Chimères salvatrices
La solitude me pèse
Elle est la parenthèse
Entre mon travail à la banque
Où la motivation me manque,
Et ma maison rurale, familiale
Qui n’est pas toujours conviviale.
L’isolement m’agresse ;
Par moments, il m’oppresse ;
Seul, dans la foule anonyme,
La solitude m’envenime ;
Je voudrais tant crier,
De mes mains supplier
Les gens aux sourires placides,
Aux regards métalliques, vides,
Aux visages renfrognés
Donnant envie de cogner,
De me regarder, de m’observer,
S’ils le veulent, de m’invectiver ;
Montrez-moi que j’existe,
Faites que je subsiste ;
Si vous m’accordiez votre attention,
Elle soulagerait ma dépression.
Mais, à mon grand dam, c’est un vœu pieux
Car rien ne transperce de vos yeux.
Alors je prends les transports en commun
Dans l’espoir de rencontrer des tribuns
De la grande spontanéité
Qui nous conduit droit vers l’amitié.
Hélas, ils ont l’air désespérément distants
Quand je leur parle de la pluie et du beau temps ;
Devant leur attitude hermétique,
Ma tentative devient chimérique ;
Je me trompe toujours d’adresse
Quand je cours après la tendresse ;
Je fréquente les cafés, les bars,
Durant mes longues nuits de cafard ;
Le vin, l’alcool, déliant les langues,
Ma solitude devient exsangue.
Mais que reste-t-il des amitiés rencontrées
Lors des enivrantes et festives soirées
Lorsque, le matin, les brumes de l’ivresse
Se dissipent et découvrent la détresse,
L’euphorie s’étant vite évaporée
Dans l’euphorie d’une âme éplorée ?
Je retourne tant bien que mal à mon travail,
Le soir, tel un zombie, je rentre au bercail ;
Durant mes heures et journées de loisirs,
Je dors et je mange pour ne pas mourir ;
Le temps d’oublier toutes mes déconvenues,
Et je me retrouve à nouveau dans la rue
Afin de pourchasser les belles chimères
De manière hasardeuse et primaire.
Ò solitude quand tu nous tiens,
L’utopie, parfois nous entretient.
Elle est la parenthèse
Entre mon travail à la banque
Où la motivation me manque,
Et ma maison rurale, familiale
Qui n’est pas toujours conviviale.
L’isolement m’agresse ;
Par moments, il m’oppresse ;
Seul, dans la foule anonyme,
La solitude m’envenime ;
Je voudrais tant crier,
De mes mains supplier
Les gens aux sourires placides,
Aux regards métalliques, vides,
Aux visages renfrognés
Donnant envie de cogner,
De me regarder, de m’observer,
S’ils le veulent, de m’invectiver ;
Montrez-moi que j’existe,
Faites que je subsiste ;
Si vous m’accordiez votre attention,
Elle soulagerait ma dépression.
Mais, à mon grand dam, c’est un vœu pieux
Car rien ne transperce de vos yeux.
Alors je prends les transports en commun
Dans l’espoir de rencontrer des tribuns
De la grande spontanéité
Qui nous conduit droit vers l’amitié.
Hélas, ils ont l’air désespérément distants
Quand je leur parle de la pluie et du beau temps ;
Devant leur attitude hermétique,
Ma tentative devient chimérique ;
Je me trompe toujours d’adresse
Quand je cours après la tendresse ;
Je fréquente les cafés, les bars,
Durant mes longues nuits de cafard ;
Le vin, l’alcool, déliant les langues,
Ma solitude devient exsangue.
Mais que reste-t-il des amitiés rencontrées
Lors des enivrantes et festives soirées
Lorsque, le matin, les brumes de l’ivresse
Se dissipent et découvrent la détresse,
L’euphorie s’étant vite évaporée
Dans l’euphorie d’une âme éplorée ?
Je retourne tant bien que mal à mon travail,
Le soir, tel un zombie, je rentre au bercail ;
Durant mes heures et journées de loisirs,
Je dors et je mange pour ne pas mourir ;
Le temps d’oublier toutes mes déconvenues,
Et je me retrouve à nouveau dans la rue
Afin de pourchasser les belles chimères
De manière hasardeuse et primaire.
Ò solitude quand tu nous tiens,
L’utopie, parfois nous entretient.
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1 commentaire
ray · le mercredi 16 décembre 2015 à 18:19
L’utopie, parfois nous entretient"
j'aime beaucoup ces deux vers
et toute la poésie ça me parle bien ! très réussi. Amitiés Ray
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