Où est la verdeur d'antan ?
La crinière noire étincelait de jeunesse ;
Sautillant coquettement
Sur une démarche crâneuse,
Dansotant effrontément
Par vagues juvéniles.
La cheveu chenu dont il agonisait
Tanguait angoisseusement
Entre la délivrance et l'effroi ;
La barbe clairsemée s'agitait dans l'oubli
Des têtes sillonnant les brumes éternelles.
A la mine éclatante de l’éphémère,
La pupille pétillait d'eau de rose ;
Elle fulgurait
Derrière l'enfant d'Epicure,
Devant le plaisir qui s'est égaré
Dans un miroir aux alouettes.
A l'air affligé du néant éternel,
La prunelle enténèbre la vie ;
Elle s'éteint
Derrière le vieux hibou austère,
Devant la douleur qui a rejoint
La réalité lugubre.
La langue sculptait les mots
Dans la verve pétulante ;
Les lèvres articulaient les paroles
Avec une emphase ingénue ;
Le sentiment fusait
Par la verdeur des pensées
Jusqu'à faire frémir les vieilles oreilles.
La sénescence suffoque le verbe
Dans la froide indifférence ;
La vieillesse noie les belles phrases
Dans un torrent stérile.
La déchéance pétrifie l'expression
Sur les hurlements de l'âme
Jusqu'à se statufier à la nuit du tombeau.
Sautillant coquettement
Sur une démarche crâneuse,
Dansotant effrontément
Par vagues juvéniles.
La cheveu chenu dont il agonisait
Tanguait angoisseusement
Entre la délivrance et l'effroi ;
La barbe clairsemée s'agitait dans l'oubli
Des têtes sillonnant les brumes éternelles.
A la mine éclatante de l’éphémère,
La pupille pétillait d'eau de rose ;
Elle fulgurait
Derrière l'enfant d'Epicure,
Devant le plaisir qui s'est égaré
Dans un miroir aux alouettes.
A l'air affligé du néant éternel,
La prunelle enténèbre la vie ;
Elle s'éteint
Derrière le vieux hibou austère,
Devant la douleur qui a rejoint
La réalité lugubre.
La langue sculptait les mots
Dans la verve pétulante ;
Les lèvres articulaient les paroles
Avec une emphase ingénue ;
Le sentiment fusait
Par la verdeur des pensées
Jusqu'à faire frémir les vieilles oreilles.
La sénescence suffoque le verbe
Dans la froide indifférence ;
La vieillesse noie les belles phrases
Dans un torrent stérile.
La déchéance pétrifie l'expression
Sur les hurlements de l'âme
Jusqu'à se statufier à la nuit du tombeau.
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