du
Monde entre Rêve et Questions, entre l’Envie et l’Abandon……….
…..Ainsi, nous faudra-t-il pour le Temps imparti, juste et injuste durée,
Nous faudra-t-il porter ce Corps étrange et de peu d’Être, ce corps sevré
Et délivré aux contraintes étroites de sa chair, dans la gangue de peau et
Dans le Battement de la Béance du Dehors, de Raideur minérale et de
Plasticité, ce corps tranché, aux fleurs de sang et de gestes étranges, ce corps aux
Drames incessants de ses métamorphoses, ce corps abandonné, appartenu
Dans le cercle et la danse du Temps, de l’Être et de l’Espace…..
Ainsi nous faudra-t-il, Ô Vivants arrachés, mélangés, porter ce visage
Poreux et ces mains exposés, cette Mémoire, cette Attente blessées,
Cette Déviance inexpliquée, ce Retard d’Origine, ce Pouvoir impuissant
Où s’originent l’énigme nombreuse de la Langue et les Questions encore
Inquestionnées, nous faudra-t-il porter la honte d’une Compréhension qui
Ne s’atteint jamais et ce Cœur vulnérable dont les routes obliques et les
Cartes tentées ne se rejoignent pas, violence inhabitable et nous cherchons
Toujours une Demeure…..
Dans la désolation de n’être pas des Dieux, le désespoir d’être toujours
Visibles, atteints, jugés, médits, Corps et Cœurs exilés, nous rêvons
L’idéale Maison, ce Monastère en nous d’amour et de savoir aux croisées
De lumière, aux voûtes sensuelles habitées de silence et de contemplation,
Aux murs peuplés de livres essentiels, alcôves de velours, divans profonds
Pour le secret des Songes, l’amitié du Séjour, cloîtres où deviser parmi la
Rumeur des fontaines, la senteur des jardins, l’odeur du chèvrefeuille…..
Amère antinomie, le Temps éclate, toute Maison déjà pillée, Séjours
Nomades et Présence rompue, Amours trahies et Rêves dévastés aux
Sapes des Questions, Commencements et Fins habités d’Inconnu,
Naissance et Mort voilées d’un manteau d’Inconscience, toute Quiétude
Impure, Bonheurs intermittents, ainsi nous faudra-t-il recueillir les
Vestiges, la Dissémination et traduire la pierre de l’Illisible en langues
Approchantes, le méandreux des Vies en langues méandreuses, habiter
labyrinthiquement, au-dedans, au-dehors, dans l’Expansion et le Retrait
Et dans le Non-Repos, une Demeure inachevée dans la Demeure du
Monde entre Rêve et Questions, entre l’Envie et l’Abandon……….
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7 commentaires
domidom · le mercredi 23 novembre 2011 à 11:40
Comment pourrions nous changer ce que les Dieux ont édifiés, depuis que le monde est monde, il y a eu des drames, des guerres, des crimes, le sang des humains à maculé la terre, devant ces écheveaux d'évènements nous demeurons impuissants....
Notre nous est habité est habité par d'autres désirs, nous aimerions pour la plupart d'entre nous, évoluer dans la paix et nous retrouver dans le silence, mais les chambardements nous entraînent malgré notre propre volonté, nous sommes portés, emportés par les énigmes du temps, nous sommes comme perdus dans un profond et interminable labyrinthe, nous ne trouvons plus la porte de sortie, emprisonnés dans des idéologies qui nous sont pour la plupart inconnues. ...
J'aime bien ce passage, (Mort et naissance voilés d'un manteau d'inconscience)...
C'est justement cette inconscience qui de tout temps à mener l'humain à sa perte, son inconscience et son orgueil démesuré...
Repos, non repos, désir, envie, un tourbillon incessant, qui nous obsède, nous envahit et pourtant, nous mène à rien...
Mes amitiés cher Avenance...
A bientôt...
Domie...
domidom · le mercredi 23 novembre 2011 à 11:46
Mes amitiés...Domie...
larose · le mercredi 23 novembre 2011 à 19:59
amitié!
celiane · le jeudi 24 novembre 2011 à 10:08
Je crois cerner un peu le sentiment qui est là en lisant, il me place dans le regard qui contemple ce déchirement entre" l'expansion et le retrait "comme tu le dis. Et ce regard est souple, apaisant et apaisé, reposoir en dehors de tout jugement Regard source qu'il me fait bon de revêtir a travers tes mots. http://www.mespoemes.net/celiane
avenance · le jeudi 24 novembre 2011 à 22:03
avenance · le jeudi 24 novembre 2011 à 22:08
avenance · le jeudi 24 novembre 2011 à 22:18
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