Tray! :
Tray! :
« Tray! Le Prince n’oublie pas ».
O tièdes matins de septembre; sur la grève et le gazon fumant-mufles verts de chevaux aux brides lâchées.
Par-dessus les toits soucieux, les sépias sont perfides ; mansuétude de témoins qui ne veulent dire mot; ou vocables perdus dans les méandres d’une mémoire gelée par la sève de mainmorte.
Ah! Derrière les hauts remparts, pas loin des demeures, Néron fait sa loi.
L’œil du cyclope, sur le noir silence de la ville témoin, veille.
Tray !
Sur ton lit d’acier blanc, les hussards s’affairent. Toi, le client qui ne doute guère, ils s’apprêtent à te fêter d’un festin fastueux ; frites dorées à la splendeur amère, filet cuit au four dernier cri et un verre de coca, s’il vous plait !
Pour un voyage en enfer, ne vaut-il pas mieux manger à sa faim ?
Tray !
Vois-tu ? Plus de vingt ans dans le couloir de ténèbres, parmi le néant et le noir ; o frère des ombres comme tu es seul !
Mais septembre est là. Ton crâne mis à l’honneur est auréolé d’un diadème macabre. C’est l’ordalie de ceux qui ne savent dire non.
Et tu verras ce qui semblait être à tes yeux les couleurs du ciel et tu te souviendras de ta Géorgie que chantait Ray : « Géorgie, tu es dans mes souvenirs ! ». C’est quand l’élixir de l’élu montera dans tes veines de cette marche lente et lente et lente. Tu te coucheras d’un sommeil calme, aussi calme que ces gazons fumant sur la grève un matin de Géorgie.
D’un sommeil inachevé, le monde se réveillera ; les yeux bridés, la pensée brumeuse comme qui sort d’un mauvais rêve. Est-il vrai qu’on danse autour d’une tombe ?
A la mémoire de TROY Davis, exécuté le 21 septembre 2011 à Géorgie
« Tray! Le Prince n’oublie pas ».
O tièdes matins de septembre; sur la grève et le gazon fumant-mufles verts de chevaux aux brides lâchées.
Par-dessus les toits soucieux, les sépias sont perfides ; mansuétude de témoins qui ne veulent dire mot; ou vocables perdus dans les méandres d’une mémoire gelée par la sève de mainmorte.
Ah! Derrière les hauts remparts, pas loin des demeures, Néron fait sa loi.
L’œil du cyclope, sur le noir silence de la ville témoin, veille.
Tray !
Sur ton lit d’acier blanc, les hussards s’affairent. Toi, le client qui ne doute guère, ils s’apprêtent à te fêter d’un festin fastueux ; frites dorées à la splendeur amère, filet cuit au four dernier cri et un verre de coca, s’il vous plait !
Pour un voyage en enfer, ne vaut-il pas mieux manger à sa faim ?
Tray !
Vois-tu ? Plus de vingt ans dans le couloir de ténèbres, parmi le néant et le noir ; o frère des ombres comme tu es seul !
Mais septembre est là. Ton crâne mis à l’honneur est auréolé d’un diadème macabre. C’est l’ordalie de ceux qui ne savent dire non.
Et tu verras ce qui semblait être à tes yeux les couleurs du ciel et tu te souviendras de ta Géorgie que chantait Ray : « Géorgie, tu es dans mes souvenirs ! ». C’est quand l’élixir de l’élu montera dans tes veines de cette marche lente et lente et lente. Tu te coucheras d’un sommeil calme, aussi calme que ces gazons fumant sur la grève un matin de Géorgie.
D’un sommeil inachevé, le monde se réveillera ; les yeux bridés, la pensée brumeuse comme qui sort d’un mauvais rêve. Est-il vrai qu’on danse autour d’une tombe ?
A la mémoire de TROY Davis, exécuté le 21 septembre 2011 à Géorgie
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
Aucun commentaire
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.