Autant de figures qui me défigurent
Les nombreux visages
Qui me dévisagent ;
Autant de figures
Qui me défigurent ;
En voulant m’étiqueter
Ils vont me déchiqueter ;
De mes qualités ils font fi,
Je dois relever le défi.
Oui, ma peau est très foncée,
Ils veulent me défoncer ;
Pour eux, je suis un homme faux
Car ils ne voient que mes défauts ;
Je n’ai pourtant point la gale,
Leur bêtise n’a d’égale
Que leur racisme qui me fait tant de bile
Quand on le couvre de paroles débiles.
Leur esprit ment,
Il est dément.
Je leur crie : « mes amis, gare !
Ayez donc un peu d’égard
Envers cet être enraciné
Que vous voulez déraciner ».
Je les supplie : « Laissez-moi faire
Afin que je puisse défaire
Vos préjugés noués
Que je veux dénouer ;
Votre personne rangée
Se sent par moi dérangée ;
Je ne sais à quel saint me vouer
Tant votre haine m’est dévouée ;
Votre perception des choses est brouillée,
Vous n’arrivez pas du tout à débrouiller,
A travers les couleurs d’une peau,
Les qualités qui sont en dépôt
Dans les créatures éthérées
Que vous ne pouvez pas déterrer ;
Cessez de me sucer le sang,
Mes frères, devenez décents ;
Venez donc avec moi faire un tour,
Vous vous apercevrez aux détours
De mon intimité, de ma vie,
Que votre façon de voir dévie
Car je suis comme vous
Lorsque je me dévoue
Et je suis comme autrui
Quand ma passion détruit ;
Débarrassons-nous de notre corps
Et nous verrons l’envers du décor
Où les observateurs de toutes les formes
Cohabitent dans un monde qui déforme
Le miroir à travers duquel on perçoit l’autre
Et restons persuadés qu’il n’est point des nôtres. »
Mes paroles ne remplissant pas leur mission
Je leur signifie ma couarde démission.
Qui me dévisagent ;
Autant de figures
Qui me défigurent ;
En voulant m’étiqueter
Ils vont me déchiqueter ;
De mes qualités ils font fi,
Je dois relever le défi.
Oui, ma peau est très foncée,
Ils veulent me défoncer ;
Pour eux, je suis un homme faux
Car ils ne voient que mes défauts ;
Je n’ai pourtant point la gale,
Leur bêtise n’a d’égale
Que leur racisme qui me fait tant de bile
Quand on le couvre de paroles débiles.
Leur esprit ment,
Il est dément.
Je leur crie : « mes amis, gare !
Ayez donc un peu d’égard
Envers cet être enraciné
Que vous voulez déraciner ».
Je les supplie : « Laissez-moi faire
Afin que je puisse défaire
Vos préjugés noués
Que je veux dénouer ;
Votre personne rangée
Se sent par moi dérangée ;
Je ne sais à quel saint me vouer
Tant votre haine m’est dévouée ;
Votre perception des choses est brouillée,
Vous n’arrivez pas du tout à débrouiller,
A travers les couleurs d’une peau,
Les qualités qui sont en dépôt
Dans les créatures éthérées
Que vous ne pouvez pas déterrer ;
Cessez de me sucer le sang,
Mes frères, devenez décents ;
Venez donc avec moi faire un tour,
Vous vous apercevrez aux détours
De mon intimité, de ma vie,
Que votre façon de voir dévie
Car je suis comme vous
Lorsque je me dévoue
Et je suis comme autrui
Quand ma passion détruit ;
Débarrassons-nous de notre corps
Et nous verrons l’envers du décor
Où les observateurs de toutes les formes
Cohabitent dans un monde qui déforme
Le miroir à travers duquel on perçoit l’autre
Et restons persuadés qu’il n’est point des nôtres. »
Mes paroles ne remplissant pas leur mission
Je leur signifie ma couarde démission.
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2 commentaires
La Mouche Nounouche · le samedi 2 décembre 2017 à 20:38
Benadel · le samedi 2 décembre 2017 à 23:09
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