Pourquoi j'écris
J’écris pour l’hiver, pour ce moment où les provisions de l’été viennent à manquer, pour ce moment où l’on se recroqueville autour de l’âtre qui s’éteint peu à peu.
Toute ma vie, sans même le savoir, j’ai fait provision de rêves de soleil et d’eau, moisson d’images et de pensées. J’écris pour irriguer un monde qui devient sec, réchauffer un monde qui devient froid, raviver un monde moribond.
J’écris aussi pour la paix. Non pas pour la paix dans le monde: c’est un mythe politique. Il n’est pas fait pour moi. Et quand bien même il se réaliserait, serions-nous plus heureux pour autant? Je n’en suis pas du tout sûr, parce que cette fameuse paix dont je parle est celle qui est vécue de l’intérieur. La paix intime. Donc dans un premier temps, j’écris très égoïstement pour ma propre paix. Celle qui est au fond de moi et que je perçois parfois, brève, furtive et fugitive, insaisissable, immense et éternelle. C’est aussi pour ça que je publie. J’espère toucher en l’autre cette part subtile de l’être, cette petite flamme qu’il est si bon de nourrir, d’entretenir et de choyer. Mes petites histoires sont construites dans cette perspective. Elles sont comme une réparation d’événements inachevés, avortés, empêchés, et se résolvent dans une sorte de pacification des tensions, une ouverture. Je n’aimerais pas que le lecteur, en refermant le livre, se dise: encore une histoire qui finit mal, encore une histoire qui me fait mal.
Toute ma vie, sans même le savoir, j’ai fait provision de rêves de soleil et d’eau, moisson d’images et de pensées. J’écris pour irriguer un monde qui devient sec, réchauffer un monde qui devient froid, raviver un monde moribond.
J’écris aussi pour la paix. Non pas pour la paix dans le monde: c’est un mythe politique. Il n’est pas fait pour moi. Et quand bien même il se réaliserait, serions-nous plus heureux pour autant? Je n’en suis pas du tout sûr, parce que cette fameuse paix dont je parle est celle qui est vécue de l’intérieur. La paix intime. Donc dans un premier temps, j’écris très égoïstement pour ma propre paix. Celle qui est au fond de moi et que je perçois parfois, brève, furtive et fugitive, insaisissable, immense et éternelle. C’est aussi pour ça que je publie. J’espère toucher en l’autre cette part subtile de l’être, cette petite flamme qu’il est si bon de nourrir, d’entretenir et de choyer. Mes petites histoires sont construites dans cette perspective. Elles sont comme une réparation d’événements inachevés, avortés, empêchés, et se résolvent dans une sorte de pacification des tensions, une ouverture. Je n’aimerais pas que le lecteur, en refermant le livre, se dise: encore une histoire qui finit mal, encore une histoire qui me fait mal.
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8 commentaires
yoh · le samedi 10 septembre 2016 à 20:41
Argentalet · le samedi 10 septembre 2016 à 21:23
C'est moi qui vous remercie.
Argentalet · le dimanche 11 septembre 2016 à 18:02
Vous disiez ne pas pouvoir goûter à la paix tant que la barbarie fait fureur autour de nous. Je vous comprends, et je ne fais que tenter de préserver ma paix et dire aux gens que MALGRÉ toute la douleur du monde et justement à cause d'elle, il est impératif de chercher à entretenir cette parcelle de liberté qui vit en nous, QUOI QU'IL ARRIVE.
Rivaudais · le dimanche 11 septembre 2016 à 20:23
à être terminé, il n' a pas été enregistré. Du coup je l'ai abrégé et il ne correspondait plus tout à fait à mon idée. Donc n'ayez aucun regret L'essentiel est bien votre poème. Et il me plait.
Argentalet · le dimanche 11 septembre 2016 à 21:03
Ivydall/ worrell02 · le lundi 12 septembre 2016 à 16:42
Comme on dit, on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Ceci dit, si chacun recherchait et trouvait cette paix intérieure, ce sera déjà un pas vers la paix dans le monde !
Amicalement,
Ivy
Argentalet · le lundi 12 septembre 2016 à 21:15
domidom · le mardi 13 septembre 2016 à 11:35
Dieu seul le sait...
Votre écrit est un très beau message, d'ailleurs, pouvoir se retrouver soi même et se connaître, trouver sa propre paix intérieur, revêt une grande plénitude...
A plus...
Domie
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