L'Adieu
Seras-tu encor là, quand dans mon crépuscule
Les ombres du couchant viendront pour me chercher;
Quand l'avenir sera une aube minuscule,
Et que la mort tiendra ma main sans la lâcher ?
Quand déjà le fracas d'une nuit rugissante
Emportera mon âme au delà des éons;
Quand ma plainte sera ton ombre assourdissante
Faisant trembler les murs des sombres Panthéons,
Sauras-tu deviner sous ma paupière close
Cette larme d'adieu qu'aucun ne pourra voir,
Restant là, suspendue, obscure, à peine éclose,
Guettant l’Éternité pour se mettre à pleuvoir ?
Si, sur mon front glacé, je perçois ta prière,
Je partirai sitôt dans les brumes du jour,
Sans plus me retourner, sans regarder derrière,
En sachant qu'il nous reste à chacun notre amour.
Sur les quatre chemins des vies anéanties
Je chercherai sans fin vers où doit s'avancer
Ton esprit glorifié. Les mains appesanties
D'étoiles, j'attendrai ton pas pour t'enlacer.
Et sans se reconnaître, et dans une autre vie,
Renaîtra dans nos coeurs ce parangon d'amour;
On pourra voir un ange à la mine ravie,
L'index sur la bouche, cligner en contre-jour.
Les ombres du couchant viendront pour me chercher;
Quand l'avenir sera une aube minuscule,
Et que la mort tiendra ma main sans la lâcher ?
Quand déjà le fracas d'une nuit rugissante
Emportera mon âme au delà des éons;
Quand ma plainte sera ton ombre assourdissante
Faisant trembler les murs des sombres Panthéons,
Sauras-tu deviner sous ma paupière close
Cette larme d'adieu qu'aucun ne pourra voir,
Restant là, suspendue, obscure, à peine éclose,
Guettant l’Éternité pour se mettre à pleuvoir ?
Si, sur mon front glacé, je perçois ta prière,
Je partirai sitôt dans les brumes du jour,
Sans plus me retourner, sans regarder derrière,
En sachant qu'il nous reste à chacun notre amour.
Sur les quatre chemins des vies anéanties
Je chercherai sans fin vers où doit s'avancer
Ton esprit glorifié. Les mains appesanties
D'étoiles, j'attendrai ton pas pour t'enlacer.
Et sans se reconnaître, et dans une autre vie,
Renaîtra dans nos coeurs ce parangon d'amour;
On pourra voir un ange à la mine ravie,
L'index sur la bouche, cligner en contre-jour.

8 commentaires
larose · le jeudi 6 octobre 2011 à 14:54
Merci pour ce beau partage
Bonne journée à toi
Amitiés
azarus · le jeudi 6 octobre 2011 à 16:34
Me dire que mes mots sont porteurs d'une émotion est le plus grand compliment qu'on puisse me faire.
Merci beaucoup !
Amitiés
http://www.mespoemes.net/azarus
domidom · le jeudi 6 octobre 2011 à 18:07
Alors, je pose mon index sur ma bouche pour te dire(Chut), oublions la mort afin qu'elle nous oublie....
Ceci dit, une magnifique poésie, très profonde et très émouvante...
Mes amitiés...Domie...
Azarus · le jeudi 6 octobre 2011 à 19:52
Le glaneur !... Peut être est-ce de ne pas en parler assez qu'il nous fait si peur
La peur de l'inconnu ...
Merci pour ce très gentil commentaire
La vie est belle Domie ! Dégustons chaque instant ! ...
Amitiés
imparfaitlibre · le jeudi 6 octobre 2011 à 23:03
La véritable vie est-elle après la mort?
Personne ne peut répondre à cette question, mais ceux que la mort a accompagnée ne serait-ce qu'un instant et qui ont préférés lui lâcher la main pour faire demi-tour, me regarderont plus jamais la vie de la même façon!
Finalement lorsque nous fermer les yeux pour ne plus jamais les ouvrir sur cette terre, ce n'est pas un adieu mais un simple au revoir...
J'ai une tendresse particulière pour ton troisième quatrain.
Amitiés sincères Azarus---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
azarus · le vendredi 7 octobre 2011 à 12:24
Qui a t-il de l'autre côté du seuil ... Peut-être tout ... Peut-être rien ...
L'important c'est de se soucier de "l'ici et maintenant" ... Vivre dans le coeur des choses; ne rien saisir; juste les regarder apparaître; être; disparaître ...
Merci à toi Imparfaitlibre
Amitiés
http://www.mespoemes.net/azarus
Agrippa (Thierry Demercastel) · le jeudi 13 octobre 2011 à 22:39
azarus · le samedi 15 octobre 2011 à 17:44
http://www.mespoemes.net/azarus
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