Aller au contenu
MesPoèmes.net Créer mon site de poésie

La révérence du révérend

Les martinets

Le lundi 1 mai 2017 à 18:52, posté par Bartkley · 125 lectures

Les martinets, jamais, ne posent leurs bagages;
Ils tournent dans le ciel comme de fols espoirs,
Comme des plaisirs nés des chagrins les plus noirs
Car ils sont de l'ivresse en somme les mirages.

Brisant le mur du son certains paient les ravages
Contre une cheminée ou d'autres assommoirs;
Qu'importe, ils ne sont pas passereaux d'étendoirs;
Leur instinct veut bien plus qu'observer les rivages.

Leurs frères de fortune ont alors le beau jeu
De nous faire gravir la palmacée en feu
D'une île abandonnée aux décrocheurs de lune.

Ils s'enfuient nous laissant de l'été, seul, le deuil
Ainsi qu'une épitaphe à la fosse commune :
Quitte à voler autant que l'on ravisse l'œil.
Pas encore de note · connectez-vous pour noter

2 commentaires

clairedeterre · le mardi 2 mai 2017 à 00:04

Barkley,
Elegante description de ces oiseaux qui ne se posent que rarement et peuvent voler a grande vitesse.
"Ils tournent dans le ciel comme de fols espoirs
Car ils sont de l'ivresse en somme les mirages"
La simplicite du style se marie bien a l'envergure de l'imaginaire.
Clairedeterre

Bartkley · le mardi 2 mai 2017 à 23:04

Merci beaucoup clairedeterre
J'ai toujours été fasciné par ces oiseaux, je ne sais pas pourquoi ; le premier soir, où en sortant vous entendez le premier chanter, vous levez la tête et vous le voyez, d'abord un puis deux, trois, au début ils sont très peu, sans doute les éclaireurs, c'est idiot mais ça me remplit de joie comme me remplit de tristesse le soir où, en sortant, vous n'entendez plus leur chant et vous avez beau lever la tête, il n'y en a plus un.
Je trouve qu'il y en a de moins en moins et qu'ils restent de moins en moins longtemps ou alors c'est moi qui devient vieux, en tout cas... c'est plus comme avant !:)

Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.