L'Etang
La barque,doucement, glissait sur les eaux vertes
De l'étang, et halait un silence d'été
Où tombaient les éclats, des nues grandes ouvertes,
D'un soleil alangui semblant s'être arrêté.
Les arbres éplorés penchaient leur chevelure
Par-dessus le miroir de l'onde qui pliait
Leurs faces ténébreuses à l'inquiétante allure,
Que l'ondoiement de l'eau, sans fin, multipliait.
Le cri lointain d'un geai s'envolait, invisible,
Heurtait le frêle esquif puis sombrait en riant,
Effarouchant mon cœur qui, dans l'ombre paisible,
S'était mis à rêver sous l'azur lénifiant.
Sans peine j'imageais sa frêle silhouette,
Assise, languide, sa main flattant le flot,
Son sourire portant le vol de l'alouette,
Quand son regard lointain accostait un îlot.
Nous étions hors du monde, enivrés de lumière,
Nos regards s'effleuraient sur des mots superflus;
Nos silences hurlaient un vœu, une prière,
Et l'espace entre nous, soudain, n'existait plus.
Alors tous nos baisers; alors notre tendresse;
Et le cœur qui se meurt sous l'impatient émoi;
Et l'âme qui s'ébroue d'un passé qui l'agresse;
Et l'Éden qui s'ouvre juste pour elle et moi.
C'est ici que je viens rechercher sa présence;
Voir l'éclat de ses yeux dans une goutte d'eau;
Voir l'étang m'apporter son âme ou son essence,
Ou trouver un cheveu prisonnier d'un roseau.
De l'étang, et halait un silence d'été
Où tombaient les éclats, des nues grandes ouvertes,
D'un soleil alangui semblant s'être arrêté.
Les arbres éplorés penchaient leur chevelure
Par-dessus le miroir de l'onde qui pliait
Leurs faces ténébreuses à l'inquiétante allure,
Que l'ondoiement de l'eau, sans fin, multipliait.
Le cri lointain d'un geai s'envolait, invisible,
Heurtait le frêle esquif puis sombrait en riant,
Effarouchant mon cœur qui, dans l'ombre paisible,
S'était mis à rêver sous l'azur lénifiant.
Sans peine j'imageais sa frêle silhouette,
Assise, languide, sa main flattant le flot,
Son sourire portant le vol de l'alouette,
Quand son regard lointain accostait un îlot.
Nous étions hors du monde, enivrés de lumière,
Nos regards s'effleuraient sur des mots superflus;
Nos silences hurlaient un vœu, une prière,
Et l'espace entre nous, soudain, n'existait plus.
Alors tous nos baisers; alors notre tendresse;
Et le cœur qui se meurt sous l'impatient émoi;
Et l'âme qui s'ébroue d'un passé qui l'agresse;
Et l'Éden qui s'ouvre juste pour elle et moi.
C'est ici que je viens rechercher sa présence;
Voir l'éclat de ses yeux dans une goutte d'eau;
Voir l'étang m'apporter son âme ou son essence,
Ou trouver un cheveu prisonnier d'un roseau.

18 commentaires
larose · le mardi 14 juin 2011 à 12:51
amitiés
Bonne journée
amitiés
Azarus · le mardi 14 juin 2011 à 13:52
Amitiés
domidom · le mardi 14 juin 2011 à 14:58
Très joli et émouvant...
Amitiés...Domie...
Azarus · le mardi 14 juin 2011 à 15:59
L'amour est une étoile qui brille dans la nuit. Un vœu permettra t-il enfin de toucher cette étoile ?
Merci Domie - A bientôt
Amitiés
lucie5162 · le mardi 14 juin 2011 à 16:43
----
http://www.mespoemes.net/lucie5162
perceneige · le mardi 14 juin 2011 à 18:07
Merci beaucoup du partage
Bravo Béatrice
DIDOU · le mardi 14 juin 2011 à 18:12
Azarus · le mardi 14 juin 2011 à 19:51
Amitiés
Azarus · le mardi 14 juin 2011 à 19:54
Merci d'être passée et de m'avoir laissé ton avis - Amitiés
Azarus · le mardi 14 juin 2011 à 19:56
Amitiés
imparfaitlibre · le mardi 14 juin 2011 à 22:52
quelques petites erreurs de prosodie. Vers 3, les "ueS", "ieS", et "éeS" sont interdits au milieu d'un vers mais acceptés à la rime et uniquement à la rime, il faut que tu changes "des nueS".
Vers 7, à cause du "S" de ténébreuseS, tu ne peux faire la liaison entre le "ténébreuses-à" ce qui te donne un pied de trop dans le vers, tu peux très bien écrire "leur face ténébreuse-à.." puisque c'est la face de chaque arbre.
vers 14 aini que 24, ta césure à 6 est sur un "E" prononcè.
vers 19, hiatus "voeu-une", vers 23 "s'ébroue", terminaison en "ue", comme pour les "ée", "ue", "ie" encadrement de deux voyelles.
"et l'âme qui ébroue un" est correct en écriture, maintenant moins sur que cela le soi en français pur..
Voilà, on a fait le tour... tu peux prendre note des corrections et supprimer cette partie du com ensuite.
Amitiés sincères Azarus et vive le grand et beau classique (sourie)...--
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
azarus · le mercredi 15 juin 2011 à 11:17
et merci de me consacrer de ton temps et de ta patience - Pratiquement une faute à chaque alexandrins ! A croire que je m'applique à en faire ! ...Je suis dégouté ! ... Un autre poème est en route; après, je verrai... Je crois que je vais me contenter de lire de la VRAIE poésie écrite par de VRAIS poètes!... Une réflexion s'impose !
Encore merci pour ta gentillesse Imparfaitlibre...
Sincères amitiés !
http://www.mespoemes.net/azarus
José · le mercredi 15 juin 2011 à 11:31
azarus · le mercredi 15 juin 2011 à 12:47
Merci pour ce passage étincelant de poésie ...
Amitiés
http://www.mespoemes.net/azarus
foliedouce · le mercredi 15 juin 2011 à 16:44
imparfaitlibre · le mercredi 15 juin 2011 à 19:17
amitiés sincères Azarus
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
estrella28 · le vendredi 24 juin 2011 à 17:26
très beau poème très imagé
amitiés estrella
http://www.mespoemes.net/estrella28
azarus · le samedi 25 juin 2011 à 21:23
Amitiés
http://www.mespoemes.net/azarus
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