Un Homme sur le Trottoir
Il dort ! La tête dans les mains, sur le pavé,
Froissé comme un papier graisseux qu'on a jeté,
Les jambes repliées, genoux touchant les coudes,
Il dort comme le fait l'adolescent qui boude.
On dirait à le voir un triste naufragé
Échoué par hasard sur le goudron mouillé,
Où les gens affairés l'évitent sans le voir,
Sans même remarquer l'homme sur le trottoir.
Une bouteille bue repose à ses pieds,
Comme s'il n'avait pu, en hâte, copier
Son cri de désespoir, son hurlement muet,
Son appel au secours sur le coin d'un billet.
Bouteille qu'il aurait jetée dans l'Univers,
Pour que l'étoile, l'ange, ou juste la lumière,
L'emporte loin d'ici, loin des hommes et de tout,
Loin de son corps aussi, hors de portée des fous.
Froissé comme un papier graisseux qu'on a jeté,
Les jambes repliées, genoux touchant les coudes,
Il dort comme le fait l'adolescent qui boude.
On dirait à le voir un triste naufragé
Échoué par hasard sur le goudron mouillé,
Où les gens affairés l'évitent sans le voir,
Sans même remarquer l'homme sur le trottoir.
Une bouteille bue repose à ses pieds,
Comme s'il n'avait pu, en hâte, copier
Son cri de désespoir, son hurlement muet,
Son appel au secours sur le coin d'un billet.
Bouteille qu'il aurait jetée dans l'Univers,
Pour que l'étoile, l'ange, ou juste la lumière,
L'emporte loin d'ici, loin des hommes et de tout,
Loin de son corps aussi, hors de portée des fous.

6 commentaires
Joupy Bree · le mercredi 27 avril 2011 à 10:40
Loïc · le mercredi 27 avril 2011 à 12:26
Pour la forme, même si ce n'est pas du classique mais du néo, il y a quelques accrocs : presque tous les E à prononcer le sont, sauf ceux de "comme" (v4), "homme" (v8), et "vide" (v9).
Amitiés
http://www.mespoemes.net/cellox
domidom · le mercredi 27 avril 2011 à 13:00
L'homme, ou la misère qu'il représente!!!
Très bel écrit...
Mes amitiés...Domie...
Paloma · le mercredi 27 avril 2011 à 14:06
Très beau poème, faits d'images tristes mais si réelles.
Bisous étoilés Azarus !
imparfaitlibre · le mercredi 27 avril 2011 à 22:16
Oui beaucoup malheureusement trouvent un peu de réconfort dans un breuvage qui les tue peu à peu en pensant qu'après ils iront mieux.
Certains ont choisi une vie sur le trottoir mais pour d'autre c'est la vie qui les a conduit sur ce même trottoir.
Un grand moment de vérité que celui de ton poème.
amicalement Azarus---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
orbel · le jeudi 28 avril 2011 à 06:11
Amitié
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