L'attente (gerardine)

Mon front contre la vitre, un jour dure cent ans.
L’automne est arrivé, le noroît éparpille
Les amours, comme l’aube évapore le temps
Des splendeurs de la rose, à l’heure où la charmille
Essaime les rumeurs de ses bois crépitants.
La maison sent la cire et le vieux plancher brille.
Sur la table, un couvert est dressé mainte fois ;
Du vin, une omelette, un fumet de morille,
Le parfum des marrons grillés au feu de bois.
Les femmes du village, en toute confidence,
Me disent d’épouser le fils du vieux François
Car nul ne reviendrait d’une si longue absence.
Elles ne savent rien ! Chaque soir je t’attends,
Le regard de ton chien me rassure en silence.
Mon front contre la vitre, un jour dure cent ans.
L’automne est arrivé, le noroît éparpille
Les amours, comme l’aube évapore le temps
Des splendeurs de la rose, à l’heure où la charmille
Essaime les rumeurs de ses bois crépitants.
La maison sent la cire et le vieux plancher brille.
Sur la table, un couvert est dressé mainte fois ;
Du vin, une omelette, un fumet de morille,
Le parfum des marrons grillés au feu de bois.
Les femmes du village, en toute confidence,
Me disent d’épouser le fils du vieux François
Car nul ne reviendrait d’une si longue absence.
Elles ne savent rien ! Chaque soir je t’attends,
Le regard de ton chien me rassure en silence.
Mon front contre la vitre, un jour dure cent ans.
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10 commentaires
Micheline 1940 · le mardi 3 mai 2016 à 10:18
Mes bonnes salutations,
Micheline.
rivaudais · le mardi 3 mai 2016 à 11:47
rivaudais · le mardi 3 mai 2016 à 11:54
Hélène · le mardi 3 mai 2016 à 14:18
Le poème est composé comme ceci :
1 quintil - 1 quatrain - 1 tercet - 1 distique -1 monostiche
Le mètre utilisé est l'alexandrin, la structure prosodique est :
A-B-A-B-A / B-C-B-C / D-C-D / A-D / A
Le 15ème vers reprend tout ou une partie du 1er vers, il résume l'ensemble du poème. L'alternance des rimes M/F doit être respectée.
Hélène · le mardi 3 mai 2016 à 14:37
La contemplation, je le pense et le souhaite, engendre la création en ouvrant l'esprit sur des paysages insondés.
Merci d'avoir apprécié aussi chaleureusement ce poème.
Au plaisir de découvrir vos pages.
Hélène
P.S.;(je ne sais encore pas où trouver les liens des commentateurs pour découvrir leur site :)
Hélène · le mardi 3 mai 2016 à 14:54
Vos appréciations me touchent beaucoup, quant aux références que vous citez, j'en rougirais presque.
Soyez sans inquiétudes concernant la frappe de vos commentaires, j'ai bien compris qu'il s'agissait d'un petit problème technique qui ne gêne en rien la lecture, donc peu importe, je fais moi-même des fautes d'inattention à vouloir frapper et envoyer plus vite que la pensée... L'essentiel est que vous retrouviez très vite l'usage de vos doigts et, justement, le clavier est un excellent outil de rééducation fonctionnelle.
Vous pouvez, bien sûr, inclure mon poème dans votre répertoire, si le plaisir est pour vous, l'honneur que vous me faites est pour moi.
J'ai ajouté, plus haut sur cette page, une petite explication concernant la forme de ce quinzain décroissant.
Comme je l'ai écrit dans le précédent commentaire, je ne sais pas où trouver les liens m'ouvrant les pages des commentateurs/auteurs.
Au plaisir de vous lire très bientôt.
Hélène
rivaudais · le mardi 3 mai 2016 à 18:41
rivaudais · le mardi 3 mai 2016 à 18:46
Hélène · le mardi 3 mai 2016 à 19:54
http://www.ladepeche.fr/article/2016/01/20/2259335-gerard-laglenne-officier.html
Votre amitié m'honore et je vous en remercie sincèrement.
Bonne soirée à vous,
bien amicalement,
Hélène
Philip (JARDIN DE LUNE · le mercredi 4 mai 2016 à 13:46
Oh, ce pourrait être offense de penser qu'il y a de petites touches familières de nos poètes et écrivains préférés dans ces vers. Je sais qu'il n'est nul plagiat. Simplement la vibrance de l'émotion poétique qui s'incruste et ne s'en va, à chacun de tes vers. Alors, au détour d'une rime, Proust n'est pas loin, Colette non plus. Mais c'est bien du Hélène ! Cette façon de décompte le temps, par exemple, de l'arrêter pour mieux rêver (du "mille et cent" de ton dernier poème, je retrouve ici un "jour qui dure cent ans" ! Petite mention spéciale pour l"illustration qui sied parfaitement au premier vers "le front contre la vitre". Eh bien il ne me reste plus qu'à découvrir, à rebours ton tout premier poème qui marque ton arrivée sur le site. Bien amicalement, Hélène. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
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