Orages Intérieurs.
Orages Intérieurs.
…..Un soir d’orages intérieurs, je roulais en moi-même, entre peur et vertige,
Telles questions trop vastes et de quel fond montées, infantile, sauvage,
Déraisonnable, de quelle caverne originelle de demi-cécité, oraculaire,
Telles amères Paroles, tels Signes infondés, bégaiement de Mortels et dans
L’Egarement nombreux des langues: où sont les Raisons et les Fins et la
Mesure et le Principe, le Sens obvie et les Modèles? Qu’advient-il de la
Chair, à quoi s’en vont les Jours et que faut-il attendre et qui regardons-nous
Aux linges des Visages, au tissu des miroirs, au cortège des Œuvres?…..
Dans l’Eperdu, quelles mains secourables, dans l’En-Allé et la Froidure,
Que retrouver du Corps soyeux, l’Enveloppe, la Mère de l’Origine et la
Sœur inconnue? Depuis toujours, il est rompu le fil d’Ariane, Icare au
Piège du Soleil, s’abîme aux gouffres de la Mer, Ulysse revenu, âgé, se
Remémore en vain les illusions lyriques et le Périple ardent et les
Chercheurs de Graal, oublieux, déroutés, n’auront vécu enfin que la Fin
Des Merveilles, la Mort du Père, Lumière vacillante, éteinte, image du
Plus haut que soi, enfin rendus à eux-mêmes, à eux seuls…..
Où sont les Raisons et les Fins? L’Injonction que nous sommes à être
Et à désêtre, ensemble et solitaires, émane, assourdissante et silencieuse,
Loi du Vivant, heurté, blessé, venant, allant, s’affairant et mourant dans
Le Risque et la Chance, dans l’Immense et l’Infime, Loi des Mortels
Parlants, Corps de retardement et des impasses, êtres de ruse pour la
Loi de Survie, êtres de temporisation, de fuite et des attentes, Vivants
En mal de sens, en mal de monde et de mesure, inventeurs de Modèles
Et d’Histoires, en mal de fin, en mal d’essence…..
Je pense aux émotions premières, à la horde, à la steppe, aux cavernes,
A l’Angoisse, espace ouvert des horizons, la peur fertile des cachettes,
Aux élaborations mentales en absence, en distance, aux projectiles, aux
Schèmes ressassés des Bêtes fantasmées, à la Curiosité, aux atavismes,
Aux descendances, à l’Abandon…..Un soir d’orages intérieurs, entre
Peur et Vertige, il me parut que l’Abandon était, peut-être, le Secret du
Commun, les Uns les Autres, à nous-mêmes notre étrange Présence dans
La Courbe immense et brisée de l’Histoire, Raison et Fin…..
Zébrures d’Eclairs…..
…..Un soir d’orages intérieurs, je roulais en moi-même, entre peur et vertige,
Telles questions trop vastes et de quel fond montées, infantile, sauvage,
Déraisonnable, de quelle caverne originelle de demi-cécité, oraculaire,
Telles amères Paroles, tels Signes infondés, bégaiement de Mortels et dans
L’Egarement nombreux des langues: où sont les Raisons et les Fins et la
Mesure et le Principe, le Sens obvie et les Modèles? Qu’advient-il de la
Chair, à quoi s’en vont les Jours et que faut-il attendre et qui regardons-nous
Aux linges des Visages, au tissu des miroirs, au cortège des Œuvres?…..
Dans l’Eperdu, quelles mains secourables, dans l’En-Allé et la Froidure,
Que retrouver du Corps soyeux, l’Enveloppe, la Mère de l’Origine et la
Sœur inconnue? Depuis toujours, il est rompu le fil d’Ariane, Icare au
Piège du Soleil, s’abîme aux gouffres de la Mer, Ulysse revenu, âgé, se
Remémore en vain les illusions lyriques et le Périple ardent et les
Chercheurs de Graal, oublieux, déroutés, n’auront vécu enfin que la Fin
Des Merveilles, la Mort du Père, Lumière vacillante, éteinte, image du
Plus haut que soi, enfin rendus à eux-mêmes, à eux seuls…..
Où sont les Raisons et les Fins? L’Injonction que nous sommes à être
Et à désêtre, ensemble et solitaires, émane, assourdissante et silencieuse,
Loi du Vivant, heurté, blessé, venant, allant, s’affairant et mourant dans
Le Risque et la Chance, dans l’Immense et l’Infime, Loi des Mortels
Parlants, Corps de retardement et des impasses, êtres de ruse pour la
Loi de Survie, êtres de temporisation, de fuite et des attentes, Vivants
En mal de sens, en mal de monde et de mesure, inventeurs de Modèles
Et d’Histoires, en mal de fin, en mal d’essence…..
Je pense aux émotions premières, à la horde, à la steppe, aux cavernes,
A l’Angoisse, espace ouvert des horizons, la peur fertile des cachettes,
Aux élaborations mentales en absence, en distance, aux projectiles, aux
Schèmes ressassés des Bêtes fantasmées, à la Curiosité, aux atavismes,
Aux descendances, à l’Abandon…..Un soir d’orages intérieurs, entre
Peur et Vertige, il me parut que l’Abandon était, peut-être, le Secret du
Commun, les Uns les Autres, à nous-mêmes notre étrange Présence dans
La Courbe immense et brisée de l’Histoire, Raison et Fin…..
Zébrures d’Eclairs…..
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2 commentaires
domidom · le mardi 29 mai 2012 à 15:03
S'ils nous étaient possible de savoir réellement ce qu'il y a après la mort, que ferions-nous?...Que deviendrait notre vie?... Peut être n'aurions-nous plus de morale....
Entre peur, vertige et SAGESSE, que ferions-nous de nos principes?...
Devons nous compter sur des mains secourables ou bien ne compter que sur nous même, pour nous guider sur le dur chemin de la vie ?...
L'infini, l'éternité est une utopie, la mort est une vérité, sur cette terre, nous ne sommes au quotidien qu'en survie, la mort elle même est une ruse, on ne sait jamais quand elle viendra nous happer, mais il ne faut pas la craindre, nous somme nés avec elle, elle nous emportera...
Où sont nos émotions premières, malgré les embûches que nous traversons au quotidien, elles sont gravées quelque part, dans un coin de notre cerveau, elles seront nos compagnes jusqu'à notre dernier souffle...
Entre peur et vertige, entre vie et mort, nos courbes ont pour chacun de nous une dimension différente, car c'est nous même qui la définissons....
Amitiés....Domie...
Amitiés.....
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
avenance · le mardi 29 mai 2012 à 21:02
Tu as raison de dire que les émotions premières surtout la peur et l'angoisse, ne cessent pas et qu'elles nous accompagnent du commencement à la fin: elles sont certes douloureuses mais elles sont aussi nourricières et créatrices; sans elles pas de conscience, pas d'imagination, pas de récits, pas d'affabulations, pas de ruse pour la survie. L'essentiel est peut-être de les canaliser, de les sublimer,de les transformer en oeuvre, en narrations, en poésie, de les esthétiser. Peut-être, au fond, faut-il leur faire confiance puisqu'elles proviennent des origines et qu'elles signent notre "humanité"?
A bientôt. Amitiés. Avenance.
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