Le Leurre des Origines.
Le Leurre des Origines.
…..Remonte, Ô ma pensée, s’il est possible, le fleuve du Léthé, l’eau sombre et lourde
De l’Oubli où dorment toutes choses, remonte en Rêveries, en Songes, en Elans
Poétiques vers la Vigueur et la Limpidité des Sources, vers le Surgissement du Monde
Où palpitent et brillent peut-être les Essences, vers l’Archive absolue où lire le calme
Eclat des Provenances, les Runes qui scintillent et qui chantent le clair Déchiffrement,
La Partition sauvage des Matins, les Déclosions sublimes et le Secret qui s’ébruite à
Voix d’Anges et Sirènes, Parole exquise de la Loi, douce Diction terrible, l’Effroi
Enfin audible, enfin lisible et supportable, la Fulgurance, la Gigantomachie du Jour et
De la Nuit, Naissances, Apparitions, Essence de la Nécessité…..Remonte, Ô ma
Pensée, les rivières souterraines du Sens, à travers les branchages emmêlés, la chevelure tentatrice des algues, la masse des Débris, les Alluvions, remonte en te hissant, la Chaîne ensablée des Générations et des Générations, archéologue de l’Etrange et de l’Insu, jusqu’aux Principes des Espèces, s’il en est, jusqu’à la
Provenance non-humaine de l’Humain…..
Reconduis-nous aux fabuleuses Origines, aux premiers Univers, aux Jaillissements
Des Matières, aux accrétions, aux dispersions des Astres, aux danses des Atomes, à
Des pluies de Lumières et de Roches, aux fertiles Orages de l’Être, reconduis-nous
Aux Chutes, aux Vertiges d’Espace, aux Entassements titanesques, aux Unions
Dionysiaques, aux Dépeçages, jusqu’à l’Essence de tout Espacement! Remonte des
Cryptes de l’Inerte au Surgir du Vivant, des Chrysalides et des Chimies originelles
Aux infimes Cocons où s’affecta la Vie à elle-même, soupes, bulles, bouillies,
Décharges gigantesques de Soleil, Eaux acides, embryons de Membranes, premiers
Abris, premières proies, Avidités et Rétractions, Nourrissements, Dévorations,
Premières Audaces, premières Conquêtes, Ô Profusions, primitive Violence, Ô
Multitudes, Reproductions, Métamorphoses, Etangs, Marais, Abysses où s’inventa
L’Aliénation!…..Poches grosses de Vie, de Négation!…..De si loin!…..
Désespoir des Reconductions, Remontées malheureuses, une essentielle Léthargie
Ensommeille la limpidité des Regards et le Jour, l’acuité du Penser, une Insomnie
Des Profondeurs trouble à jamais la calme étoffe de l’intelligence des Songes que
Libère l’Eclosion de la Nuit! Moitié Veilleurs, moitié Dormants, comment
Sommes-nous si proches et si lointains, d’essence nostalgiques et si avides des
Essences? Moitié Apparaissants, moitié Disparaissants, refendus en Proximité et
Distance, saisis d’Eloignement, d’Etrangement et toujours Autres à nous-mêmes!
La Parousie et l’Absolu seront Pénombre et Bigarrure, signes abscons eux-mêmes
À déchiffrer, chemins de labyrinthes et sinuosités, méandres et vents tournants, Ô
Désespoir des Ultimes! Personnages tragi-comiques, nous sommes au Milieu et
Traversés, Androgynes coupés et désunis, dans l’étau de l’Essence et libres pour
L’Errance, Dissimulés et le Dissimulé reste à jamais dans son Essence, Puissance
Et Défaillance, infiniment Finis, ivres et dégrisés! Ô loi, Ô Vérité de la
Non-Vérité!……Tu ne remonteras jamais! L’Origine et la Limpidité des Sources
Sont des Leurres et les Leurres ne sont que des Leurres!…..
…..Remonte, Ô ma pensée, s’il est possible, le fleuve du Léthé, l’eau sombre et lourde
De l’Oubli où dorment toutes choses, remonte en Rêveries, en Songes, en Elans
Poétiques vers la Vigueur et la Limpidité des Sources, vers le Surgissement du Monde
Où palpitent et brillent peut-être les Essences, vers l’Archive absolue où lire le calme
Eclat des Provenances, les Runes qui scintillent et qui chantent le clair Déchiffrement,
La Partition sauvage des Matins, les Déclosions sublimes et le Secret qui s’ébruite à
Voix d’Anges et Sirènes, Parole exquise de la Loi, douce Diction terrible, l’Effroi
Enfin audible, enfin lisible et supportable, la Fulgurance, la Gigantomachie du Jour et
De la Nuit, Naissances, Apparitions, Essence de la Nécessité…..Remonte, Ô ma
Pensée, les rivières souterraines du Sens, à travers les branchages emmêlés, la chevelure tentatrice des algues, la masse des Débris, les Alluvions, remonte en te hissant, la Chaîne ensablée des Générations et des Générations, archéologue de l’Etrange et de l’Insu, jusqu’aux Principes des Espèces, s’il en est, jusqu’à la
Provenance non-humaine de l’Humain…..
Reconduis-nous aux fabuleuses Origines, aux premiers Univers, aux Jaillissements
Des Matières, aux accrétions, aux dispersions des Astres, aux danses des Atomes, à
Des pluies de Lumières et de Roches, aux fertiles Orages de l’Être, reconduis-nous
Aux Chutes, aux Vertiges d’Espace, aux Entassements titanesques, aux Unions
Dionysiaques, aux Dépeçages, jusqu’à l’Essence de tout Espacement! Remonte des
Cryptes de l’Inerte au Surgir du Vivant, des Chrysalides et des Chimies originelles
Aux infimes Cocons où s’affecta la Vie à elle-même, soupes, bulles, bouillies,
Décharges gigantesques de Soleil, Eaux acides, embryons de Membranes, premiers
Abris, premières proies, Avidités et Rétractions, Nourrissements, Dévorations,
Premières Audaces, premières Conquêtes, Ô Profusions, primitive Violence, Ô
Multitudes, Reproductions, Métamorphoses, Etangs, Marais, Abysses où s’inventa
L’Aliénation!…..Poches grosses de Vie, de Négation!…..De si loin!…..
Désespoir des Reconductions, Remontées malheureuses, une essentielle Léthargie
Ensommeille la limpidité des Regards et le Jour, l’acuité du Penser, une Insomnie
Des Profondeurs trouble à jamais la calme étoffe de l’intelligence des Songes que
Libère l’Eclosion de la Nuit! Moitié Veilleurs, moitié Dormants, comment
Sommes-nous si proches et si lointains, d’essence nostalgiques et si avides des
Essences? Moitié Apparaissants, moitié Disparaissants, refendus en Proximité et
Distance, saisis d’Eloignement, d’Etrangement et toujours Autres à nous-mêmes!
La Parousie et l’Absolu seront Pénombre et Bigarrure, signes abscons eux-mêmes
À déchiffrer, chemins de labyrinthes et sinuosités, méandres et vents tournants, Ô
Désespoir des Ultimes! Personnages tragi-comiques, nous sommes au Milieu et
Traversés, Androgynes coupés et désunis, dans l’étau de l’Essence et libres pour
L’Errance, Dissimulés et le Dissimulé reste à jamais dans son Essence, Puissance
Et Défaillance, infiniment Finis, ivres et dégrisés! Ô loi, Ô Vérité de la
Non-Vérité!……Tu ne remonteras jamais! L’Origine et la Limpidité des Sources
Sont des Leurres et les Leurres ne sont que des Leurres!…..
Note : 6/10
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5 commentaires
larose · le jeudi 23 mai 2013 à 11:29
Merci pour ce beau partage!! Bonne journée!! Amitiés
avenance · le jeudi 23 mai 2013 à 18:10
Joie exubérante
avenance · le jeudi 23 mai 2013 à 18:36
domidom · le jeudi 23 mai 2013 à 21:49
La vie n'est elle pas qu'une grande illusion, souvent, ce sont nos rêves qui nous permettent d'en gravir les différentes étapes, la vie, c'est aussi un long parcours du combattant.....
Si nous pouvions évoluer dans la deuxième partie de ton texte, si nous pouvions toucher du doigt toutes ses matières que tu décris avec beaucoup de conviction, en te lisant, on pourrait penser que les a vécues, que tu les as palpées, que tu les as subies.....
En fait, notre vie n'est peut-être qu'un leurre, peut-être ne sommes nous que des esprits errant dans l'obscurité, des revenants perdus au milieu d'une planète où tout ce qui nous semble clair et facile, est en réalité obscur et inconnu....
J'aime te lire, tes textes toujours très profonds nous obligent à beaucoup de réflexion....
C'est un réel plaisir....
Merci d'avoir répondu à mon précédent commentaire....
A bientôt, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
avenance · le jeudi 6 juin 2013 à 22:46
Merci encore pour ton commentaire et ta sympathie. Amitiés. A bientôt. Avenance.
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