Aller au contenu
MesPoèmes.net Créer mon site de poésie

Nuits florentines :

Le vendredi 14 juin 2013 à 06:24, posté par Mamadou Sene · 167 lectures

Nuits florentines :
Toujours cette ineffable, longue nuit florentine !
Tel ce wagon fumeux sur voie serpentine,
Printemps tu te fais prier comme cœur altier
Qu’un amoureux espère au bord d’un sentier.
En attendant, m’afflige l’haleine des fols âtres.
Derrière les rideaux aux amours si folâtres,
Ce sont bien mes voisins qui décrètent leurs lois.
Ah ! Leurs dames aux rires de conscience bourgeois.
Elles s’accommodent de culottes moulantes ;
Beautés qui s’éclipsent en étoiles filantes.
Leurs philtres d’amours sont vraiment enivrants,
Comme les pétulances de leurs marmots navrants.
A leurs gorges pendent leurs chères doléances.
Sois disposé monde aux proches échéances !
Lorsque subitement, par sursaut providentiel,
O ! Soleil de Printemps, tu éventres le Ciel.
Je m’écrie alors: « bienvenue belle dame ! ».
Nul regret pour les perles de ces hivers infâmes.
Printemps, à mon cœur, soignes les maux cuisants !
Surtout j’oublierai mes soucis imminents.
Je les refoulerai à l’ossuaire de mon âme.
Je vivrai mes instants sans aucun état d’âme,
Ignorant les critiques d’un monde objecteur.
Nul mérite alloué aux nuages saboteurs,
Qui balaient les serments faits par ton ciel agate ;
Comme elles forcent aux cordes les frégates.
A la place des fientes sur les tours des voisins,
Je ne verrai plus que de lactescents lendemains.
Car, quand tu apparais au seuil de leurs demeures,
L’œil clair d’une biche qui arrive à l’heure,
A l’océan de l’oubli, tu noies leurs prétentions.
Leurs désirs, o Printemps! , ne sont plus nos pressions.
Pas encore de note · connectez-vous pour noter

Aucun commentaire

Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.