Les joies de la maternité
Surprise dès la porte franchieDe cet emploi du temps serré
Où est donc la poésie assurée
Ai-je doc été assez avertie
Où n'ai-je pas écouté
Dans mon attente éblouie
Que de biberons donnés
De craintes éprouvées
Votre garde-robe dure des étés
Pour lui, sans renouvelée
Pendant que l'on s'extasie
Devant le chérubin chéri
Un rayon de soleil pointe son nez
Et il va falloir l'en faire profiter
Plus de roman sur la table de nuit
Mais le livre si bien éclairé
D'une spécialiste des bébés
Que sans cesse vous consultez
Image de madone idéale et belle
A qui appartient ce reflet cruel...
Ces cernes et cette taille épaissie
Dans cette vie sans aucun répit
Et quand enfin le sommeil vous prend
Soudain cassé par des pleurs incessants
Vers le berceau, vous courez éperdue
Et recommencer vos soins incessants
S'estompe l'idée d'une famille nombreuse
Comment font-elles ces courageuses ..
A coup sûr, elles von un jourt un périr
A moins qu'elles ne choisissent d'en rire
Mais rien ni fait...
Malgré cela, aucun regret
Et quand vous le regardez dormir
Votre coeur oublie ce délire
De le voir ainsi beau et apaisé
Nul doute, vous recommenceriez
*
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