La Mauvaise Ombre
Sous les rayons amers des mémoires ouvertes,
De loin, il me souvient en te reconnaissant,
D'un temps crépusculaire et d'aubes recouvertes,
De flots impétueux sous un ciel oppressant.
Dans les âmes sépias,le souvenir accable.
Nos baisers éternels effleuraient l'infini;
J'étais ensoleillé, tu étais admirable,
Et notre acmé semblait n'être jamais fini.
Et nous étions portés sous le dôme des grâces,
Par nos ailes d'azur papillotant des feux
Des asiles cherchés, des mutismes fugaces,
D'insondables déserts à partager à deux.
Nos querelles dans l'ombre ourdissaient notre abîme,
Et cavaient dans nos cœurs un immense tombeau,
Et l'amour dévasté, au bord d'un seuil ultime,
Bascula dans la fosse emportant son flambeau.
Et là, je t'aperçois, franchissant ces années,
Sur l'improbable pont où résonnent tes pas,
Qui martèlent encor nos souffrances bruinées;
Je pivote et reflue vers mes sombres trépas.
De loin, il me souvient en te reconnaissant,
D'un temps crépusculaire et d'aubes recouvertes,
De flots impétueux sous un ciel oppressant.
Dans les âmes sépias,le souvenir accable.
Nos baisers éternels effleuraient l'infini;
J'étais ensoleillé, tu étais admirable,
Et notre acmé semblait n'être jamais fini.
Et nous étions portés sous le dôme des grâces,
Par nos ailes d'azur papillotant des feux
Des asiles cherchés, des mutismes fugaces,
D'insondables déserts à partager à deux.
Nos querelles dans l'ombre ourdissaient notre abîme,
Et cavaient dans nos cœurs un immense tombeau,
Et l'amour dévasté, au bord d'un seuil ultime,
Bascula dans la fosse emportant son flambeau.
Et là, je t'aperçois, franchissant ces années,
Sur l'improbable pont où résonnent tes pas,
Qui martèlent encor nos souffrances bruinées;
Je pivote et reflue vers mes sombres trépas.

7 commentaires
larose · le mercredi 29 juin 2011 à 19:01
amitiés
Azarus · le mercredi 29 juin 2011 à 19:53
Amitiés
domidom · le jeudi 30 juin 2011 à 11:39
Ce poème est très beau, ta mémoire à gardé de merveilleux souvenirs que tu nous révèlent à travers tes vers et tes rimes, très joli, bien écrit, un classique presque parfait...
Je dis presque, car il me semble avoir compté 13 pieds dans le tout premier vers, tu as fais la liaison en avalant le (E)de mémoires, il me semble, lis ton vers à voix haute, la sonorité te donnera la réponse...
Pour plus d'information , si tu as un doute, car je fais encore des erreurs et j'en ai conscience, vois avec Loïc...
Ce détail n'enlève rien à la beauté de ta poésie...
Mes amitiés...Domie...
azarus · le jeudi 30 juin 2011 à 14:09
Tu as raison; 13 pieds il a, le mille pattes!
En aucun cas tes corrections m'offensent; bien au contraire, elles m'aident à entrer dans le classique à petits pas...et le classique est très ardu, mais passionnant!
Amitiés
http://www.mespoemes.net/azarus
domidom · le jeudi 30 juin 2011 à 14:10
Amitiés...
foliedouce · le dimanche 17 juillet 2011 à 01:16
azarus · le mercredi 20 juillet 2011 à 22:11
Amitiés
http://www.mespoemes.net/azarus
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