L'année
L’année Acrostiche
Je l’avais rencontrée c’était je crois matin
A tort ou à raison elle croisait mon chemin
Nous étions jeunes alors dans la grande insouciance
Volontiers gouailleurs sans aucune méfiance
Ivres de liberté à l’esprit primesautier
Emerveillés d’un rien le caractère entier
Rapides à décider et bien prompts à aimer
Fallait-il cette fois à cela déroger
Elle était si jolie avec ses bas de soie
Vers moi elle tournait un buste qui ma foi
Risquait de chavirer le premier cœur passant
Il se trouva que moi cela dit en passant
Etait plutôt du genre à ne pas dédaigner
Rose elle s’appelait comment ne pas l’aimer
Mais il fallut d’abord tempérer mon ardeur
Accepter d’échanger un langage de douceur
Risquer quelques touchers vite vite rétractés
Si vous saviez combien tous les jeunes sont pressés
A la venue d’avril pour moi si beau parleur
Voici venir le temps de lui offrir des fleurs
Rose les accepta et m’offrit un baiser
Il n’est pas de manuel qui puisse vous aider
Le geste approprié c’est à vous de trouver
Mais le premier baiser si facile à donner
A toute l’innocence témoigne maladresse
Il se produit souvent que trop tôt il ne cesse
J’eus donc encore besoin de mille flatteries
Utiliser maintes fois de beaux bouquets fleuris
Il n’est rien qu’on n’obtienne si l’on sait s’obstiner
Ne pas désespérer si l’on veut butiner
J’obtins enfin un jour la promesse d’aller
Une journée d’été en forêt pique-niquer
Il est hors de question de tout vous révéler
L’amour a ses secrets qu’il convient de garder
La rose désirée avait enfin éclose
Et les parfums de Rose qui de son corps explosent
Tinrent enfin enlacés pour un très long voyage
A l’ombre d’un grand pin deux amants plus très sages
Oui j’ai vraiment aimé cette Rose odorante
Uniquement gardé pour elle mon amante
Tous les ébats futurs les échanges amoureux
Si bien que l’on peut dire que nous étions heureux
Et soudain, le destin sur elle s’acharna
Pourquoi fut-il le jour où la rose la piqua
Tétanos avéré tremblements convulsions
Et spasmes raideurs maux de gorge irritation
Menèrent en même temps le siège à son côté
Bientôt dut s’aliter et perdre sa beauté
Restait alors pour moi à lui rendre visite
En sa chambre allongée quand elle m’y invite
O j’ai maudit le ciel pour ce cruel destin
C’était trop de douleur et l’œuvre du Malin
Toutes ces nuits passées à chercher le sommeil
O ces larmes le jour le matin au réveil
Beaucoup de temps perdu à errer esseulé
Retour à la maison et jamais consolé
Et ces supplications moi qui n’était qu’impie
Nous t’implorons Seigneur toi qui donne la vie
Ordonne à un archange de descendre ici-bas
Vois comme il est injuste épargne ce trépas
Et fait que Rose et moi retrouvions notre joie
Mais ce n’est que silence et nous n’avons plus foi
Bientôt c’est sans espoir les feuilles sont tombées
Reste à nous souvenir de ces heures passées
Ensemble il faut sourire et cesser de penser
Déjà ton souffle court ta pâleur si mortelle
Eteignent sur ton visage la dernière étincelle
C’est fini je le sais et demain l’on t’enterre
Et je resterai seul à te pleurer sur terre
Même dans l’au-delà je t’aimerai toujours
Bon repos mon amour avec ces fleurs autour
Regardez ces lilas c’est pour fleurir sa tombe
Et l’année se termine sous la neige qui tombe
Je l’avais rencontrée c’était je crois matin
A tort ou à raison elle croisait mon chemin
Nous étions jeunes alors dans la grande insouciance
Volontiers gouailleurs sans aucune méfiance
Ivres de liberté à l’esprit primesautier
Emerveillés d’un rien le caractère entier
Rapides à décider et bien prompts à aimer
Fallait-il cette fois à cela déroger
Elle était si jolie avec ses bas de soie
Vers moi elle tournait un buste qui ma foi
Risquait de chavirer le premier cœur passant
Il se trouva que moi cela dit en passant
Etait plutôt du genre à ne pas dédaigner
Rose elle s’appelait comment ne pas l’aimer
Mais il fallut d’abord tempérer mon ardeur
Accepter d’échanger un langage de douceur
Risquer quelques touchers vite vite rétractés
Si vous saviez combien tous les jeunes sont pressés
A la venue d’avril pour moi si beau parleur
Voici venir le temps de lui offrir des fleurs
Rose les accepta et m’offrit un baiser
Il n’est pas de manuel qui puisse vous aider
Le geste approprié c’est à vous de trouver
Mais le premier baiser si facile à donner
A toute l’innocence témoigne maladresse
Il se produit souvent que trop tôt il ne cesse
J’eus donc encore besoin de mille flatteries
Utiliser maintes fois de beaux bouquets fleuris
Il n’est rien qu’on n’obtienne si l’on sait s’obstiner
Ne pas désespérer si l’on veut butiner
J’obtins enfin un jour la promesse d’aller
Une journée d’été en forêt pique-niquer
Il est hors de question de tout vous révéler
L’amour a ses secrets qu’il convient de garder
La rose désirée avait enfin éclose
Et les parfums de Rose qui de son corps explosent
Tinrent enfin enlacés pour un très long voyage
A l’ombre d’un grand pin deux amants plus très sages
Oui j’ai vraiment aimé cette Rose odorante
Uniquement gardé pour elle mon amante
Tous les ébats futurs les échanges amoureux
Si bien que l’on peut dire que nous étions heureux
Et soudain, le destin sur elle s’acharna
Pourquoi fut-il le jour où la rose la piqua
Tétanos avéré tremblements convulsions
Et spasmes raideurs maux de gorge irritation
Menèrent en même temps le siège à son côté
Bientôt dut s’aliter et perdre sa beauté
Restait alors pour moi à lui rendre visite
En sa chambre allongée quand elle m’y invite
O j’ai maudit le ciel pour ce cruel destin
C’était trop de douleur et l’œuvre du Malin
Toutes ces nuits passées à chercher le sommeil
O ces larmes le jour le matin au réveil
Beaucoup de temps perdu à errer esseulé
Retour à la maison et jamais consolé
Et ces supplications moi qui n’était qu’impie
Nous t’implorons Seigneur toi qui donne la vie
Ordonne à un archange de descendre ici-bas
Vois comme il est injuste épargne ce trépas
Et fait que Rose et moi retrouvions notre joie
Mais ce n’est que silence et nous n’avons plus foi
Bientôt c’est sans espoir les feuilles sont tombées
Reste à nous souvenir de ces heures passées
Ensemble il faut sourire et cesser de penser
Déjà ton souffle court ta pâleur si mortelle
Eteignent sur ton visage la dernière étincelle
C’est fini je le sais et demain l’on t’enterre
Et je resterai seul à te pleurer sur terre
Même dans l’au-delà je t’aimerai toujours
Bon repos mon amour avec ces fleurs autour
Regardez ces lilas c’est pour fleurir sa tombe
Et l’année se termine sous la neige qui tombe
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4 commentaires
cecel · le mercredi 9 mai 2018 à 18:30
Bravo pour cette prouesse. C'est très bien écrit et donc agréable à lire.
Pour le fond, je suis aussi admiratif car les mois défilent avec le temps qui passe, le temps d'une vie à deux.
Elle débute avec cette rencontre empreinte de jeunesse et d'insouciance et finit dans la tristesse du départ de l'être aimée.
C’est sublime Berny. La justesse des mots donne une force à cette sublime forme. C’est magnifique.
Je reviendrai !
Amitiés poétiques
Marcel
debbie · le mercredi 9 mai 2018 à 18:39
Poétiquement
Debbie
mespoemes.net/bluegirl · le jeudi 10 mai 2018 à 11:42
Amicalement, Lola.
bernyberny · le vendredi 11 mai 2018 à 13:26
Merci à Cecel, Debbie et Lola pour leurs commentaires.
PS C'est un poème imaginé, pas une histoire vécue
Poétiquement
Berby
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