Sous vide.
Dans un chemin creux, je marchais.
Sous la voûte des branches, les ombres bleues de la neige dansaient.
Mon pas lourd s'enfonçait dans le silence du jour qui pointait.
L'horizon virait au jaune comme celui d'un poussin au premier matin.
Reins cassés, épaules affaissées, je pleurais, ne savais où j'allais, ne voyais pas la puissance du soleil qui s'élevait.
Un passereau encore engourdi par le froid de la nuit essayait son petit cri de joie.
Je n'entendais que le bruit de mon sang battre dans mes oreilles, dans mes poumons, dans mon coeur.
Là, au moins, il faisait chaud.
Le souvenir de ma fille me hantait, me poignardait à longueur de temps.
Comment peut-on mourir à 23 ans?
Comment peut-on y survivre?
Je me cognais à l'invisible paroi de verre du néant.
Parfois je levais les yeux vers le soleil nouveau, croyais y voir de la vie.
Alors la neige fondait, j'ôtais mes vêtements et m'envolais, nu, léger, vers l'avenir...
Sous la voûte des branches, les ombres bleues de la neige dansaient.
Mon pas lourd s'enfonçait dans le silence du jour qui pointait.
L'horizon virait au jaune comme celui d'un poussin au premier matin.
Reins cassés, épaules affaissées, je pleurais, ne savais où j'allais, ne voyais pas la puissance du soleil qui s'élevait.
Un passereau encore engourdi par le froid de la nuit essayait son petit cri de joie.
Je n'entendais que le bruit de mon sang battre dans mes oreilles, dans mes poumons, dans mon coeur.
Là, au moins, il faisait chaud.
Le souvenir de ma fille me hantait, me poignardait à longueur de temps.
Comment peut-on mourir à 23 ans?
Comment peut-on y survivre?
Je me cognais à l'invisible paroi de verre du néant.
Parfois je levais les yeux vers le soleil nouveau, croyais y voir de la vie.
Alors la neige fondait, j'ôtais mes vêtements et m'envolais, nu, léger, vers l'avenir...
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