Les monarques en perdition
Au Québec, le monarque règne ;
De magnificence, il s’imprègne.
Les mains pilotes orangées,
De lisérés noirs arrangées,
Planent majestueusement
Sous le somptueux firmament.
Papillon de grande envergure,
Il est l’oiseau de bonne augure
Annonçant au nord le printemps
Après avoir migré longtemps,
Depuis plusieurs générations,
Du sud au nord, par obligation.
Mais la distance en sens inverse,
En une souche se traverse.
Cet insecte papillonneur
Fait au mystère grand honneur.
Elle est la femelle monarque ;
Dans l’asclépiade, elle débarque
Afin d’y déposer son œuf.
Sans cesse portée sur le neuf,
La monarque pond à foison
Au rais de la belle saison ;
Mettant au monde une chenille,
Cette larve, pauvre guenille,
Se parera de couleur d’or :
Le papillon en elle dort.
Le monarque à l’échelle humaine
Disparaît de bien des domaines ;
Serais-ce le triste présage
De notre mise en sarcophage ?
L’humanité qui ne raisonne
Nullement, hélas, empoisonne
Les odorantes nourritures
Des olympiennes créatures.
Un univers sans papillons,
C’est la camarde par millions.
De magnificence, il s’imprègne.
Les mains pilotes orangées,
De lisérés noirs arrangées,
Planent majestueusement
Sous le somptueux firmament.
Papillon de grande envergure,
Il est l’oiseau de bonne augure
Annonçant au nord le printemps
Après avoir migré longtemps,
Depuis plusieurs générations,
Du sud au nord, par obligation.
Mais la distance en sens inverse,
En une souche se traverse.
Cet insecte papillonneur
Fait au mystère grand honneur.
Elle est la femelle monarque ;
Dans l’asclépiade, elle débarque
Afin d’y déposer son œuf.
Sans cesse portée sur le neuf,
La monarque pond à foison
Au rais de la belle saison ;
Mettant au monde une chenille,
Cette larve, pauvre guenille,
Se parera de couleur d’or :
Le papillon en elle dort.
Le monarque à l’échelle humaine
Disparaît de bien des domaines ;
Serais-ce le triste présage
De notre mise en sarcophage ?
L’humanité qui ne raisonne
Nullement, hélas, empoisonne
Les odorantes nourritures
Des olympiennes créatures.
Un univers sans papillons,
C’est la camarde par millions.
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