TEMPS JALOUX
T'en souviens-tu d'un jour où nous nous aimons en silence
En entendant rien de ces critiques en cadence
Mais tout-à-coup une peur inconnue à la terre
M'a éloigné de cet amour qui m'est très chère
Moi-même, quelque temps après, honteuse de ma peur
Je l'ai pris pour l'effet d'un sombre vapeur
Mais de ce souvenir, mon âme possédée
A deux fois, en dormant revu la même idée
Souvent je t'appelle lorsque l'air est sans bruit
Et ta voix de songe fait retentir ma nuit
J'ai souri de t'entendre et plus souvent pleuré
Quand je suis seule dans l'ombre à minuit demeuré
Saches que mon amour pour toi est assez fort
Crois-tu donc que dans mon coeur il est mort?
Il me suffit de voir que d'autres ont font cas
C'est qu'ils ont l'art de feindre mais moi je ne l'ai pas
A mon amour! vis-tu aussi cette pareille rage?
Crois-tu donc que je sois insensible à de tel outrage?
Moi, je souffre en mon coeur ce mortel douleur
Toi mon amour, tu a sû me faire ce qu'on appelle bonheur.
Tous les jours, quand je suis seule, j'évoque ton charme
En pensant à toi, je verse mes larmes
Je t'aime encore, sincères sont mes sentiments
Hélàs! quand reviendront de semblable moment?
Eh quoi! n'en pourrons-nous au moins fixer une trace
De cet amour dont le temps nous éfface?
Ô temps jaloux! se peut-il que ces moments d'ivresse
S'envolent loin de nous de telle vitesse?
En entendant rien de ces critiques en cadence
Mais tout-à-coup une peur inconnue à la terre
M'a éloigné de cet amour qui m'est très chère
Moi-même, quelque temps après, honteuse de ma peur
Je l'ai pris pour l'effet d'un sombre vapeur
Mais de ce souvenir, mon âme possédée
A deux fois, en dormant revu la même idée
Souvent je t'appelle lorsque l'air est sans bruit
Et ta voix de songe fait retentir ma nuit
J'ai souri de t'entendre et plus souvent pleuré
Quand je suis seule dans l'ombre à minuit demeuré
Saches que mon amour pour toi est assez fort
Crois-tu donc que dans mon coeur il est mort?
Il me suffit de voir que d'autres ont font cas
C'est qu'ils ont l'art de feindre mais moi je ne l'ai pas
A mon amour! vis-tu aussi cette pareille rage?
Crois-tu donc que je sois insensible à de tel outrage?
Moi, je souffre en mon coeur ce mortel douleur
Toi mon amour, tu a sû me faire ce qu'on appelle bonheur.
Tous les jours, quand je suis seule, j'évoque ton charme
En pensant à toi, je verse mes larmes
Je t'aime encore, sincères sont mes sentiments
Hélàs! quand reviendront de semblable moment?
Eh quoi! n'en pourrons-nous au moins fixer une trace
De cet amour dont le temps nous éfface?
Ô temps jaloux! se peut-il que ces moments d'ivresse
S'envolent loin de nous de telle vitesse?
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2 commentaires
Mirage · le vendredi 2 septembre 2005 à 00:54
poemeencours · le dimanche 11 septembre 2005 à 01:47
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