L'hiver en vers
Je te vois de ma fenêtre, hiver,
Blanchir, couvrir un champ de primevères ;
Je tremble devant toi, hiver,
Quand tu me passes à travers ;
La nature se cache, troublant hiver,
Car hélas elle est nue comme un ver ;
Tu rallonges les nuits, malin hiver,
Afin d’endormir les effets pervers
De ton dépouillement, triste hiver ;
Certains ne voient que ton pâle envers
Mais ton si merveilleux endroit, bel hiver,
Est réservé pour ceux qui restent ouverts
À ton caractère froid, austère hiver,
Je m’aperçois alors, protégés par mes verres,
Que ton visage, froid hiver,
Est parfois beaucoup moins sévère
Lorsque toi, ensoleillé, brillant hiver
M’éblouis à la blancheur d’un beau couvert ;
Ton air glacial, cher hiver,
N’est pour moi point un calvaire
Car quand je te croise au matin, hiver,
Je me durcis et deviens un vieillard vert ;
Tu congèles la neige, puissant hiver,
Je glisse et m’étale sur le dévers
D’un chemin qui t’enlace, rugueux hiver
Lorsque mes jambes essuient un revers ;
Toi, l’orfèvre, talentueux hiver,
Tu transformes la pluie en flocons divers ;
Qui fouettent mon visage, vivifiant hiver,
Ils fondent, épuisés, dans mon manteau de vair ;
Ô soporifique, calmant hiver,
De mon lit j’entends les cris des colverts ;
Recouvert d’un édredon d’eider, doux hiver
Je plonge dans la quiétude de l’univers.
Puissent ces quelques vers
Rendre moins dur l’hiver ;
Ensemble, nous allons vers
Le printemps, après l’hiver.
Blanchir, couvrir un champ de primevères ;
Je tremble devant toi, hiver,
Quand tu me passes à travers ;
La nature se cache, troublant hiver,
Car hélas elle est nue comme un ver ;
Tu rallonges les nuits, malin hiver,
Afin d’endormir les effets pervers
De ton dépouillement, triste hiver ;
Certains ne voient que ton pâle envers
Mais ton si merveilleux endroit, bel hiver,
Est réservé pour ceux qui restent ouverts
À ton caractère froid, austère hiver,
Je m’aperçois alors, protégés par mes verres,
Que ton visage, froid hiver,
Est parfois beaucoup moins sévère
Lorsque toi, ensoleillé, brillant hiver
M’éblouis à la blancheur d’un beau couvert ;
Ton air glacial, cher hiver,
N’est pour moi point un calvaire
Car quand je te croise au matin, hiver,
Je me durcis et deviens un vieillard vert ;
Tu congèles la neige, puissant hiver,
Je glisse et m’étale sur le dévers
D’un chemin qui t’enlace, rugueux hiver
Lorsque mes jambes essuient un revers ;
Toi, l’orfèvre, talentueux hiver,
Tu transformes la pluie en flocons divers ;
Qui fouettent mon visage, vivifiant hiver,
Ils fondent, épuisés, dans mon manteau de vair ;
Ô soporifique, calmant hiver,
De mon lit j’entends les cris des colverts ;
Recouvert d’un édredon d’eider, doux hiver
Je plonge dans la quiétude de l’univers.
Puissent ces quelques vers
Rendre moins dur l’hiver ;
Ensemble, nous allons vers
Le printemps, après l’hiver.
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