Là-bas
Là-bas confinée dans une contrée lointaine,
Les gorges gargouillent de ventres creux ;
Des corps criant famine à l'orée de la mort,
Se noient dans l'ornière médiatique,
Les voix de pauvres hères s'égrènent
Aux oreilles repues d’informations.
Alors, là-bas sur les rives du Styx,
Bien des cœurs se dilatent d'espoir
Quand le baratin s'enrobe de miel,
Quand la fourberie se recouvre de mots doux ;
Le cupide remplit son escarcelle
Avec l'oseille pleuvant des mains
De ceux qui rêvent de joyeux lendemains.
Les miséreux à bord de fragiles nacelles
Empruntent la voie de la camarde ;
Et les larmes salées des naufragés
Se posent sur l'écume de la faim
Projetée par le mépris déferlant
Sur un continent relégué au mépris,
Sur les ventres crevant à l'ombre de l'humain.
Là-bas, la mitraille crépite
Sur les bougres haineux ;
L'enchevêtrement de croyances
Animant maintes âmes,
L'enracinement des religions
Dans les têtes qui fourmillent de traditions,
Sont pour certains des pépites d'or ;
Et les aboiements des cadors
Ameutant la gent crédules
Se débarrassant de leur pécule
Pour s'embarquer sur un sinistre véhicule,
Soulèvent de la houle de mépris ;
Sur des batelets, les gueux vont expiré.
Mais là-bas les enflés enfouissent leur bouille
Dans une veulerie fataliste ;
Nimbés d'une auréole d'innocence,
Leur sang grouille des microbes du crime.
Les gorges gargouillent de ventres creux ;
Des corps criant famine à l'orée de la mort,
Se noient dans l'ornière médiatique,
Les voix de pauvres hères s'égrènent
Aux oreilles repues d’informations.
Alors, là-bas sur les rives du Styx,
Bien des cœurs se dilatent d'espoir
Quand le baratin s'enrobe de miel,
Quand la fourberie se recouvre de mots doux ;
Le cupide remplit son escarcelle
Avec l'oseille pleuvant des mains
De ceux qui rêvent de joyeux lendemains.
Les miséreux à bord de fragiles nacelles
Empruntent la voie de la camarde ;
Et les larmes salées des naufragés
Se posent sur l'écume de la faim
Projetée par le mépris déferlant
Sur un continent relégué au mépris,
Sur les ventres crevant à l'ombre de l'humain.
Là-bas, la mitraille crépite
Sur les bougres haineux ;
L'enchevêtrement de croyances
Animant maintes âmes,
L'enracinement des religions
Dans les têtes qui fourmillent de traditions,
Sont pour certains des pépites d'or ;
Et les aboiements des cadors
Ameutant la gent crédules
Se débarrassant de leur pécule
Pour s'embarquer sur un sinistre véhicule,
Soulèvent de la houle de mépris ;
Sur des batelets, les gueux vont expiré.
Mais là-bas les enflés enfouissent leur bouille
Dans une veulerie fataliste ;
Nimbés d'une auréole d'innocence,
Leur sang grouille des microbes du crime.
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
Aucun commentaire
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.