Méditations Nocturnes
Quand l'esprit se sera libéré de ses rets,
Saurons-nous, de la vie, pénétrer les secrets?
Trouverons-nous ces ors; vivrons-nous ces possibles,
Où les songes d'un jour deviennent accessibles?
Dans le vol estropié des êtres incarnés,
Forcés à cette voie, sommes nous condamnés;
Cette ride tendue, en nous, toute tracée,
Sitôt les yeux ouverts, sitôt l'âme placée?
La vie à son soleil, sa pluie et son brouillard,
Et l'homme suit toujours son propre corbillard.
Le martyr a souffert; il porte l'insondable,
Et loge dans sa chair, la lame redoutable
De l'exil. Et lorsque Dieu punit, il dit:" Vis!"
"Sois cet ange maudit et sans cesse gravis
Les abruptes parois de l'âpre solitude."
Aimer, tomber sans fin, prendre de l'altitude,
Et de nouveau tomber, plus bas, plus accablé.
Au banquet des tourments, l'homme reste attablé.
Le balancier oscille au-dessus de l'abîme;
L'homme naît funambule, éphémère et sublime.
Saurons-nous, de la vie, pénétrer les secrets?
Trouverons-nous ces ors; vivrons-nous ces possibles,
Où les songes d'un jour deviennent accessibles?
Dans le vol estropié des êtres incarnés,
Forcés à cette voie, sommes nous condamnés;
Cette ride tendue, en nous, toute tracée,
Sitôt les yeux ouverts, sitôt l'âme placée?
La vie à son soleil, sa pluie et son brouillard,
Et l'homme suit toujours son propre corbillard.
Le martyr a souffert; il porte l'insondable,
Et loge dans sa chair, la lame redoutable
De l'exil. Et lorsque Dieu punit, il dit:" Vis!"
"Sois cet ange maudit et sans cesse gravis
Les abruptes parois de l'âpre solitude."
Aimer, tomber sans fin, prendre de l'altitude,
Et de nouveau tomber, plus bas, plus accablé.
Au banquet des tourments, l'homme reste attablé.
Le balancier oscille au-dessus de l'abîme;
L'homme naît funambule, éphémère et sublime.

12 commentaires
poesie101 · le lundi 20 juin 2011 à 11:20
Merci,
Maxime
azarus · le lundi 20 juin 2011 à 11:30
Merci de ton passage, mais, n'étant pas un vétéran du site, excuse moi, mais je ne comprends pas ...
http://www.mespoemes.net/azarus
amercenaire · le lundi 20 juin 2011 à 11:35
merci pour ces vers d' une grande puissance.
dans le tourment perpétuel, le grand chaos de l' existence ou seuls nous avançons, que nous reste t' il a part l' amour de la fuite?
amitiés.
http://www.mespoemes.net/amercenaire
azarus · le lundi 20 juin 2011 à 12:36
La fuite étant impossible, il nous reste à vivre ! A vivre intensément chaques instants offerts...Les bons...les douloureux...
Merci de ton passage!
Amitiés
http://www.mespoemes.net/azarus
domidom · le lundi 20 juin 2011 à 13:14
Très beau poème, digne d'un grand poète...
Magnifique, lecture profonde, et très émouvante....
Bien, très bien écrit...
A bientôt...
Domie...
poesie101 · le lundi 20 juin 2011 à 13:43
Maxime
http://www.mespoemes.net/poesie101
azarus · le lundi 20 juin 2011 à 15:47
J'attends mes correcteurs ...
Amitiés
http://www.mespoemes.net/azarus
azarus · le lundi 20 juin 2011 à 15:50
Amitiés
http://www.mespoemes.net/azarus
larose · le lundi 20 juin 2011 à 17:41
amitiés
Azarus · le lundi 20 juin 2011 à 19:26
Je suis heureux que mon poème puisse te réchauffer le cœur ! Quand au printemps...il n'est là que pour quelques heures maintenant ... Demain c'est l'été!
Amitiés
foliedouce · le lundi 20 juin 2011 à 22:22
Azarus · le lundi 20 juin 2011 à 22:45
Un com. très (trop) élogieux mais qui me va droit au coeur.
Merci pour mon livre d'or; c'est très gentil de ta part - Bonne soirée
Amitiés
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