Mourir

Tôt levée le matin je chasse les idées
Qui noires se profilent endeuillant ma pensée,
Pourtant le temps est beau et belles sont les feuilles
Qui encombrent la cour dont je franchis le seuil.
Le chien vient aboyant, il sent rôder la mort,
Celle dont peu à peu la maison est le port.
Elle ne repartira que son bateau chargé
De l'âme de celui qu'elle est venue faucher.
La faux ou bien la barque, mais qu'importe l'image,
il s'agit là d'un homme, d'une vie pas très sage,
Un homme dont on se dit qu'il aura bien vécu,
Un homme, oui un homme, par les années vaincu.
Tôt levée le matin mes pensées je reprends,
Cherche les souvenirs, sont-ils heureux vraiement ?
C'est mon père cet homme là, ce vieillard chancelant
Dont encor' les yeux brillent, mais pour combien de temps ?
14-10-04
Qui noires se profilent endeuillant ma pensée,
Pourtant le temps est beau et belles sont les feuilles
Qui encombrent la cour dont je franchis le seuil.
Le chien vient aboyant, il sent rôder la mort,
Celle dont peu à peu la maison est le port.
Elle ne repartira que son bateau chargé
De l'âme de celui qu'elle est venue faucher.
La faux ou bien la barque, mais qu'importe l'image,
il s'agit là d'un homme, d'une vie pas très sage,
Un homme dont on se dit qu'il aura bien vécu,
Un homme, oui un homme, par les années vaincu.
Tôt levée le matin mes pensées je reprends,
Cherche les souvenirs, sont-ils heureux vraiement ?
C'est mon père cet homme là, ce vieillard chancelant
Dont encor' les yeux brillent, mais pour combien de temps ?
14-10-04
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