Poussières
Pour l'homme terre à terre il n'est rien de plus sûr
Que des deux volent mieux les oiseaux que les pierres
Mais d'autres veulent voir plus loin que leurs œillères
Lever le nez au ciel sans foncer dans le mur
Le cœur de l'axiome alors devient moins dur
Et les pauvres moineaux ne jouent plus les premières
Les plumes comme quoi ne sont pas si légères
Ou ne conviennent pas au temps et à son fur
Regardez l'univers et puis demandez vous
D'où sortent ces milliards et milliards de cailloux
Qu'on retrouve jusqu'aux gésiers des volatiles
Comme un coffre oublié s'ouvre et répand son or
Garderons nous l'odeur ou les trilles habiles
Quand un soir de juillet se vêt de pétrichor
https://www.youtube.com/watch?v=amT_qZtGn7Y
Que des deux volent mieux les oiseaux que les pierres
Mais d'autres veulent voir plus loin que leurs œillères
Lever le nez au ciel sans foncer dans le mur
Le cœur de l'axiome alors devient moins dur
Et les pauvres moineaux ne jouent plus les premières
Les plumes comme quoi ne sont pas si légères
Ou ne conviennent pas au temps et à son fur
Regardez l'univers et puis demandez vous
D'où sortent ces milliards et milliards de cailloux
Qu'on retrouve jusqu'aux gésiers des volatiles
Comme un coffre oublié s'ouvre et répand son or
Garderons nous l'odeur ou les trilles habiles
Quand un soir de juillet se vêt de pétrichor
https://www.youtube.com/watch?v=amT_qZtGn7Y
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
4 commentaires
clairedeterre · le dimanche 18 mars 2018 à 14:33
Originale et élégante...
Oui'nous sommes poussières d'étoiles,et à ce titre,on ne devrait pas oublier,en effet, les musiques et les odeurs qui sont chants de l'âme et parfums de l'humus après la pluie...(vous m'avez appris ce mot "pétrichor").
Beaucoup de talent comme toujours Bartkley. Très beau solo de guitare également.
Clairedeterre
bartkley · le dimanche 18 mars 2018 à 19:35
Je me borne à dire des évidences, il y a plus de pierres qui volent dans le ciel que d'oiseaux, c'est un fait.
Le pétrichor, quel magnifique mot (de par sa construction)pour nommer l'indéfinissable ; pour ma part, plus que nommer, il traduit aussi l'état ou je me trouve quand on se rencontre(cette odeur et moi) submergé de souvenirs que je ne contrôle pas car je ne sais pas d'où ils viennent mais en même temps apaisants, réconfortants, un mélange de passé et de futur car il y a ça aussi, cette sensation de vie éternelle (qui nous ramène à la fameuse phrase de la Genèse ; j'ai eu une éducation catholique )
J'arrête sinon vous allez dire que je pars de la tête , que j'ai des délires mystiques:) (je plaisante)
D'ailleurs, j'ai mis "je" non par plaisir de parler de moi mais si j'avais mis "on" il se serait pointé quelqu'un pour dire le contraire ! Et puis je ne peux( et ne veux) pas parler à la place des autres mais je suis persuadé que nous ressentons tous la même chose ; certains l'acceptent et d'autres la refusent. évidemment cela est très furtif, quelques secondes à peine et c'est précieux comme un trésor.
Le fur est un vieux mot, c'était le prix, la valeur, la mesure c'est dans ces deux derniers sens qu'il doit être pris:)
Merci encore Claire de terre ou de lune(cailloux sœurs)
clairedeterre · le dimanche 18 mars 2018 à 22:02
Oui,les odeurs ont ce pouvoir de nous sidérer,de nous pétrifier sur place en quelque sorte.
Et celle ci ,en particulier qui s'élève du sol,après la pluie.Je vous rejoins dans cette sensation immédiate qu'elle procure qui semble mêler le passé et le futur.
Comme un instant d'éternité que l'on garde en soi comme un trésor.
La pierre du sang des dieux...
Merci..
Clairedeterre
bartkley · le dimanche 1 avril 2018 à 21:53
Les dieux sont des artistes capables de faire des statues plus vraies que nature! Mais attention aux coups de masse, quand même! ;)
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.