Du pré, à la mer, ma course

Si, au lieux de houseaux, je prenais les vrais bottes,
Ne pourrais-je mener mon cheval aux pacages,
Ou tourner l'étalon d'un galop du futur,
Maîtrisant mon cheval qui joue son avenir ?
J'étais l'immortel palpitant de ces prairies,
De fleurs, de nids d'oiseaux, d'herbes, de pâturages,
J'étais abeille et fleur, j'étais aimé d'amour,
Le chant du coq passa le muezzin du jour,
Une voix que, je croix, était un peu amère,
Me parla d'infini, de mer sans fin, mouvante,
Cette voix étrange m'invita à la mer,
Mais, moi, je n'étais pas frais dans le ciel d'hiver,
Avec ma cargaison de riz et marchandises,
Je longeais quelques mers et rives pacifiques,
Qui me voyait, au pré, sur mon cheval fier,
Me prendrait pour un marin venu de la mer,
Venu se prélasser tout seul aux pieds des palmes,
De tant de fatigues d'usage de ses rames,
C'est alors qu'un accent fort inconnu me dit :
- Ami ! Viens prendre part au tout premier circuit,
Et je voyais alors au loin, des marins braves
En tenue d'apparat, séduits par des naïades,
Je faisais le niais pour plaire à ces marins,
Car pour braver la mer, ils sont des souverains,
J'aime le fond de mer, même si, elle me tire,
L'éloquence de la mer, est tout ce qui m'attire.
Je sus tester les vents, avant chaque plonger,
Quand le beau palpeur vit tout ce que j'ai chargé,
À moi il dit : voilà, vous n'avez rien qui pèse,
Il m'ajouta : allez prendre part à la course,
Et vos gréements sont conformes au jauger,
Je pris donc ma pagaie, pour ramer, pour aller,
L'oeil au large qui noie, la profondeur qui tue,
Je savais mesurer un danger qui arrive,
Dans les bas- fonds de mers, connaissant le courant,
Le marin amer va, parfois, le coeur riant,
Il sait pertinemment que les flots rebelotent
Mais sait aussi, que Dieu commande ces flots qui montent,
Il prend sa pagaie, pour ramer vers le futur,
Sa voix est attendrie par le bruit du départ,
Mais vers l'amerique, sur la mer pacifique,
Avec ma cargaison de riz, venant de Chine,
Un marin sut lire toute ma loyauté,
Me décorant du haut prix de l'amirauté,
Sous les ovations d'une foule en délire,
Applaudissant à tout rompre: - La mer, ma course.
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2 commentaires
rivaudais · le dimanche 7 juillet 2019 à 02:09
barrymoussa180 · le dimanche 7 juillet 2019 à 04:40
Je partage entièrement votre point de vue,
Mais je n'avais pas fini de poster le poème,
C'est de mes anciens poèmes, qui parle de la mer,
Dommage que je n'ai pas su que le premier quatrain vous a plût, je me serais arrêté là, si je l'avais su.
En fait je publie par quatrain, à cause du système
anti robot, qui me fatigue trop et m'empêche de poster tout le poème d'un seul coup.
Merci rivaudais, merci beaucoup,
Bon matin à vous, et bon week-end.
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