La Lutte avec l'Etrange.
La Lutte avec l’Etrange.
…..C’est de l’Intime du Dehors de l’Etrange, matières fluides et malléables,
Sphères toujours brisées, ossatures et chairs, Ouvert scellé, que tient le Provenir
Sa Provenance, les contours et les formes des choses, le Devenir son Devenir qui
Toujours se transforme et se change, Durées, Passages enchevêtrés, écorces infinies,
Ultimes sèves introuvables, Emergences, Reprises, de l’Intime du Dehors de l’Etrange
Confusément que viennent Apérités, Ouvertures, Béances et les Déséquilibres,
Découvrement couvert, oublieux Non-Oubli, Vérité du Verrou, le Dehors étrange de
L’Intime qui porte et qui emporte, qui prend et surprend et reprend, qui enveloppe
D’une Etoffe et rêveuse et réelle le cours des Univers et des Choses humaines, Racines, Etoiles, Jours étranges, Nuits fidèles, Dentelle inextricable des Espèces,
Arborescences et Fleuves innombrables, Flux et Reflux du Sang, Ondoyances,
Brisures, Disparitions et Résurgences, d’autres Contours et d’autres Formes, sur
Fond d’Oubli, sur Fond d’Etrange dont le Fond se divulgue et s’absente……
Bogue striée, fendue, c’est de l’Etrange que naissent et meurent en Avenance
Corps et Consciences entremêlés et nous sommes d’abord de l’Oubli, de l’Insu
Et nous sommes d’abord de l’Etrange. Elle est scellée, opaque, la fenêtre de l’âme
Et du cœur, ils se connaissent et méconnaissent les Nombreux, les Mortels en
Signes malhabiles, en étrange Commerce, ils fécondent et bâtissent des Mondes
Pour parer à l’Etrange, pour endurer le Chaos et le Temps, ils instituent, pour la
Consolation, ils divisent et nomment en Langues réflexives, communément, en
Idiomes étranges, réciproques, ils dénouent en rites et symboles l’impénétrable
Nœud, l’Ami et l’Ennemi, pour pacifier et pratiquer l’inévitable Prédation. Ô en
Étrange Poème, L’hémorragie synonymique de la Langue où tout se tient et se
Différencie!…..A remonter le Fleuve de l’Oubli, s’épuise le Connaître, s’égare
Le Comprendre, à pénétrer l’Enigme des Spécifications, Vivant et Non- Vivant,
Ils endurent l’Attente, la lutte avec l’Etrange! Ô Extra-innéité!…….
L’Âge nous précipite, nous devenons ce que nous sommes, étranges à nous-mêmes,
Les Parlants, les Mourants, l’Espèce qui sait qu’elle sait qu’elle ne sait pas et
L’Etrange initie, ne quitte pas la Prodigalité de l’Être ni son Retrait, l’Etrange
Peut-être plus ancien que l’Être! Stupeur, Joie et Souffrance rythment la Danse et
Traversent les cœurs de leurs intermittences, il faut danser! Nous allons à
L’Etrange!……
…..C’est de l’Intime du Dehors de l’Etrange, matières fluides et malléables,
Sphères toujours brisées, ossatures et chairs, Ouvert scellé, que tient le Provenir
Sa Provenance, les contours et les formes des choses, le Devenir son Devenir qui
Toujours se transforme et se change, Durées, Passages enchevêtrés, écorces infinies,
Ultimes sèves introuvables, Emergences, Reprises, de l’Intime du Dehors de l’Etrange
Confusément que viennent Apérités, Ouvertures, Béances et les Déséquilibres,
Découvrement couvert, oublieux Non-Oubli, Vérité du Verrou, le Dehors étrange de
L’Intime qui porte et qui emporte, qui prend et surprend et reprend, qui enveloppe
D’une Etoffe et rêveuse et réelle le cours des Univers et des Choses humaines, Racines, Etoiles, Jours étranges, Nuits fidèles, Dentelle inextricable des Espèces,
Arborescences et Fleuves innombrables, Flux et Reflux du Sang, Ondoyances,
Brisures, Disparitions et Résurgences, d’autres Contours et d’autres Formes, sur
Fond d’Oubli, sur Fond d’Etrange dont le Fond se divulgue et s’absente……
Bogue striée, fendue, c’est de l’Etrange que naissent et meurent en Avenance
Corps et Consciences entremêlés et nous sommes d’abord de l’Oubli, de l’Insu
Et nous sommes d’abord de l’Etrange. Elle est scellée, opaque, la fenêtre de l’âme
Et du cœur, ils se connaissent et méconnaissent les Nombreux, les Mortels en
Signes malhabiles, en étrange Commerce, ils fécondent et bâtissent des Mondes
Pour parer à l’Etrange, pour endurer le Chaos et le Temps, ils instituent, pour la
Consolation, ils divisent et nomment en Langues réflexives, communément, en
Idiomes étranges, réciproques, ils dénouent en rites et symboles l’impénétrable
Nœud, l’Ami et l’Ennemi, pour pacifier et pratiquer l’inévitable Prédation. Ô en
Étrange Poème, L’hémorragie synonymique de la Langue où tout se tient et se
Différencie!…..A remonter le Fleuve de l’Oubli, s’épuise le Connaître, s’égare
Le Comprendre, à pénétrer l’Enigme des Spécifications, Vivant et Non- Vivant,
Ils endurent l’Attente, la lutte avec l’Etrange! Ô Extra-innéité!…….
L’Âge nous précipite, nous devenons ce que nous sommes, étranges à nous-mêmes,
Les Parlants, les Mourants, l’Espèce qui sait qu’elle sait qu’elle ne sait pas et
L’Etrange initie, ne quitte pas la Prodigalité de l’Être ni son Retrait, l’Etrange
Peut-être plus ancien que l’Être! Stupeur, Joie et Souffrance rythment la Danse et
Traversent les cœurs de leurs intermittences, il faut danser! Nous allons à
L’Etrange!……
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
5 commentaires
mikado2 · le lundi 17 décembre 2012 à 00:03
larose · le lundi 17 décembre 2012 à 10:15
C'est superbe!!! Merci pour ce beau partage!!! Bonne journée!!! Amitiés
avenance · le lundi 17 décembre 2012 à 15:37
Du point de vue anthropologique, on pourrait soutenir que l'action proprement "humaine", c'est à dire morale, consciente et dotée d'intentionnalité, n'apparaît qu'avec le langage et la maîtrise de la parole. Tout dépend du point de vue auquel on se place et de ce que l'on entend par "Verbe" et "Action".
Pour ma part, j'estime que c'est "L'Être" qui recèle à la fois la possibilité de la Parole et de l'Action, du Dire et du Faire. C'est l'être qui initie le Langage et la Pratique active du Monde sauf que l'origine première est inconnaissable puisque nous sommes toujours en retard sur le moment de l'origine et c'est ce que j'appelle "L'Etrange", ce non-savoir du commencement, cette ignorance des origines qui fait de nous littéralement des êtres étranges à eux-mêmes......
En tous cas, merci, mikado2, pour la lecture et cette belle question. Amitiés. Avenance.
avenance · le lundi 17 décembre 2012 à 15:44
Amitiés! A bientôt! Avenance.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 17 janvier 2013 à 16:01
Ah quel plaisir que nos échanges qui maintenant mêlent littérature, philosophie et psychanalyse.
Aujourd'hui, par manque de temps, je ne parlerai que de ce poème "La lutte avec l'Etrange" que je découvre.
D'emblée, au bout de quelques lignes, un nom s'est imposé à moi : LAUTREAMONT. Ah ce Lautréamont, écrivain de quasiment un seul écrit "Maldoror" (et qui mourut très jeune d'ailleurs) ce Maldoror que j'ai lu et relu. Remarquable poème que ton "Etrange", sans flatterie aucune. Beaucoup de références psychanalytiques, normal, puisque l'inconscient est presque toujours présent dan l'écriture littéraire. On y trouve aussi une sorte de quintessence des horreurs rimbaldiennes que tout le monde ne perçoit pas forcément, car il faut très très bien connaître Rimbaud.
Et puis, comme ce que j'appellerai impunément "une 3ème couche", il y a dans ton écrit, comme ce furtif clin d'oeil qui fait que ton écriture est un aller-retour entre le JE et le JEU (une approche psychanalytique qui m'est chère (pas un lapsus, j'ai failli écrire à l'instant "qui m'est chair" !!!). D'ailleurs, on y est tout à fait dans ton poème.
D'ailleurs ce poème est.....organique, où Parlants-Mourants-Vivant sont issus d'une argile de chair qui pourrait être supra-humaine, métaphysiquement parlant.
Tiens, si tu veux continuer à découvrir mes écrits, je te conseille ma saga en 7 épisodes "LE TESTAMENT D'AZATOTH", à la manière de Lovecraft, donc fantastique-allégorique-psy....
Et mon poème (qui est le plus lu) "Les cimaises défuntes".
Je dois y aller. On reprend la discussion plus tard. Amitié. Philip.
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.