Des Chants de Non-Naissance.
…..Aux heures silencieuses, presque immobiles, entre veille et
Songeries, entre Désir et somnolence, écoute l’Inquiétude qui
Palpite et l’Angoisse incessante du Vivre. Très haut Amont dans
Le cœur du Visible et dans le corps du Monde, Dévoilement et
Voilement poursuivent leur mouvance et le Mystère de leurs
Echanges. Il n’est de Vie, sans doute, que chrysalide de Chair
Et sortilège de Matière, que Tremblement. Ecoute dans la
Profération et l’infini du croisement des voix humaines, dans
La supplique et l’ineffable du Regard animal, l’Enlacement au
Monde, au Devenir, l’acclamation de Soi, le murmure et le cri
Et plus avant que Soi, les premières Ligatures en amoureux
Combat, la plainte étrange de Tendresse et Souffrance….
De tous et de chacun Janus Bifrons est le visage, ils portent les
Êtres-nés-mourants le double sceau de la fureur du Vivre et la
Mélancolie, il s’entremêle au corps du Monde et à la Chair à
Vif, à mort, et dans l’étonnement de l’âme retournée contre soi,
Essences et Contre-essences. Venez et regardez l’Avers et le
Revers, les Versants adossés, l’un et l’Autre: Désir, Puissance
Et Joie, Fatigue, Inappétence, Tristesse du Fini. Pour les vieux
Arrivés que nous sommes, hors du tout connu, tombés dans
L’Incertain, le Différent et la Perplexité: hors du Chez-Soi,
Enormité, Stupeur du Non-Moi! Où est la vie naïve et tendre
Et loyalement forte à quoi j’aspire et tends?…..
Héritages trop lourds, Douleurs, Difformités, pourquoi faut-il
Parfois que la Vitalité nous lasse? Je rêve la clairière impossible
Et paisible, l’ombrage avenant d’un repos, d’une trêve…. Ô
Impavide Sérénité telle qu’une Harmonie d’avant le Naître et
Le Sortir, Ô l’espace amène d’un Dedans! Que je célèbre à
Demi-voix, pur de ressentiment et pur de tout mépris, s’il est
Possible, la cire fœtale et molle où nage et dort un silencieux
Levain d’immobile lenteur, l’osmose d’un murmure et d’un
Chant sans langue ni le déchirement des Signes, le Bain
Anténatal d’éternelle Jouvence, très douce et très ancienne
Avant-Naissance, un doux entour de moi et de non-moi bercé
D’Indétermination! Ô bonheur, l’être-porté et l’être- rassemblé,
Libre d’effort, libre de drame et déploiement, Voix sourdes et
Feutrées, ouate liquide de tiédeur! Ô Limbes!…..
Aux heures silencieuses, il naît parfois des Chants de Non-Naissance,
Des Rêves d’Insavoir oublieux dont s’apaise l’incessante Inquiétude
Du Vivre……
Songeries, entre Désir et somnolence, écoute l’Inquiétude qui
Palpite et l’Angoisse incessante du Vivre. Très haut Amont dans
Le cœur du Visible et dans le corps du Monde, Dévoilement et
Voilement poursuivent leur mouvance et le Mystère de leurs
Echanges. Il n’est de Vie, sans doute, que chrysalide de Chair
Et sortilège de Matière, que Tremblement. Ecoute dans la
Profération et l’infini du croisement des voix humaines, dans
La supplique et l’ineffable du Regard animal, l’Enlacement au
Monde, au Devenir, l’acclamation de Soi, le murmure et le cri
Et plus avant que Soi, les premières Ligatures en amoureux
Combat, la plainte étrange de Tendresse et Souffrance….
De tous et de chacun Janus Bifrons est le visage, ils portent les
Êtres-nés-mourants le double sceau de la fureur du Vivre et la
Mélancolie, il s’entremêle au corps du Monde et à la Chair à
Vif, à mort, et dans l’étonnement de l’âme retournée contre soi,
Essences et Contre-essences. Venez et regardez l’Avers et le
Revers, les Versants adossés, l’un et l’Autre: Désir, Puissance
Et Joie, Fatigue, Inappétence, Tristesse du Fini. Pour les vieux
Arrivés que nous sommes, hors du tout connu, tombés dans
L’Incertain, le Différent et la Perplexité: hors du Chez-Soi,
Enormité, Stupeur du Non-Moi! Où est la vie naïve et tendre
Et loyalement forte à quoi j’aspire et tends?…..
Héritages trop lourds, Douleurs, Difformités, pourquoi faut-il
Parfois que la Vitalité nous lasse? Je rêve la clairière impossible
Et paisible, l’ombrage avenant d’un repos, d’une trêve…. Ô
Impavide Sérénité telle qu’une Harmonie d’avant le Naître et
Le Sortir, Ô l’espace amène d’un Dedans! Que je célèbre à
Demi-voix, pur de ressentiment et pur de tout mépris, s’il est
Possible, la cire fœtale et molle où nage et dort un silencieux
Levain d’immobile lenteur, l’osmose d’un murmure et d’un
Chant sans langue ni le déchirement des Signes, le Bain
Anténatal d’éternelle Jouvence, très douce et très ancienne
Avant-Naissance, un doux entour de moi et de non-moi bercé
D’Indétermination! Ô bonheur, l’être-porté et l’être- rassemblé,
Libre d’effort, libre de drame et déploiement, Voix sourdes et
Feutrées, ouate liquide de tiédeur! Ô Limbes!…..
Aux heures silencieuses, il naît parfois des Chants de Non-Naissance,
Des Rêves d’Insavoir oublieux dont s’apaise l’incessante Inquiétude
Du Vivre……
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2 commentaires
domidom · le jeudi 8 mars 2012 à 16:29
Aux heures silencieuses de notre vie, nous sommes à l'écoute de nos pensées, souvent elles sont angoissantes, car souvent on se pose la question...
Qui suis-je???
Qu'est-ce que je fiche sur cette terre???
On pense son temps à décrypter le monde qui nous entoure et qui demeure si profondément mystérieux, car au fond, notre vie est faite d'incohérence, .et nos propres exigences ne sont elles pas qu'un éternel combat....
Nous somme sur terre pour vivre et pour souffrir, car la souffrance, peut naître de tout et de rien....
A notre naissance, nous sommes déjà condamnés et programmé face à la mort, le temps, petit à petit nous prend nos forces, notre raison, notre mémoire, et face à la jeunesse, nous ne sommes plus rien....
A cette période de notre vie, période que l'on appelle le vieillissement, n'avons nous pas au fond de nous quelques ressentiments face à notre naissance!!!
Nous n'avons jamais demandé à vivre, alors, à quoi bon vivre pour souffrir, pourquoi ne sommes nous pas resté à l'abri, dans le ventre de notre mère...
Non naissance ne veut pas exprimer grand chose, avant naissance non plus d'ailleurs, et la vie, notre vie, a quoi sert elle???.
Aux heures silencieuses de notre vie, il faut s'interroger sur tellement de choses, les mystères qui entourent la vie et la mort, mystères que nous ne comprendront jamais.....
Mes amitiés....Domie...
avenance · le jeudi 22 mars 2012 à 04:01
Amitiés. Avenance.
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