Un poème hivernal progressif
J’ouvre la fenêtre
L’hiver me pénètre.
Le gel m’engourdit,
L’hiver m’étourdit.
Saison taciturne,
Epoque nocturne,
Tu berces l’univers
Par l’élan de l’hiver.
La nature s’endort
Fatiguée par l’effort.
Après avoir fleuri,
Le sommeil lui sourit.
Couverte d’un duvet blanc
La terre perce le flanc
Du monde en hibernation.
Elle tremble d’émotion
Lorsqu’elle voit l’horizon
De la nouvelle saison.
L’hiver refroidit les enfers,
Transforme en cristal l’atmosphère,
Purifie par son air lustral
La terre rongée par le mal.
L’aquilon souffle sur la plaine,
L’hiver nous chante sa rengaine.
J’entends les cris stridents des mouettes,
Qui ne sont point des chants d’alouettes.
Ils s’élèvent vers l’aube glaciale
Et font entendre leur voix martiale
Dans les brumes d’un lugubre hiver
Qui cache en son sein les primevères.
L’hiver protège toutes les ardeurs
Elles dorment sous la blanche candeur
D’une neige poudreuse, vulnérable
Qui va fondre comme un sucre d’érable
Dans la bouche d’un printemps enjôleur.
Je tremblote, l’hiver règne pour l’heure.
Mon esprit lèche les glaces de l’hiver
Car ses sanglots se conservent dans les verres
A cristaux. L’hiver se pare de leur eau ;
Il s’enlaidira sous un soleil plus haut.
La froideur de l’hiver décore la terre,
Sa froide fantaisie la rend moins austère.
L’hiver perdure dans les neiges éternelles,
L’azur chante avec lui la même ritournelle :
« Dans les hautes sphères, le soleil nous colore ;
En altitude, la nature nous adore ».
Lorsque l’hiver de ma vie m’enveloppera,
Votre belle rengaine me tendra les bras.
L’hiver me pénètre.
Le gel m’engourdit,
L’hiver m’étourdit.
Saison taciturne,
Epoque nocturne,
Tu berces l’univers
Par l’élan de l’hiver.
La nature s’endort
Fatiguée par l’effort.
Après avoir fleuri,
Le sommeil lui sourit.
Couverte d’un duvet blanc
La terre perce le flanc
Du monde en hibernation.
Elle tremble d’émotion
Lorsqu’elle voit l’horizon
De la nouvelle saison.
L’hiver refroidit les enfers,
Transforme en cristal l’atmosphère,
Purifie par son air lustral
La terre rongée par le mal.
L’aquilon souffle sur la plaine,
L’hiver nous chante sa rengaine.
J’entends les cris stridents des mouettes,
Qui ne sont point des chants d’alouettes.
Ils s’élèvent vers l’aube glaciale
Et font entendre leur voix martiale
Dans les brumes d’un lugubre hiver
Qui cache en son sein les primevères.
L’hiver protège toutes les ardeurs
Elles dorment sous la blanche candeur
D’une neige poudreuse, vulnérable
Qui va fondre comme un sucre d’érable
Dans la bouche d’un printemps enjôleur.
Je tremblote, l’hiver règne pour l’heure.
Mon esprit lèche les glaces de l’hiver
Car ses sanglots se conservent dans les verres
A cristaux. L’hiver se pare de leur eau ;
Il s’enlaidira sous un soleil plus haut.
La froideur de l’hiver décore la terre,
Sa froide fantaisie la rend moins austère.
L’hiver perdure dans les neiges éternelles,
L’azur chante avec lui la même ritournelle :
« Dans les hautes sphères, le soleil nous colore ;
En altitude, la nature nous adore ».
Lorsque l’hiver de ma vie m’enveloppera,
Votre belle rengaine me tendra les bras.
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4 commentaires
domi/amimots · le dimanche 3 janvier 2016 à 19:50
domi/amimots · le dimanche 3 janvier 2016 à 21:13
nisti · le mardi 5 janvier 2016 à 00:38
Je trouve pas d' autre mots.
Simplement magnifique.
Ton niveau poétique est extrêmement élevé.
Amitiés, nisti
Merci Nisti · le mardi 5 janvier 2016 à 13:47
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