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FLEURS DE MOTS

Le Bien le Mal ? (poème long)

Le lundi 1 août 2016 à 17:49, posté par Banquise · 200 lectures

Page de lecture, page d'écriture
Mes mots exhortent mes blessures
Coup de poignard à l'intérieur
Et mon esprit s'évade ailleurs..

Parfois ma plume se fait tendre
Alors l'amour se fait entendre
Me caresse de douces émotions
En frissonnant..

Parfois ma plume se fait dure
Alors résonnent les brisures
E t les éclats fragmentent mon être
Le bien s'en va, le mal va naître

Le mal s'installe, sort ses valises
Et s'en échappe douleur traîtrise
Mensonge et haine sombres idées
Soudain brandissent leurs caducées

C'est le Diable qui bat la mesure
Symphonie qui me dénature
Moi si quelconque, insignifiante
Il joue d'illusions gratifiantes
Et je tombe dans ses pièges mortels
Pour une nuit brûle mes ailes

Il m'emmena voir l'édifice
Voir son royaume de faux délices
Il m'emmena voir sa bâtisse
Me proposa d'être sa complice
Me fit miroiter des trésors
Me fit offrande de tout son or

Que je fasse le voeux d'allégeance
Pour avoir la gloire, la puissance
J'aurai tout pouvoir en mes mains
Et le respect des plus anciens
Devant moi on s'inclinerait
A mes pieds on se coucherait
Il était si beau si parfait..

Et dans ses yeux j'étais tombée
Il avait la beauté du Diable
Tout me semblait réalisable
C'est ainsi que d'office j'acceptais
En un baiser sceller les faits
Il me dit de bien reflechir
Que je pouvais encore partir..

Si de lui j'acceptais le pacte
Il serait maître de tous mes actes
En accord reçue son baiser
Le vit soudain se transformer..
Il redevint l'affreuse bête
Laide et hideuse, toute imparfaite

Pourquoi donc je ne t'effraye pas ?
Je ne vois pas de peur en toi
En principe les hommes s'enfuient
Lorsqu'ils reprennent leurs esprits..
Non de toi, n'ai aucune frayeur
Car ancré au fond de mon coeur

Il est un mot très vieux et sage
Que j'ai appris, en fait usage
Et je le donne bien volontiers
A qui voudra s'en imprégner
Ce mot, ce mot s'appelle Amour
Et il ne craint aucun faux tours
C'est Dieu qui me l'avait offert
Après être sorti de l'enfer..

Je l'ai terni bien trop de vies
Aujourd'hui j'ai enfin acquis
La grandeur de ce mot béni
Voilà pourquoi point de terreur
L'amour et Dieu sont dans mon coeur
Tu peux reprendre tous tes atouts
Qui m'ont un temps grisée j'avoue.

Je veux t'apprendre si tu veux bien
Tous les bienfaits de son refrain
Je suis prête là donc à mourir
L'ombre de ma mort s'appesantir
Mon âme enfin a réussi
Ce fou et périlleux pari.

Alors que je fermais les yeux
En attendant que mes aïeux
Viennent me chercher de l'Au-delà
De loin perçus un brouhaha
D'un grand wagon qui démarra
Des cris sordides, des cris de mort
Torturés par tous leurs remords.

Des gens coincés dans leur conscience
Tendant leurs mains pour un secours
Tendant leurs mains cherchant l'amour
Trop tard !
La chenille en forme de train
Bondés d'une multitude d'humains
Se transforma en Créature
Démoniaque à l'étrange allure

Il l'enfourna comme un cheval
Il était Maître de l'arsenal
Il disparût dans les méandres
D'un gouffre brûlant jonchés de cendres !

Tout est si blanc, tout est paisible
Ai-je donc rêvé de l'Invisible ?
Ai-je donc vécu ce rêve étrange
Où le Diable me donnait l'échange
Je ne sais pas je ne sais plus..
Je me sens tremblante et émue
Avec l'étrange conviction
D'être allée dans l'autre dimension..

Bulle
Poème écrit tout de suite après une sieste, réveillée en sursaut donc un rêve ou cauchemar !
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3 commentaires

domidom · le lundi 1 août 2016 à 21:01

Il y a peut-être une part des deux, dans votre rêve...
Quelquefois les rêves et les cauchemars s'emmêlent, c'est pourquoi les rêves sont souvent étranges et imprévisibles...
Au plaisir, Domie...

Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 3 août 2016 à 11:47

Bonjour Banquise,
De mes souvenirs de philo j'avais retenu qu'il fallait se méfier de l'affirmation en philosophie. Sans orienter la réflexion sur ton poème dans cette voie, son contenu me semble exprimer, non pas des certitudes, et cela est sagesse, mais une sorte d'identification de ce qui nous fait du bien et ce qui nous fait du mal. Mais avec toute la prudence et la circonspection nécessaire. Ah, les faux-semblant de l'Amour ! Tout être humain s'y confronte. Mais, me permets-tu une remarque à la lecture de ton poème. Le Diable semble souvent trop présent, et les anges bien discrets.
Normal sans doute : le Mal - sans aucune connotation mystique que ce soit - est présent dans les actes du quotidien. Il faut juste en délimiter le "bordure" pour relativiser. Le Bien, il finit par être "angélique". J'entends par là "une denrée rare", dont on est parfois incrédule comme devant un mirage. Alors, on craint les pièges, qu'ils viennent de ce que l'on a identifie comme le Bien ou comme le Mal.
Une réflexion intéressante que ton poème un peu onirique et qui débouche sur d'autres réflexions. A bientôt. Amicalement. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

Philip · le mercredi 3 août 2016 à 17:22

En fait j'ai raconté le rêve que j'ai fait en poésie. J'ai gardé des images précises de ce songe et les ai écrites. C'est pas de la philo ou pensées, c'est pas du vécu mais c'est un rêve qui m'a laissé en sueur lorsque je me suis réveillée..

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