La Carte Postale
J’écris dans le jardin d'une aube susceptible
Où se côtoient au ban le rosé de son teint
Et le songe brumeux à peine perceptible
D'un poème effleuré, au coeur jamais atteint.
L'automne foisonnant dans ses nuances plonge
Un rayon de soleil qu'une invisible main,
Dans une volonté légère comme un songe,
Fait se pâmer la feuille et s'enchâsser le grain.
Sur l'arbre encor éteint, l'aile déjà frissonne
Sous le balbutiement des premières lueurs,
Que l'heure des clochers, au lointain empoisonne,
Par, l’égrènement d'airain des carillonneurs.
Aussi le paysan s'exalte dans sa ferme,
Et l'on entend tinter les maints bidons de lait,
Pendant qu'au poulailler on se bat pour un germe,
Et que l'émeute accroît l'aboiement qui traînait.
Je porte un regard neuf sur la vallée profonde
Où les pins que coudoient de rustiques vergers,
Accrochent des brouillards et toute la faconde
De nuages bêlants qu'éloignent des bergers.
Je dépêche pour vous cette carte postale
Afin que vos tourments viennent s'y reposer,
Et que demain peut-être une aube digitale
Effleure votre coeur et vienne s'y poser.
Où se côtoient au ban le rosé de son teint
Et le songe brumeux à peine perceptible
D'un poème effleuré, au coeur jamais atteint.
L'automne foisonnant dans ses nuances plonge
Un rayon de soleil qu'une invisible main,
Dans une volonté légère comme un songe,
Fait se pâmer la feuille et s'enchâsser le grain.
Sur l'arbre encor éteint, l'aile déjà frissonne
Sous le balbutiement des premières lueurs,
Que l'heure des clochers, au lointain empoisonne,
Par, l’égrènement d'airain des carillonneurs.
Aussi le paysan s'exalte dans sa ferme,
Et l'on entend tinter les maints bidons de lait,
Pendant qu'au poulailler on se bat pour un germe,
Et que l'émeute accroît l'aboiement qui traînait.
Je porte un regard neuf sur la vallée profonde
Où les pins que coudoient de rustiques vergers,
Accrochent des brouillards et toute la faconde
De nuages bêlants qu'éloignent des bergers.
Je dépêche pour vous cette carte postale
Afin que vos tourments viennent s'y reposer,
Et que demain peut-être une aube digitale
Effleure votre coeur et vienne s'y poser.

6 commentaires
imparfaitlibre · le lundi 19 septembre 2011 à 14:39
Un doux voyage serein dans cette campagne qui nous environne où la vie n'est plus une course contre la montre mais simplement un levé de soleil qui attend de pouvoir saluer le crépuscule avant de se retirer sur la pointe des pieds.
Amitiés Azarus--
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
larose · le lundi 19 septembre 2011 à 15:14
Bonne journée à toi
Amitiés
azarus · le lundi 19 septembre 2011 à 17:11
Amitiés Imparfaitlibre
http://www.mespoemes.net/azarus
azarus · le lundi 19 septembre 2011 à 17:14
Une aube à la campagne et le silence, au dehors, au dedans; On se sent faire parti d'un tout...
Merci à toi !
Amitiés
http://www.mespoemes.net/azarus
domidom · le lundi 19 septembre 2011 à 18:01
Une jolie ballade dans la campagne profonde, ou l'on ressent les frissonnements de l'automne, ce poème me rappelle ma jeunesse à la ferme, peut être pas la meilleure période de ma vie, pourtant, la vie au champs m'a laissé quelques bons souvenirs...
J'aime les sortilèges de cette poésie, très bien construit...
Mes amitiés....
Domie...
azarus · le lundi 19 septembre 2011 à 19:49
La paix qui règne en campagne est une source de bienfaits ... Très bon pour la poésie; il n'y a qu'a lire ce que la nature nous donne
Amitiés Domie
http://www.mespoemes.net/azarus
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