VARIATIONS
Variationslorsqu'au chaud de l'été l'air va se raréfiant,
la terre en appelle au moindre de ses souffles,
le ciel devient si clair, en un bleu si troublant,
les hommes et les bêtes en retiennent leur souffle !
puis vient le vent d'automne qui rafraîchit et tonne,
chassant par devant lui le feuillage des taillis,
il convoque la pluie, à la terre il la donne,
à eux trois ils entament la danse de la vie !
à l'homme peut faire peur, cet air encanaillé,
il fait siffler la tuile et s'éteindre les feux,
vite petits bergers, interrompez vos jeux,
et poussez au bercail vos bêtes affolées.
mais voici qu'il se fâche et devient ouragan,
gare à vous les bâteaux qui recherchez le port,
les naufrageurs sont là, tristes et pauvres brigands,
qui donnent aux récifs silhouettes de mort.
quel est donc cet étrange, mystérieux élément,
qui tantôt gâte l'homme et flatte la beauté,
et puis bizarrement se livre indécemment
aux abus d'un tyran monstre d'aménité !
De quoi avons nous l'air, ne sommes nous donc pas frères ?
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