Pâ-san
De sur mon bow-window tous les matins je vois
Ramasser au jardin ma troublante voisine
Quelques fleurs dont parfois l'une laisse une épine
M'accorder le plaisir transperçant de sa voix.
Il me faut avouer (pardonnez s'il vous plaît)
Que de ses petits riens mon être s'amourache
Tant que poistron- jacquet j'ai cueilli la bourrache
Pour le lui annoncer dans le plus bref délai
Le courage au plastron j'abordais donc la belle
Lui parlant du beau temps qui vite disparaît
De là m'inquiétant de l'heure qu'il était
Et de savoir enfin comment elle s'appelle.
Amandine elle dit (de fierté toute austère)
Je répondis je crois un peu trop à la hâte
Si je me souviens bien : Ah, comme la patate !
Sans doute aurais-je dû dire : pomme de terre...
Je m'étais costumé pour paraître élégant
Mais le masque tomba devant le carnaval
Et ne put par le fait dissimuler le mal
Que m'infligea le fer de son moule de gant.
Rentré dans mes foyers je revoyais mes plans
Contre un brin d'aconit j'échangeais mon courage
Rêvant de m'écraser sous un balcon de rage
Comme un mollard craché par la gueule du temps
Mais j'avais oublié d'entrouvrir la fenêtre
et me voilà le nez collé contre le froid
Laissant passer la nuit en me ruinant un doigt
Les autres estimant quand la voir apparaître.
Ramasser au jardin ma troublante voisine
Quelques fleurs dont parfois l'une laisse une épine
M'accorder le plaisir transperçant de sa voix.
Il me faut avouer (pardonnez s'il vous plaît)
Que de ses petits riens mon être s'amourache
Tant que poistron- jacquet j'ai cueilli la bourrache
Pour le lui annoncer dans le plus bref délai
Le courage au plastron j'abordais donc la belle
Lui parlant du beau temps qui vite disparaît
De là m'inquiétant de l'heure qu'il était
Et de savoir enfin comment elle s'appelle.
Amandine elle dit (de fierté toute austère)
Je répondis je crois un peu trop à la hâte
Si je me souviens bien : Ah, comme la patate !
Sans doute aurais-je dû dire : pomme de terre...
Je m'étais costumé pour paraître élégant
Mais le masque tomba devant le carnaval
Et ne put par le fait dissimuler le mal
Que m'infligea le fer de son moule de gant.
Rentré dans mes foyers je revoyais mes plans
Contre un brin d'aconit j'échangeais mon courage
Rêvant de m'écraser sous un balcon de rage
Comme un mollard craché par la gueule du temps
Mais j'avais oublié d'entrouvrir la fenêtre
et me voilà le nez collé contre le froid
Laissant passer la nuit en me ruinant un doigt
Les autres estimant quand la voir apparaître.

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6 commentaires
domi/amimots · le dimanche 6 décembre 2015 à 09:36
bravo, j'adore...
amitiés
domi
http://www.mespoemes.net/amimots/
José · le dimanche 6 décembre 2015 à 11:50
Amitiés
Bartkley · le dimanche 6 décembre 2015 à 18:48
Merci et bonne soirée
Bartkley · le dimanche 6 décembre 2015 à 18:50
Cornel · le lundi 21 décembre 2015 à 18:01
Bartkley · le mardi 22 décembre 2015 à 07:15
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